Africa-Press – Djibouti. Le 8 mars, Journée internationale des Femmes, invite les nations à regarder avec lucidité le chemin parcouru vers l’égalité et celui qu’il reste encore à tracer. Chez nous, cette date ne relève plus seulement du symbole. Elle est devenue le marqueur d’une transformation sociale portée par la détermination des femmes djiboutiennes et par une volonté politique au plus haut sommet de l’État.
Longtemps cantonnées à des rôles invisibles, souvent reléguées aux marges des décisions qui façonnent la société, les femmes djiboutiennes ont progressivement conquis leur place dans l’espace public. Cette progression n’est ni le fruit du hasard ni celui d’un simple effet de mode. Elle est l’aboutissement d’années de réformes, d’engagement militant et de courage individuel.
Aujourd’hui, les signes de cette évolution sont visibles dans tous les secteurs. Dans les institutions, les femmes occupent des responsabilités politiques et administratives de premier plan. Dans l’éducation, elles sont de plus en plus nombreuses à franchir les portes de l’université et à se distinguer dans les filières les plus exigeantes. Dans l’économie, elles entreprennent et innovent activement.
Sans parler de la société civile, où elles portent des causes essentielles allant de la santé communautaire à la protection des plus vulnérables. Ce mouvement, aussi quantitatif que qualitatif, témoigne d’un changement profond des mentalités. La réussite des femmes djiboutiennes n’est plus perçue comme une exception, elle s’impose progressivement comme une évidence.
Il serait pourtant illusoire de croire que la bataille est entièrement gagnée. Les inégalités persistent dans certains domaines, les résistances culturelles subsistent et l’autonomisation économique des femmes reste un chantier permanent. Mais l’essentiel est acquis car la dynamique est enclenchée et elle paraît désormais irréversible.
Voilà la véritable révolution: les jeunes filles djiboutiennes grandissent aujourd’hui avec des modèles à qui ressembler. Elles voient des femmes juges, médecins, officiers, ministres, entrepreneures. Elles savent désormais que leurs ambitions ne doivent presque plus connaître de limite.
Cette évolution n’est pas seulement une victoire pour les femmes. Elle est une victoire pour la nation tout entière. Aucune société ne peut prétendre au développement en laissant de côté la moitié de son génie humain. L’égalité n’est pas un geste de générosité, c’est une exigence de justice et une condition de progrès.
Et à Djibouti, cette marche vers l’égalité n’est plus un horizon lointain. Elle est en mouvement depuis des années.
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