Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé sa « grande satisfaction » après la signature, le 15 novembre dernier, de l’accord-cadre de Doha entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23). À travers un communiqué publié ce mercredi 26 novembre, l’organe onusien qualifie cet accord de « grand pas » vers la désescalade du conflit dans l’Est de la RDC, la cessation des hostilités et le rétablissement d’une stabilité durable.
Les membres du Conseil ont rendu un hommage appuyé au Qatar pour son rôle central dans la médiation, saluant également la contribution des États-Unis, ainsi que l’implication déterminante de l’Union africaine et du Togo dans l’avancée du processus.
Le Conseil de sécurité exhorte les signataires à « concrétiser leur engagement » en faveur d’un cessez-le-feu permanent, effectif et vérifiable. Il les encourage à finaliser rapidement les protocoles, annexes et modalités techniques nécessaires à l’application intégrale de l’accord, conformément à la résolution 2773 (2025). L’objectif est de démanteler toutes les administrations parallèles jugées illégitimes dans les zones affectées et de rétablir pleinement l’autorité de l’État congolais sur l’ensemble du territoire.
Les membres du Conseil ont assuré qu’ils soutiendraient activement la mise en œuvre du processus de paix, notamment l’application du cessez-le-feu, en collaboration avec la MONUSCO et, si nécessaire, les mécanismes régionaux. Ils ont réitéré leur demande à toutes les parties de coopérer pleinement avec la Mission des Nations unies afin de garantir l’exécution sans entrave de son mandat, y compris la mise en place d’un mécanisme de vérification agréé.
Le Conseil de sécurité se dit profondément préoccupé par la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC. Il appelle à tirer profit de la dynamique créée par l’accord pour favoriser des progrès concrets, notamment la facilitation d’un accès humanitaire complet et sécurisé, y compris par voie aérienne, dans les zones affectées.
Les membres du Conseil ont également salué les engagements pris lors de la Conférence de Paris du 30 octobre sur la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, invitant les parties prenantes à les traduire rapidement en actions.
Les Nations unies exigent que toutes les parties respectent pleinement le droit international, en particulier les dispositions protégeant les civils. Elles réaffirment que les auteurs de violations graves, qu’il s’agisse de droit international humanitaire ou de droits humains, devront rendre compte de leurs actes.





