Africa-Press – Djibouti. A cinq jours de l’élection présidentielle, le candidat de L’UMP Ismaïl Omar Guelleh a appelé ce dimanche les opérateurs économiques à resserrer leurs liens avec l’Etat pour faire face aux “vents contraires” qui menacent l’économie, lors d’une rencontre de campagne à Ayla Hôtel.
S’exprimant devant des entrepreneurs réunis en présence du président de la Chambre de commerce, Youssouf Moussa Dawaleh, le chef de l’Etat a défendu le bilan économique de son quinquennat, tout en alertant sur les risques liés aux tensions géopolitiques dans la région.
“Notre économie est sur une base solide”, a-t-il affirmé, évoquant une “croissance soutenue”, des investissements “structurants” et une stabilité macroéconomique faisant du pays un “havre de confiance”. Ces acquis, a-t-il ajouté, reposent autant sur les réformes engagées que sur “le travail” et “les risques assumés” par le secteur privé.
Mais le ton s’est fait plus grave à mesure qu’il abordait le contexte international. Le conflit en Iran et les tensions régionales pourraient, selon lui, perturber les chaînes d’approvisionnement, accentuer la volatilité des prix de l’énergie et peser sur les décisions d’investissement.
“Les ignorer serait une faute. Y céder par la résignation serait un abandon”, a-t-il lancé, appelant à une “action concertée” entre l’Etat et les entreprises.
Le président sortant a plaidé pour un partenariat public-privé “renforcé, intelligent et agile” afin de “sécuriser les approvisionnements stratégiques” et “protéger le tissu productif”.
Dans ce contexte, il a également mis en garde contre toute dérive spéculative. “La spéculation sur le dos des ménages (…) n’aura pas de place dans le projet que je porte”, a-t-il prévenu, promettant de combattre l’inflation par des mesures “ciblées et équitables”.
Le chef de l’Etat a insisté sur la responsabilité des acteurs économiques dans la préservation du pouvoir d’achat, condition selon lui de la vitalité du marché intérieur et de la pérennité des entreprises.
A l’approche du scrutin du 10 avril, il a présenté son offre politique sous la forme d’une “alliance” avec le secteur privé plutôt qu’un “catalogue de promesses”, appelant à “consolider les acquis” et à bâtir une économie “plus résiliente, plus juste et plus prospère”.
Notons enfin que cette rencontre s’inscrit dans une série d’échanges menés par le président-candidat avec les différentes composantes de la société djiboutienne.
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