{"id":4576,"date":"2021-03-02T17:07:54","date_gmt":"2021-03-02T17:07:54","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/?p=4576"},"modified":"2021-04-17T18:25:08","modified_gmt":"2021-04-17T18:25:08","slug":"en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","title":{"rendered":"le calvaire des apatrides"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong><a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a> &#8211; <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\">C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/a>. <\/strong><\/span><b>\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Sur un banc du village de Koreyo, dans le sud-ouest ivoirien, Chantal Lekpa raconte son histoire, le visage ferm\u00e9. Bien que n\u00e9e en C\u00f4te d\u2019Ivoire de parents ivoiriens, la jeune femme vit sans papiers et donc sans identit\u00e9.<\/p>\n<p>Sa famille n\u2019a jamais fait les d\u00e9marches et ne lui a l\u00e9gu\u00e9 ni extrait de naissance, ni livret de famille. Impossible pour elle de prouver sa nationalit\u00e9 ivoirienne. Aux yeux de l\u2019Etat, elle n\u2019existe pas. Femme au foyer, elle n\u2019a jamais pu aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole au-del\u00e0 du primaire, ne peut pas ouvrir un compte en banque ni acheter de terre.<\/p>\n<p>Un calvaire que l\u2019Etat ivoirien commence \u00e0 prendre en consid\u00e9ration. La C\u00f4te d\u2019Ivoire est ainsi devenue le premier pays d\u2019Afrique \u00e0 adopter une proc\u00e9dure pour identifier et prot\u00e9ger les personnes apatrides. Deux arr\u00eat\u00e9s sign\u00e9s en septembre 2020 ouvrent la voie \u00e0 la reconnaissance officielle du statut d\u2019apatride. Ces personnes, qui n\u2019avaient jusqu\u2019alors aucune existence l\u00e9gale reconnue, pourront ainsi recevoir des documents d\u2019identit\u00e9 et b\u00e9n\u00e9ficier de droits fondamentaux. Les commissions d\u2019\u00e9ligibilit\u00e9 et de recours au statut d\u2019apatride doivent \u00eatre officiellement install\u00e9es fin f\u00e9vrier.<\/p>\n<p><b>N\u00e9gligence, ignorance<\/b><\/p>\n<p>Une lueur d\u2019espoir dans ce pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest o\u00f9 l\u2019absence de citoyennet\u00e9 est un v\u00e9ritable fl\u00e9au. Comme Chantal Lekpa, des milliers d\u2019Ivoiriens sont dits \u00ab \u00e0 risque d\u2019apatridie \u00bb. Sans preuve \u00e9crite de leur ascendance, ils ne peuvent pas prouver leur nationalit\u00e9. Les apatrides, eux, ne peuvent m\u00eame pas y pr\u00e9tendre. Ils sont Ivoiriens de sol depuis une ou m\u00eame plusieurs g\u00e9n\u00e9rations dans un pays qui ne reconna\u00eet plus que le droit du sang depuis 1972, p\u00e9riode de forte immigration. En C\u00f4te d\u2019Ivoire, 1,6 million de personnes se trouvent dans l\u2019une ou l\u2019autre de ces situations sur une population de 25 millions d\u2019habitants.<\/p>\n<p>Dans les villages isol\u00e9s du pays, beaucoup de parents n\u2019ont pas d\u00e9clar\u00e9 leurs enfants, par n\u00e9gligence ou ignorance. \u00ab La plupart du temps, ils restaient au village et vivaient aux champs. Pour eux, ces papiers n\u2019\u00e9taient pas n\u00e9cessaires. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 les rattrape \u00bb, explique Augustin Yao, membre de l\u2019Association des femmes juristes de C\u00f4te d\u2019Ivoire associ\u00e9e sur le terrain au Haut-Commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (UNHCR).<\/p>\n<p>En 2013, la C\u00f4te d\u2019Ivoire a ratifi\u00e9 la convention sur l\u2019apatridie pour r\u00e9duire significativement le nombre d\u2019apatrides dans le pays en simplifiant notamment les proc\u00e9dures de d\u00e9livrance d\u2019actes de naissance. L\u2019Etat ivoirien s\u2019appuie sur quelques associations et ONG engag\u00e9es \u00e0 recenser et accompagner ces personnes. Pour Mme Lekpa, les recherches de papiers permettant d\u2019attester son lieu de naissance ou son lien familial ont jusqu\u2019ici \u00e9t\u00e9 infructueuses.<\/p>\n<p><b>\u00ab Nous avons fait une requ\u00eate au tribunal, nous attendons donc l\u2019audience pour pr\u00e9senter un certificat de recherches et la bonne foi de t\u00e9moins qui attestent qu\u2019elle est bel et bien Ivoirienne \u00bb<\/b><\/p>\n<p>, indique L\u00e9on Rab\u00e9, relais communautaire de l\u2019UNHCR. Cela pourrait lui permettre d\u2019obtenir un extrait de naissance puis un certificat d\u2019identit\u00e9, derni\u00e8re \u00e9tape avant les papiers officiels.<\/p>\n<p><b>Quelque 120 euros<\/b><\/p>\n<p>A ses c\u00f4t\u00e9s, St\u00e9phane Zoukou est tout sourire. Le villageois vient justement de d\u00e9crocher le fameux certificat. Ce s\u00e9same lui permet de vivre enfin comme un Ivoirien normal, apr\u00e8s des ann\u00e9es \u00e0 rivaliser d\u2019astuces et de magouilles pour s\u2019en sortir. \u00ab Je suis fier, lance-t-il timidement. Maintenant, je peux voyager o\u00f9 je veux dans le pays et cr\u00e9er ma petite soci\u00e9t\u00e9. \u00bb<\/p>\n<p>Si les d\u00e9marches ont \u00e9t\u00e9 rapides \u2013 un petit mois \u2013, elles sont aussi co\u00fbteuses : quelque 80 000 francs CFA (environ 120 euros) financ\u00e9s par l\u2019UNHCR. \u00ab Ce n\u2019est pas donn\u00e9, c\u2019est pour cela qu\u2019on ne peut pas aider tout le monde \u00bb, regrette Augustin Yao. In fine, la t\u00e2che des associations et des humanitaires est lourde et les r\u00e9sultats minimes.<\/p>\n<p>La r\u00e9gion de la Nawa, o\u00f9 se trouve Koreyo, concentre un dixi\u00e8me des apatrides du pays. Ils sont particuli\u00e8rement nombreux \u00e0 M\u00e9agui, l\u2019une des capitales du cacao ivoirien. Dans les ann\u00e9es 1980, des \u00e9trangers des pays voisins, majoritairement des Burkinab\u00e9s, y ont afflu\u00e9, attir\u00e9s par la fi\u00e8vre de l\u2019or brun.<\/p>\n<p>Ces travailleurs, leurs enfants et petits-enfants, composent aujourd\u2019hui la moiti\u00e9 de la population de la ville. La plupart d\u2019entre eux n\u2019ont aucune nationalit\u00e9 : les parents n\u00e9s ailleurs n\u2019ont jamais eu de papiers et n\u2019ont plus de lien avec leur pays d\u2019origine.<\/p>\n<p><b>L\u2019un des enjeux du HCR<\/b><\/p>\n<p>C\u2019est le cas d\u2019Abdou Sana, 69 ans, n\u00e9 \u00e0 Daoukro dans l\u2019est du pays. Petit-fils de Burkinab\u00e9s, il n\u2019a jamais mis les pieds au Burkina Faso et se sent profond\u00e9ment Ivoirien. Malgr\u00e9 son caract\u00e8re jovial et rieur, Abdou Sana a mal v\u00e9cu cette vie d\u2019apatride.<\/p>\n<p><b>\u00ab Quand tu n\u2019as pas de papier, on ne te consid\u00e8re m\u00eame pas comme un homme. Tu es comme un caillou, tu ne peux pas bouger, tu ne peux rien faire. Jeune, je devais donner de l\u2019argent aux policiers. Mais maintenant que je suis vieux, on me laisse tranquille \u00bb<\/b><\/p>\n<p>, raconte-t-il. Comme lui, ses dix enfants et ses nombreux petits-enfants n\u2019ont aucun document. Des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019apatrides sans solution.<\/p>\n<p>Salam Sawadogo est un relais communautaire du HCR dans la ville et tient un registre de sans-papiers. Sur les 300 noms inscrits, seuls deux ou trois avaient un parent ou un grand-parent de nationalit\u00e9 ivoirienne et ont pu voir leur situation r\u00e9gularis\u00e9e. Lors des mariages, des bapt\u00eames et des anniversaires, il prend le micro et incite les parents \u00e0 d\u00e9clarer leurs enfants. Avec au moins un extrait de naissance, ils pourront faire des \u00e9tudes et obtenir des dipl\u00f4mes.<\/p>\n<p>R\u00e9gulariser la situation des enfants apatrides est l\u2019un des enjeux du HCR. Dans les orphelinats du pays, les enfants abandonn\u00e9s n\u2019ont souvent pas de papiers. Aujourd\u2019hui, gr\u00e2ce au travail de l\u2019association des femmes juristes de C\u00f4te d\u2019Ivoire, presque tous les enfants de l\u2019orphelinat de Gagnoa (centre-ouest) o\u00f9 r\u00e9sident 56 enfants ont un extrait de naissance et peuvent aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p><b>\u00ab Je sais que j\u2019appartiens \u00e0 ce pays \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Pour les adultes, les belles histoires sont rares, tant les proc\u00e9dures sont co\u00fbteuses et complexes. Il en existe tout de m\u00eame. Sara Alijah ne peut s\u2019emp\u00eacher de pleurer d\u2019\u00e9motion lorsqu\u2019elle raconte la sienne. A 45 ans, cette animatrice radio de la ville de Gagnoa est officiellement Ivoirienne depuis le 7 juillet 2020.<\/p>\n<p>Sara Alijah est n\u00e9e en C\u00f4te d\u2019Ivoire d\u2019une m\u00e8re togolaise et d\u2019un p\u00e8re ghan\u00e9en. \u00ab J\u2019avais des ambitions, je voulais passer des concours, j\u2019en avais les moyens et la qualit\u00e9. On m\u2019a propos\u00e9 diff\u00e9rents postes, mais j\u2019ai toujours refus\u00e9 en pr\u00e9textant des excuses \u00bb, de peur de devoir pr\u00e9senter ses papiers et d\u2019\u00eatre d\u00e9masqu\u00e9e, se souvient-elle.<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la bienveillance de la mairie de Gagnoa, elle se fait tout de m\u00eame embaucher par la radio locale. L\u2019octroi de la carte de presse lui \u00e9vite certaines tracasseries administratives. C\u2019est par hasard que le HCR la contacte pour animer une \u00e9mission sur l\u2019apatridie. Elle d\u00e9couvre alors qu\u2019un d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel sign\u00e9 en 2014 lui donne le droit d\u2019obtenir la nationalit\u00e9 ivoirienne si elle prouve que ses parents se sont install\u00e9s avant l\u2019ind\u00e9pendance de 1960.<\/p>\n<p>Forte de sa nouvelle identit\u00e9, Sara fourmille de projets. Pourquoi pas \u00e9tudier la psychologie, devenir syndicaliste ou militer pour un parti ? \u00ab M\u00eame si on continue parfois de m\u2019appeler la Togolaise, je suis plus \u00e0 l\u2019aise, se r\u00e9jouit-elle. D\u00e9sormais, je n\u2019ai plus ce sentiment de voler quelque chose \u00e0 la C\u00f4te d\u2019Ivoire, je sais que j\u2019appartiens \u00e0 ce pays. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. \u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Koreyo, dans le sud-ouest ivoirien, Chantal Lekpa raconte son histoire, le visage ferm\u00e9. Bien que n\u00e9e en C\u00f4te d\u2019Ivoire de parents ivoiriens, la jeune femme vit sans papiers [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":82,"featured_media":4575,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21,11,10],"tags":[56,63,29],"class_list":["post-4576","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-communaute","category-homepage-french","category-toutes-les-actualites","tag-africa-press","tag-africa-press-cote-divoire","tag-cote-divoire"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.1 (Yoast SEO v27.0) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>le calvaire des apatrides - C\u00f4te d&#039;Ivoire<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"le calvaire des apatrides\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"C\u00f4te d&#039;Ivoire\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2021-03-02T17:07:54+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2021-04-17T18:25:08+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1440\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"720\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"7 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\"},\"author\":{\"name\":\"cfeditorfr\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"headline\":\"le calvaire des apatrides\",\"datePublished\":\"2021-03-02T17:07:54+00:00\",\"dateModified\":\"2021-04-17T18:25:08+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\"},\"wordCount\":1389,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg\",\"keywords\":[\"Africa Press\",\"Africa Press-C\u00f4te d'Ivoire\",\"C\u00d4TE D'IVOIRE\"],\"articleSection\":[\"Communaut\u00e9\",\"homepage-french\",\"Toutes les actualit\u00e9s\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\",\"name\":\"le calvaire des apatrides - C\u00f4te d&#039;Ivoire\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg\",\"datePublished\":\"2021-03-02T17:07:54+00:00\",\"dateModified\":\"2021-04-17T18:25:08+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"description\":\"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg\",\"width\":1440,\"height\":720,\"caption\":\"En C\u00f4te d\u2019Ivoire, le calvaire des apatrides\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"le calvaire des apatrides\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/\",\"name\":\"C\u00f4te d&#039;Ivoire\",\"description\":\"Just another Africa News Agency Sites site\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\",\"name\":\"cfeditorfr\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"le calvaire des apatrides - C\u00f4te d&#039;Ivoire","description":"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"le calvaire des apatrides","og_description":"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...","og_url":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","og_site_name":"C\u00f4te d&#039;Ivoire","article_published_time":"2021-03-02T17:07:54+00:00","article_modified_time":"2021-04-17T18:25:08+00:00","og_image":[{"width":1440,"height":720,"url":"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"cfeditorfr","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"cfeditorfr","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"7 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides"},"author":{"name":"cfeditorfr","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"headline":"le calvaire des apatrides","datePublished":"2021-03-02T17:07:54+00:00","dateModified":"2021-04-17T18:25:08+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides"},"wordCount":1389,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg","keywords":["Africa Press","Africa Press-C\u00f4te d'Ivoire","C\u00d4TE D'IVOIRE"],"articleSection":["Communaut\u00e9","homepage-french","Toutes les actualit\u00e9s"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides","name":"le calvaire des apatrides - C\u00f4te d&#039;Ivoire","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg","datePublished":"2021-03-02T17:07:54+00:00","dateModified":"2021-04-17T18:25:08+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"description":"\u00ab C\u2019est comme si je n\u2019\u00e9tais pas Ivoirienne, comme si je vivais en dehors du pays. \u00bb Sur un banc du village de Ko ...","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#primaryimage","url":"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg","contentUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/cote\/sites\/43\/2021\/03\/img-603e6f35d1b21.jpg","width":1440,"height":720,"caption":"En C\u00f4te d\u2019Ivoire, le calvaire des apatrides"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/communaute\/en-cote-divoire-le-calvaire-des-apatrides#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"le calvaire des apatrides"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#website","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/","name":"C\u00f4te d&#039;Ivoire","description":"Just another Africa News Agency Sites site","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1","name":"cfeditorfr"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4576","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4576"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4576\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4575"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4576"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4576"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/cotedivoire\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4576"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}