
Africa-Press – Congo Kinshasa. « Jean-Marc Kabund a donné des chiffres évasifs », telle est la réaction de l’ancien Ministre des infrastructures et travaux publics, Willy Ngoopos, via un communiqué de sa cellule de communication.
Cité par Jean-Marc Kabund, le président intérimaire de l’UDPS et premier vice-président de l’Assemblée nationale, sur le risque d’un détournement d’environ 80 millions de dollars américains alloués au projet de construction de 300 écoles, l’ancien vice premier ministre apporte les détails du contrat entériné par le conseil des ministres.
Un prêt à rembourser pendant 60 mois
« Le projet était (plutôt) évalué à 125 millions de dollars pour 300 bâtiments scolaires (avec équipements complets, matériels didactiques et accessoires). Cela est loin d’être un simple bâtiment construit avec des matériaux locaux sans études préalables sur la protection de la santé des élèves, notamment ».
Ensuite, soutient l’équipe de communication de Willy Ngoopos, « le montage financier prévoit que l’entreprise exécute les travaux en 24 mois et qu’elle soit remboursée par le Trésor suivant un échéancier de 60 mois ».
À ce jour, « en terme de remboursement, le gouvernement de la République a effectivement décaissé12,6 millions de dollars et l’investissement réel de l’entrepreneur serait estimé à plus de 40 millions de dollars », peut-on lire dans cette mise au point.
Un contrat décidé en conseil des ministres
Quant au « contrat de gré à gré » décrié par Jean-Marc Kabund, celui-ci « a été décidé au Conseil des ministres du 11 octobre 2019 présidé par le président Félix Tshisekedi » , assure la cellule de communication de Willy Ngoopos (Photo).
« Le ministre honoraire de l’EPST Willy Bakonga, assisté par son vice Didier Budimbu, avait présenté un rapport sur les effets induits de la gratuité de l’enseignement primaire qui avait comme corollaire la surpopulation scolaire ».
Raison pour laquelle « pour pallier à la promiscuité dans les salles des classes, après audition du rapport, le gouvernement a décidé de la construction de 8 mille bâtiments scolaires supplémentaires ».
La mise au point de la cellule de communication de Willy Ngoopos précise donc que « le projet de construction de 300 bâtiments scolaires par l’entreprise Zeidcor, présenté par l’EPST, ne constitue qu’une phase de long processus de 8 mille écoles à construire ».
Et « pour sécuriser les fonds, il y a un contrôle tridimensionnel dont EPST, ITP et BTC », indique-t-on.




