Africa-Press – Djibouti. Djibouti, confronté à des vagues de chaleur, sécheresses et inondations croissantes, doit relever des défis majeurs pour protéger les conditions de vie de sa population. Cependant, selon le premier Rapport national sur le climat et le développement (CCDR) du Groupe de la Banque mondiale, le pays peut transformer ces menaces en opportunités grâce à des réformes et des investissements ciblés.
Présenté le 22 janvier au Centre de Leadership et d’Entrepreneuriat (CLE) de Djibouti, ce rapport trace une feuille de route pour développer des infrastructures résilientes, renforcer la sécurité hydrique et alimentaire, et diversifier l’économie grâce aux énergies renouvelables.
Une position stratégique et des priorités clés
Djibouti, plaque tournante régionale dans la Corne d’Afrique, concentre son activité économique sur la capitale côtière, vulnérable à l’élévation du niveau de la mer. La protection contre les inondations et l’amélioration des infrastructures de transport sont donc cruciales pour sa résilience.
Le ministre de l’Économie, Ilyas Moussa Dawaleh, a souligné l’ambition du pays d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables en exploitant ses ressources en solaire, éolien, géothermie et hydrogène vert. Il a insisté sur l’importance de rendre l’énergie plus accessible et abordable pour tous les Djiboutiens.
Des investissements et des réformes nécessaires
Djibouti a déjà engagé des projets majeurs: ports, routes, dessalement d’eau et énergie propre. Cependant, le rapport estime que des investissements supplémentaires, atteignant 2,8 milliards de dollars, sont indispensables pour maximiser l’impact de ces efforts.
Le soutien du secteur privé, combiné à des financements internationaux, est essentiel pour mobiliser des ressources et renforcer la transition énergétique. Cheick-Oumar Sylla, directeur de l’IFC pour l’Afrique du Nord, a notamment mis en avant le rôle clé de projets comme le parc éolien de Goubet pour accélérer l’adaptation climatique.
Avec une stratégie ambitieuse, Djibouti peut non seulement protéger ses infrastructures et son économie, mais aussi devenir un modèle de résilience durable dans la région.
Rappelons que, parmi les participants clés, figuraient Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie de Djibouti ; Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) ; Sergio Pimenta, vice-président de la Société Financière Internationale (IFC) pour la région Afrique ; ainsi qu’Ethiopis Tafara, vice-président de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
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