Africa-Press – Congo Kinshasa. Au terme de sa carrière militaire, en 1996, il avait poursuivi une carrière politique comme député européen sous la bannière du parti centriste UDF.
Le général Philippe Morillon, ancien commandant des forces de l’Irganisation des Nations unies (ONU) en Bosnie, est mort jeudi 29 janvier à l’âge de 90 ans, ont annoncé vendredi sur le réseau social X l’armée de terre et la ministre des armées, Catherine Vautrin. Ce général cinq étoiles, qui avait pris sa retraite militaire en 1996, avait commandé la Force de protection des Nations unies (Forpronu) en Bosnie de septembre 1992 à juillet 1993.
« L’armée de terre a appris avec tristesse le décès du général Philippe Morillon. Grand serviteur de la France, il incarna en Bosnie la volonté de la communauté internationale de protéger les populations civiles », a affirmé le chef d’état-major de l’armée de terre, Pierre Schill.
Catherine Vautrin a, pour sa part, salué « la mémoire de cette grande figure, cet officier qui a servi son pays tout au long d’une carrière exemplaire, qui l’a mené de Saint-Cyr au Parlement européen en passant par Sarajevo ». « En ces temps incertains, que son sens de l’engagement inspire les plus jeunes générations », a-t-elle ajouté.
Associé au drame de Srebrenica
Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également rendu hommage au général Morillon, qui a, selon lui, « incarné l’engagement le plus total au service de la France » et fut « tant défenseur de la paix que protecteur des populations civiles. Notre pays lui doit beaucoup ».
Le nom du général Morillon reste intimement associé au drame de Srebrenica, en Boznie-Herzégovine. Il avait acquis une notoriété mondiale, en mars 1993, en lançant aux habitants de l’enclave assiégée par les forces serbes bosniaques: « Vous êtes à présent sous la protection des forces des Nations unies. Je ne vous abandonnerai jamais. »
Deux ans plus tard, en juillet 1995, l’enclave tombait entre les mains des forces serbes de Bosnie conduites par le général Ratko Mladic, surnommé le « Boucher des Balkans », condamné depuis à perpétuité par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Dans les jours suivants, quelque 8 000 hommes et adolescents musulmans avaient été exécutés sommairement ou avaient trouvé la mort dans des embuscades.
Au terme de sa carrière militaire, Philippe Morillon avait poursuivi une carrière politique comme député européen sous la bannière du parti centriste UDF.





