RDC et Rwanda Divisés sur le Désarmement Rebelle

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RDC et Rwanda Divisés sur le Désarmement Rebelle
RDC et Rwanda Divisés sur le Désarmement Rebelle

Africa-Press – Congo Kinshasa. La République Démocratique du Congo a annoncé qu’un groupe armé rwandais actif dans l’est du pays a signé un protocole s’engageant à se désarmer, mais le Rwanda a rejeté cette démarche, la considérant comme incompatible avec l’accord de paix médié par les États-Unis entre les deux pays.

Le gouvernement congolais a déclaré que les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe fondé par des combattants de l’ethnie hutu, dont certains sont liés aux auteurs du génocide rwandais de 1994, avaient signé un protocole concernant le désarmement, la démobilisation et la réintégration des troupes.

Les FDLR représentent un enjeu central dans l’accord de paix signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda à Washington l’année dernière, visant à mettre fin au conflit dans l’est du Congo. Cet accord oblige les parties à mettre en œuvre un plan visant à neutraliser les FDLR et à désengager les forces rwandaises dans l’est du Congo, rendant les progrès dans ce domaine un test essentiel de l’accord.

Le Rwanda a longtemps accusé la République Démocratique du Congo de collaborer avec ces forces, tandis que Kinshasa accuse Kigali de soutenir les rebelles du Mouvement du 23 Mars. Les combats se sont poursuivis malgré l’accord de paix.

Une version du protocole montre que les FDLR ont, en principe, accepté de se désarmer, de se démobiliser et de se déplacer vers des sites de regroupement dans le cadre d’un processus planifié, sous réserve de garanties de sécurité et de protection contre l’extradition vers le Rwanda.

Le protocole ne précise pas le nombre de combattants concernés, les sites de regroupement, la date de début du désarmement, ni si des combattants ont déjà remis leurs armes.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a déclaré que le protocole est conforme à l’accord de Washington et représente un progrès vers l’exécution des engagements de la République Démocratique du Congo. Le ministre des Affaires étrangères rwandais, Olivier Nduhungirehe, a qualifié le protocole de tactique de procrastination, affirmant que l’accord de paix nécessite la neutralisation des FDLR plutôt que des négociations avec elles.

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