Africa-Press – Congo Kinshasa. Le centre de traitement du choléra de Pakadjuma dans la commune de Limete à Kinshasa continue d’accueillir des patients, a fait savoir mardi 3 février 2026 le directeur général de l’institut national de santé publique(INSP) lors d’une mission d’inspection.
«Le centre de traitement du choléra (CTC) de Pakadjuma, l’un des quartiers les plus vulnérables de la capitale situé dans la commune de Limete, continue d’accueillir des patients atteints du choléra dans un contexte épidémiologique préoccupant», a déclaré le Dr Dieudonné Mwamba, directeur général de l’INSP.
Le Dr Mwamba a procédé également à une visite approfondie des installations du centre de traitement de Pakadjuma afin d’évaluer les conditions de prise en charge des patients et de mieux comprendre les facteurs expliquant l’augmentation récente des cas, à un moment où l’objectif demeure l’amélioration durable de la situation épidémiologique à Kinshasa et dans les autres provinces du pays.
«Malgré les efforts, la ville de Kinshasa enregistre encore des cas de choléra dans la commune de Limete qui est parmi les zones les plus touchées. Après une brève accalmie observée ces derniers jours, une recrudescence des cas a été signalée selon les données du ministère de la Santé», a-t-il dit.
C’est dans ce contexte que le Directeur général de l’INSP, accompagné du Coordonnateur du Centre des opérations d’urgences en santé publique(COUSP) de l’INSP, le Dr Christian Ngandu de l’Incident Manager Choléra ainsi que des équipes de la Direction provinciale de la santé (DPS), ont effectué une visite d’inspection.
Cette délégation, a noté la source, s’est ensuite rendue au CTC de Ngiri-Ngiri où une visite similaire a été effectuée. Les équipes locales ont présenté, de manière succincte, les réalités spécifiques du centre, notamment les contraintes qui freinent une prise en charge optimale des malades et les attentes vis-à-vis des partenaires appelés à appuyer efficacement la réponse contre le choléra.
Un briefing technique a été organisé avec les équipes de prise en charge et les partenaires présents, permettant d’analyser minutieusement les difficultés rencontrées sur le terrain et d’identifier des solutions idoines pour renforcer la riposte.
Satisfait de la franchise des échanges, le Directeur général de l’INSP a rassuré les équipes quant à la prise en compte de ces préoccupations et a promis de s’y pencher en vue de suites favorables dans le cadre du plan national de lutte contre le choléra.
Il a, cependant sur place, appliqué et recommandé strictement les règles d’hygiènes telles que le lavage systématique des mains, le port des équipements de protection individuelle et des bottes aux pieds pour le personnel soignant. Toutes les mesures sont mises en œuvre afin de limiter la propagation de la maladie.





