Africa-Press – Congo Kinshasa. Dans les dernières secondes de la prolongation, la Côte d’Ivoire a remporté son quart de finale face au Mali (2-1) pour se qualifier en demi-finale et affronter la RD Congo. Les Ivoiriens, réduits à 10 en première période, ont encore réussi un énorme exploit.
Au rayon des qualificatifs, le stock va finir par être épuisé pour définir cette équipe de Côte d’Ivoire dans cette CAN. Folle, incroyable, géante, increvable et tout ce que le dictionnaire peut compter comme mots pour définir cet énorme exploit réalisé par l’équipe d’Emerse Faé. Samedi, face au Mali, on a dépassé le miracle, on cherche encore les mots pour parler de ce magnifique renversement face au Mali qui avait tout pour aller en demi-finale.
ll y a eu d’abord cette image…On ne se rappelle pas avoir vu Faé courir aussi vite sur un terrain lorsqu’il évoluait dans le championnat de France (Nantes, Nice). On exagère à peine. Dans la touffeur de Bouaké et dans le chaudron du stade de la Paix, le sélectionneur ivoirien a piqué un sprint vers une destination inconnue au moment de l’égalisation de son équipe par Simon Adingra (90e). Pendant que la pénombre avait fini de s’installer sur Bouaké, recouvrant les derniers espoirs des Ivoiriens menés 1-0 et réduits à 10, Simon Adingra a surgi et fait le boulot, presque à lui tout seul. L’attaquant de Brighton (Premier League) a égalisé dans une ambiance indescriptible, déclenchant la fusion du stade.
Une nouvelle fois, la Côte d’Ivoire est revenue de nulle part. Comme lors de sa qualification miraculeuse après le premier tour, et comme sa victoire aux tirs au but en huitième face au Sénégal. Le meilleur était donc à venir avec cette madjer d’Oumar Diakité au bout de la prolongation (120e) après une frappe de Seko Fofana. Diakité, en pleurs après la déroute au premier tour face à la Guinée équatoriale (0-4) alors que les Éléphants étaient aux portes de leur CAN. Les pleurs étaient pour le camp d’en face, les Maliens qui ont laissé échapper cette place en demies.
Odillon Kossounou voit rouge
Ce quart de finale entre deux pays voisins et « frères » aurait pu basculer en effet de l’autre côté. Car les hommes d’Éric Chelle ont eu de belles opportunités de prendre l’avantage, notamment sur un pénalty provoqué par le défenseur Odilon Kossounou (15e) sur Lassine Sinayoko. Mais Adama Traoré Noss a perdu son duel avec Yahia Fofana. Le miracle ivoirien continue…
Mais Odilon Kossounou, déjà averti sur l’action du pénalty et au bord de la rupture depuis le début de la rencontre, craque avant la mi-temps en commettant une nouvelle faute sur Sinayoko qui s’était ouvert le chemin du but. Deuxième carton jaune et expulsion logique pour le défenseur central ivoirien. Les Éléphants vont devoir jouer à 10 pendant au moins une mi-temps avec un Max-Alain Gradel replacé en latéral droit après la pause et la sortie de Serge Aurier.
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