Le processus d’évaluation mutuelle de la République de Djibouti est enclenché

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Le processus d’évaluation mutuelle de la République de Djibouti est enclenché
Le processus d’évaluation mutuelle de la République de Djibouti est enclenché

Africa-Press – Djibouti. Après l’engagement du pays, en octobre 2023, au processus de notation des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive du GAFIMOAN, les experts évaluateurs de ce groupe financier ont débuté ce dimanche leurs travaux à l’hôtel Kempinski.

S’inscrivant dans le cadre du processus d’évaluation mutuelle de la République de Djibouti désormais en marche, ces travaux vont se poursuivre jusqu’au 7 mars prochain.

Il s’agit de la toute première évaluation des dispositifs dont s’est doté notre pays en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive, suivant les recommandations du Groupe d’action financière de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) auquel la République de Djibouti a adhéré en 2018.

Organisé par la coordination nationale en charge de ce processus, l’évènement a réuni plusieurs membres du gouvernement parmi lesquels le ministre de l’Intérieur, M. Saïd Nouh Hassan, président du comité national de lutte contre le terrorisme, son collègue de la le ministre de Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, également vice-président du comité national de lutte contre le terrorisme, le procureur général de la République, M. Djama Souleiman Ali également coordinateur national du processus d’évaluation mutuelle, le gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, M. Ahmed Osman Ali, le président de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti, M. Aboubaker Omar Hadi, l’inspecteur général, M. Hassan Issa Sultan, le président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh, des hauts responsables djiboutiens d’institutions financières et commerciales du public et du privé.

La mission du GAFIOMAN chargée de conduire les opérations d’évaluations est composée de 9 experts internationaux.

Il est à noter que dans le cadre de ce processus d’évaluation, les autorités djiboutiennes sont tenues de fournir aux experts du GAFIMOAN l’ensemble des informations prouvant l’efficacité de notre système financier dans les onze domaines couverts par la méthodologie du GAFI dont ceux axés sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Dans une importante allocution prononcée au cours de la cérémonie de lancement du processus d’évaluation mutuelle, le gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, M. Ahmed Osman Ali, a mis l’accent sur l’importance de ce processus pour notre pays.

« La République de Djibouti traverse aujourd’hui un tournant majeur dans sa transformation en économie émergente et prospère, dans un contexte régional et mondial difficile et de plus en plus marqué par des incertitudes » a-t-il indiqué avant de préciser que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) est « au cœur des préoccupations nationales afin de préserver l’intégrité et la stabilité du système économique et financier du pays ».

Evoquant dans la foulée les nombreux instruments juridiques mis en place, M. Ahmed Osman Ali a fait savoir que Djibouti s’est doté aujourd’hui d’un dispositif institutionnel comprenant plusieurs instances.

En ce qui concerne l’examen actuel, il revêt une importance cruciale, notamment dans la réputation de l’avenir du secteur financier de Djibouti, a-t-il estimé.

Le procureur général de la République, par ailleurs coordinateur national de l’évaluation mutuelle de Djibouti, M. Djama Souleiman Ali, a pour sa part indiqué que le processus d’évaluation mutuelle « permet de mesurer la conformité technique des mécanismes nationaux au regard de ces 40 recommandations et de leurs niveaux d’efficacité ».

Les premières conclusions des rapports de conformité technique dans la note de cadrage reçues permettront, selon lui, à l’équipe d’évaluation mutuelle d’identifier les domaines prioritaires qui devront faire l’objet d’une attention particulière.

Appelant tous les intervenants des secteurs gouvernementaux, institutionnels, privés et associatifs effectuant des transactions monétaires à s’impliquer pleinement à cet exercice, le coordinateur national du processus d’évaluation mutuelle, il a indiqué que « la mission d’évaluation produira un rapport d’évaluation mutuel (REM), qui rassemblera une série d’observations et de recommandations relatives à cette mise en conformité du cadre légal et opérationnel dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République de Djibouti, au regard des 40 recommandations du GAFI ».

Le ministre de l’Intérieur, M. Saïd Nouh Hassan a énuméré pour sa part les instruments juridiques mis en place par la République de Djibouti pour combattre efficacement ces fléaux, avant de faire allusion aux lacunes et imprécisions relevées qui, selon lui, « feront l’objet de corrections notamment à travers les 5 projets de textes de loi qui seront bientôt adoptés ».

« Quant au cadre de supervision et de contrôle des organismes à but non lucratif, il sera considérablement renforcé à travers l’adoption prochaine du projet de loi relatif aux organisations de la société civile qui vise à mieux prévenir et maîtriser les risques liés à leur utilisation à des fins de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme », a-t-il annoncé, ajoutant enfin et que « les missions de l’autorité de supervision et de contrôle, en l’occurrence, le ministère de l’Intérieur, ont été clairement définies et précisées ».

Le chef de la mission des évaluateurs, M. Chakib Adib, et son adjoint, M. Lotfi Hachicha, qui se sont succédé au micro ont tour à tour évoqué le programme d’évaluation que les experts du GAFIMOAN devront mettre en œuvre au cours de leur séjour de travail à Djibouti.

Après l’engagement du pays, en octobre 2023, au processus de notation des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive du GAFIMOAN, les experts évaluateurs de ce groupe financier ont débuté ce dimanche leurs travaux à l’hôtel Kempinski.

S’inscrivant dans le cadre du processus d’évaluation mutuelle de la République de Djibouti désormais en marche, ces travaux vont se poursuivre jusqu’au 7 mars prochain.

Il s’agit de la toute première évaluation des dispositifs dont s’est doté notre pays en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive, suivant les recommandations du Groupe d’action financière de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) auquel la République de Djibouti a adhéré en 2018.

Organisé par la coordination nationale en charge de ce processus, l’évènement a réuni plusieurs membres du gouvernement parmi lesquels le ministre de l’Intérieur, M. Saïd Nouh Hassan, président du comité national de lutte contre le terrorisme, son collègue de la le ministre de Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, M. Ali Hassan Bahdon, également vice-président du comité national de lutte contre le terrorisme, le procureur général de la République, M. Djama Souleiman Ali également coordinateur national du processus d’évaluation mutuelle, le gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, M. Ahmed Osman Ali, le président de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti, M. Aboubaker Omar Hadi, l’inspecteur général, M. Hassan Issa Sultan, le président de la Chambre de Commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh, des hauts responsables djiboutiens d’institutions financières et commerciales du public et du privé.

La mission du GAFIOMAN chargée de conduire les opérations d’évaluations est composée de 9 experts internationaux.

Il est à noter que dans le cadre de ce processus d’évaluation, les autorités djiboutiennes sont tenues de fournir aux experts du GAFIMOAN l’ensemble des informations prouvant l’efficacité de notre système financier dans les onze domaines couverts par la méthodologie du GAFI dont ceux axés sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Dans une importante allocution prononcée au cours de la cérémonie de lancement du processus d’évaluation mutuelle, le gouverneur de la Banque centrale de Djibouti, M. Ahmed Osman Ali, a mis l’accent sur l’importance de ce processus pour notre pays.

« La République de Djibouti traverse aujourd’hui un tournant majeur dans sa transformation en économie émergente et prospère, dans un contexte régional et mondial difficile et de plus en plus marqué par des incertitudes » a-t-il indiqué avant de préciser que la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) est « au cœur des préoccupations nationales afin de préserver l’intégrité et la stabilité du système économique et financier du pays ».

Evoquant dans la foulée les nombreux instruments juridiques mis en place, M. Ahmed Osman Ali a fait savoir que Djibouti s’est doté aujourd’hui d’un dispositif institutionnel comprenant plusieurs instances.

En ce qui concerne l’examen actuel, il revêt une importance cruciale, notamment dans la réputation de l’avenir du secteur financier de Djibouti, a-t-il estimé.

Le procureur général de la République, par ailleurs coordinateur national de l’évaluation mutuelle de Djibouti, M. Djama Souleiman Ali, a pour sa part indiqué que le processus d’évaluation mutuelle « permet de mesurer la conformité technique des mécanismes nationaux au regard de ces 40 recommandations et de leurs niveaux d’efficacité ».

Les premières conclusions des rapports de conformité technique dans la note de cadrage reçues permettront, selon lui, à l’équipe d’évaluation mutuelle d’identifier les domaines prioritaires qui devront faire l’objet d’une attention particulière.

Appelant tous les intervenants des secteurs gouvernementaux, institutionnels, privés et associatifs effectuant des transactions monétaires à s’impliquer pleinement à cet exercice, le coordinateur national du processus d’évaluation mutuelle, il a indiqué que « la mission d’évaluation produira un rapport d’évaluation mutuel (REM), qui rassemblera une série d’observations et de recommandations relatives à cette mise en conformité du cadre légal et opérationnel dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République de Djibouti, au regard des 40 recommandations du GAFI ».

Le ministre de l’Intérieur, M. Saïd Nouh Hassan a énuméré pour sa part les instruments juridiques mis en place par la République de Djibouti pour combattre efficacement ces fléaux, avant de faire allusion aux lacunes et imprécisions relevées qui, selon lui, « feront l’objet de corrections notamment à travers les 5 projets de textes de loi qui seront bientôt adoptés ».

« Quant au cadre de supervision et de contrôle des organismes à but non lucratif, il sera considérablement renforcé à travers l’adoption prochaine du projet de loi relatif aux organisations de la société civile qui vise à mieux prévenir et maîtriser les risques liés à leur utilisation à des fins de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme », a-t-il annoncé, ajoutant enfin et que « les missions de l’autorité de supervision et de contrôle, en l’occurrence, le ministère de l’Intérieur, ont été clairement définies et précisées ».

Le chef de la mission des évaluateurs, M. Chakib Adib, et son adjoint, M. Lotfi Hachicha, qui se sont succédé au micro ont tour à tour évoqué le programme d’évaluation que les experts du GAFIMOAN devront mettre en œuvre au cours de leur séjour de travail à Djibouti.

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