{"id":11221,"date":"2023-04-07T14:49:39","date_gmt":"2023-04-07T14:49:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/politique\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines"},"modified":"2023-04-07T15:10:14","modified_gmt":"2023-04-07T15:10:14","slug":"christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","title":{"rendered":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Djibouti. <\/strong><\/span>Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO), le Franc\u0327ais Christophe Person est, depuis une dizaine d\u2019anne\u0301es, un fide\u0300le des grands e\u0301ve\u0301nements lie\u0301s a\u0300 l\u2019art africain contemporain. Aiguisant son regard de biennales en expositions, de foires en ateliers d\u2019artistes, il s\u2019est d\u2019abord fait connai\u0302tre en organisant des ventes aux enche\u0300res au sein de la maison Piasa, puis chez Artcurial, a\u0300 Paris.<\/p>\n<p>Il y a quelques mois, il a ouvert une galerie portant son nom au 39, rue des Blancs-Manteaux, dans le IVe arrondissement de Paris. Au programme des mois a\u0300 venir, le Ghane\u0301en Joseph Kojo Hoggar (mars-avril), le Camerounais Samuel Fosso (mai-juin), son complice le photographe Nyaba Le\u0301on Ouedraogo (juin-juillet), la Marocaine Ghizlane Sahli (juillet-septembre), ainsi que des expositions collectives (L\u2019art en guerre, Pop Africa&#8230;). Rencontre, a\u0300 Paris, avec un observateur attentif et lucide.<\/p>\n<p><b>Comment en e\u0302tes-vous arrive\u0301 a\u0300 vous inte\u0301resser a\u0300 l\u2019art africain contemporain ?<\/b><br \/>\n<b>Christophe Person :<\/b> Cela ne fait pas tre\u0300s longtemps. Apre\u0300s un master en de\u0301veloppement durable, a\u0300 HEC, j\u2019ai travaille\u0301 dans la finance et l\u2019investissement pour la fondation du groupe Cre\u0301dit Agricole, qui montait des projets dans des pays en de\u0301veloppement. J\u2019ai alors acquis un ve\u0301ritable inte\u0301re\u0302t pour les questions lie\u0301es au de\u0301veloppement et pour le continent africain.<\/p>\n<p>En me\u0302me temps, j\u2019ai toujours e\u0301te\u0301 passionne\u0301 d\u2019art, me\u0302me si je n\u2019ai pas eu, plus jeune, la possibilite\u0301 de faire des e\u0301tudes dans ce domaine. En 2014, j\u2019ai de\u0301cide\u0301 de quitter la banque pour suivre, chez Christie\u2019s Education, a\u0300 Londres, une formation qui portait sur l\u2019histoire de l\u2019art et le fonctionnement du marche\u0301. J\u2019ai beaucoup voyage\u0301, notamment a\u0300 Venise pour assister a\u0300 la Biennale d\u2019art, qui, cette anne\u0301e-la\u0300 [2015], e\u0301tait place\u0301e sous le commissariat d\u2019Okwui Enwezor et accueillait de nombreux artistes africains. J\u2019ai eu un choc, car le choix qui avait e\u0301te\u0301 fait e\u0301tait tre\u0300s e\u0301loigne\u0301 des a priori, modele\u0301s sur l\u2019ethnographie, que j\u2019avais sur l\u2019art africain.<\/p>\n<p>Les artistes africains de la nouvelle ge\u0301ne\u0301ration ont un point de vue pertinent sur les sujets de socie\u0301te\u0301<\/p>\n<p><b>Est-ce ce choc qui vous a pousse\u0301 a\u0300 approfondir vos connaissances ?<\/b><\/p>\n<p>Oui, j\u2019ai alors de\u0301cide\u0301 d\u2019orienter mes travaux de recherche sur l\u2019e\u0301mergence du marche\u0301 de l\u2019art africain contemporain. J\u2019ai de\u0301veloppe\u0301 ma propre perception de celui-ci au fur et a\u0300 mesure de mes lectures et de mes e\u0301tudes. Je me suis rendu compte que, me\u0302me s\u2019il existait de\u0301ja\u0300 un marche\u0301 de l\u2019art africain contemporain \u2013 notamment a\u0300 Paris, avec les expositions que l\u2019on connai\u0302t \u2013, la biennale de Venise et le de\u0301veloppement de la Foire 1-54, a\u0300 Londres, annonc\u0327aient un basculement tant sur le plan de la production artistique que du point de vue de l\u2019inte\u0301re\u0302t des collectionneurs.<\/p>\n<p><b>C\u2019est-a\u0300-dire ?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019avais le sentiment que l\u2019art africain contemporain tel qu\u2019on le connaissait avant les anne\u0301es 2000 suscitait l\u2019inte\u0301re\u0302t de collectionneurs qui aimaient davantage l\u2019Afrique que l\u2019art en soi. Paralle\u0300lement, cet art africain se transformait en un art des diasporas, et les artistes tenaient des propos tre\u0300s pertinents sur les sujets de socie\u0301te\u0301 les plus actuels, lie\u0301s a\u0300 l\u2019environnement, a\u0300 l\u2019identite\u0301, aux migrations.<\/p>\n<p>Ceux dont on avait vu les \u0153uvres a\u0300 l\u2019exposition Magiciens de la terre [a\u0300 Beaubourg, en 1989] et qui e\u0301taient promus par certains marchands e\u0301taient pluto\u0302t des plasticiens replie\u0301s sur l\u2019Afrique. La nouvelle ge\u0301ne\u0301ration compte, elle, des artistes plus ouverts sur le monde parce qu\u2019ils vivent entre plusieurs pays \u2013 souvent leur pays d\u2019origine et un pays occidental \u2013, ce qui leur donne un point de vue global et pertinent sur les sujets de socie\u0301te\u0301. J\u2019ai voulu comprendre d\u2019ou\u0300 venait cette production et essayer de pre\u0301voir la manie\u0300re dont ce marche\u0301 allait se de\u0301velopper. J\u2019e\u0301tais inte\u0301resse\u0301 a\u0300 la fois par la cre\u0301ation et par l\u2019e\u0301cosyste\u0300me du marche\u0301.<\/p>\n<p><b>Vous avez commence\u0301 votre nouvelle vie en organisant des ventes aux enche\u0300res d\u2019art africain contemporain chez Piasa&#8230;<\/b><\/p>\n<p>Je suis arrive\u0301 au bon moment, car il y a eu cette biennale de Venise, l\u2019e\u0301mergence des foires 1-54 a\u0300 Londres, puis AKAA a\u0300 Paris. J\u2019ai observe\u0301 ce que faisaient les maisons de ventes et j\u2019ai remarque\u0301 que la premie\u0300re a\u0300 avoir organise\u0301 des enche\u0300res consacre\u0301es a\u0300 la cre\u0301ation africaine contemporaine e\u0301tait la maison Bonhams, tre\u0300s oriente\u0301e vers l\u2019Afrique du Sud et le Nigeria. Il y avait la\u0300 l\u2019occasion de de\u0301velopper un marche\u0301.<\/p>\n<p><b>Vous avez alors inte\u0301gre\u0301 Piasa et organise\u0301 des ventes, parfois avec des artistes qui n\u2019e\u0301taient pas encore connus ou repre\u0301sente\u0301s par des galeries&#8230;<\/b><\/p>\n<p>Piasa avait fait une vente, en 2014, avec le marchand Andre\u0301 Magnin. Pour ma part, j\u2019ai commence\u0301 en 2016. La de\u0301marche e\u0301tait en partie opportuniste parce que j\u2019avais constate\u0301 que de nombreux artistes n\u2019avaient pas de vitrine, la plupart n\u2019e\u0301tant expose\u0301s ni a\u0300 Paris ni en Afrique. Une vente aux enche\u0300res leur donnait l\u2019occasion de montrer et de vendre leurs \u0153uvres. Voire, souvent, d\u2019inte\u0301grer une galerie.<\/p>\n<p>En observant le profil des acheteurs, j\u2019avais e\u0301galement constate\u0301 que nombre d\u2019entre eux, bien qu\u2019inte\u0301resse\u0301s par l\u2019art africain contemporain, ne faisaient pas l\u2019effort d\u2019entrer dans une galerie spe\u0301cialise\u0301e. Ils se satisfaisaient d\u2019une se\u0301lection d\u2019artistes issus de diffe\u0301rents pays et ayant cre\u0301e\u0301 a\u0300 diffe\u0301rentes e\u0301poques. L\u2019ide\u0301e e\u0301tait de leur proposer un choix re\u0301fle\u0301chi, construit, de bonne qualite\u0301, une se\u0301lection repre\u0301sentative, avec des ge\u0301ographies et des the\u0300mes diffe\u0301rents.<\/p>\n<p><b>Vous avez alors quitte\u0301 Piasa pour rejoindre la maison Artcurial ?<\/b><\/p>\n<p>Je suis reste\u0301 chez Piasa pendant six ans. Ensuite, j\u2019ai rejoint Artcurial entre 2021 et 2022 et, aujourd\u2019hui, j\u2019y suis toujours consultant.<\/p>\n<p>Je m\u2019inte\u0301resse a\u0300 une de\u0301marche de cre\u0301ation pure, difficile a\u0300 de\u0301nicher car nombre d\u2019artistes se copient les uns les autres<\/p>\n<p><b>Vous nous avez parle\u0301 de votre rencontre intellectuelle avec l\u2019art africain contemporain. Mais quelle a e\u0301te\u0301 votre premie\u0300re rencontre e\u0301motionnelle avec une \u0153uvre, un artiste africains ?<\/b><\/p>\n<p>C\u2019e\u0301tait avant, a\u0300 l\u2019occasion d\u2019une mission humanitaire au Burkina Faso, dans le cadre d\u2019une association visant a\u0300 faciliter l\u2019acce\u0300s a\u0300 l\u2019eau dans le Sahel. Loge\u0301 a\u0300 l\u2019ho\u0302tel Karite\u0301 Bleu, qui exposait des \u0153uvres d\u2019art, j\u2019avais acquis des compositions de Donatien Yame\u0301ogo. Inspire\u0301es de Ouattara Watts, elles e\u0301taient un peu myste\u0301rieuses, faites de peinture, d\u2019e\u0301le\u0301ments de bois colle\u0301s et de visages en terre cuite. Assez bon connaisseur de l\u2019histoire de l\u2019art occidental, je de\u0301couvrais-la\u0300 quelque chose de tre\u0300s diffe\u0301rent. J\u2019ai compris qu\u2019il existait des cre\u0301ateurs comme je n\u2019avais pas l\u2019habitude d\u2019en voir, qui proposaient des approches tre\u0300s singulie\u0300res. Yame\u0301ogo e\u0301tait engage\u0301 dans une ve\u0301ritable de\u0301marche cre\u0301ative, me\u0302me si on ne parle plus trop de son travail aujourd\u2019hui. En Afrique comme ailleurs, je m\u2019inte\u0301resse, inde\u0301pendamment des the\u0300mes traite\u0301s, a\u0300 cette de\u0301marche de cre\u0301ation pure. C\u2019est ce que je continue de rechercher.<\/p>\n<p><b>Est-ce cela qui vous a incite\u0301 a\u0300 ouvrir une galerie ?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019en ai toujours eu envie. Quand j\u2019ai de\u0301cide\u0301 de changer de carrie\u0300re et de quitter la finance, j\u2019avais de\u0301ja\u0300 cela en te\u0302te. Mais, a\u0300 l\u2019e\u0301poque, je n\u2019avais ni les re\u0301seaux ni les moyens. Ce projet, que je mu\u0302ris depuis longtemps, m\u2019a pris huit anne\u0301es \u2013 parfois il faut savoir e\u0302tre patient ! Durant ce laps de temps, l\u2019e\u0301cosyste\u0300me a e\u0301norme\u0301ment e\u0301volue\u0301. En 2016, en France et me\u0302me en Europe, j\u2019e\u0301tais pratiquement le seul a\u0300 proposer de l\u2019art africain contemporain dans des ventes aux enche\u0300res comme sur le premier marche\u0301 [quand une \u0153uvre est pre\u0301sente\u0301e dans une galerie ou une foire pour la premie\u0300re fois].<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, la concurrence est tre\u0300s vive. Toutes les grandes maisons s\u2019y sont mises, et ont de\u0301veloppe\u0301 une nouvelle spe\u0301cialite\u0301 : le \u00ab tre\u0300s contemporain \u00bb, toutes ge\u0301ographies confondues. Il est devenu complique\u0301 de faire face a\u0300 cette concurrence. Nombreux sont les artistes que j\u2019aime et que je souhaiterais accompagner sur le long terme. Les ventes aux enche\u0300res sont des ope\u0301rations d\u2019assez court terme, que l\u2019on monte pendant trois ou quatre mois en consacrant beaucoup de temps aux vendeurs. Certains artistes sont difficiles a\u0300 vendre ainsi parce que leur pratique requiert davantage de travail de me\u0301diation et de pe\u0301dagogie que quelques lignes d\u2019explication dans un simple catalogue. En particulier aujourd\u2019hui, puisqu\u2019une grande partie des transactions passe par le digital, et que l\u2019on accorde moins de place aux textes.<\/p>\n<p>Pour moi qui ne suis pas Africain, c\u2019est un de\u0301fi d\u2019appre\u0301hender ce continent, de saisir les dynamiques qui sous-tendent la cre\u0301ation d\u2019une \u0153uvre<\/p>\n<p><b>Quelle est l\u2019orientation de votre galerie ?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019aimerais beaucoup continuer a\u0300 travailler avec des Ougandais, car j\u2019ai e\u0301te\u0301 tre\u0300s touche\u0301 par cette sce\u0300ne artistique lorsque je me suis rendu a\u0300 la Biennale de Kampala, en 2018. Mais, comme je le disais pre\u0301ce\u0301demment, ce qui m\u2019inte\u0301resse dans l\u2019art, et pas seulement dans l\u2019art africain, c\u2019est d\u2019e\u0302tre confronte\u0301 a\u0300 une ve\u0301ritable de\u0301marche de cre\u0301ation. C\u2019est assez difficile a\u0300 de\u0301nicher dans le paysage actuel, ou\u0300 nombre d\u2019artistes se copient les uns les autres, voire se copient eux-me\u0302mes parce que \u00ab cela plai\u0302t au marche\u0301 \u00bb. Je crois que l\u2019on va arriver au terme de ce genre de pratiques, ou\u0300 trop d\u2019\u0153uvres se ressemblent.<\/p>\n<p><b>La Galerie Christophe Person continuera-t-elle de s\u2019occuper d\u2019artistes lie\u0301s au continent africain ?<\/b><\/p>\n<p>Je vais rester sur cette spe\u0301cialite\u0301. Pour moi qui ne suis pas Africain, c\u2019est un de\u0301fi d\u2019appre\u0301hender ce continent, de saisir les dynamiques historiques, ge\u0301opolitiques, culturelles, cultuelles qui sous-tendent la cre\u0301ation d\u2019une \u0153uvre. Me\u0302me si je m\u2019y consacre depuis quelques anne\u0301es, je ne fais que commencer a\u0300 comprendre.<\/p>\n<p><b>Vers quels types de me\u0301diums pensez-vous vous orienter ?<\/b><\/p>\n<p>Je suis tre\u0300s attire\u0301 par la peinture, qui me touche particulie\u0300rement. Je suis moi-me\u0302me collectionneur et j\u2019ai envie de proposer aux acheteurs des \u0153uvres avec lesquelles ils puissent vivre. C\u2019est la peinture qui s\u2019y pre\u0302te le plus, contrairement aux installations ou me\u0302me a\u0300 la sculpture dont la commercialisation demeure assez complique\u0301e.<\/p>\n<p>Une galerie ne suffit pas. Il faut de\u0301ployer, paralle\u0300lement, une strate\u0301gie digitale<\/p>\n<p><b>Une galerie reste-t-elle un mode\u0300le pertinent pour soutenir un artiste et vendre ses \u0153uvres ?<\/b><\/p>\n<p>Je constate qu\u2019il y a e\u0301norme\u0301ment de passage. Dans mes activite\u0301s pre\u0301ce\u0301dentes, en maisons de ventes, on passait trop peu de temps, a\u0300 mon gou\u0302t, dans les salles d\u2019exposition, sans doute pas plus que deux ou trois jours par trimestre. E\u0302tre pre\u0301sent en permanence dans une galerie permet de rencontrer beaucoup de monde. C\u2019est aussi ce que souhaitent les artistes : voir leurs \u0153uvres expose\u0301es physiquement, me\u0302me si c\u2019est encore mieux quand on peut e\u0301diter un catalogue ou obtenir une exposition dans une institution. Cela permet aussi de rassurer les collectionneurs. Pre\u0301senter des \u0153uvres dans une galerie et pas seulement sur un site internet, c\u2019est leur assurer qu\u2019un tiers accompagnera les artistes dont ils ont acquis les \u0153uvres. En outre, les galeries peuvent obtenir un espace d\u2019exposition dans les foires.<\/p>\n<p>Sur le plan e\u0301conomique, ne\u0301anmoins, une galerie ne suffit pas. Il faut de\u0301ployer, paralle\u0300lement, une strate\u0301gie digitale, ce qui n\u2019est ni simple ni gratuit. La galerie sert de socle. Pour ma part, j\u2019aimerais en faire un lieu de vie, de de\u0301bats, y organiser des confe\u0301rences, comme nous l\u2019avons fait re\u0301cemment sur le textile ou sur l\u2019E\u0301cole de Dakar, alterner les e\u0301ve\u0301nement festifs que sont les vernissages et les de\u0301bats a\u0300 the\u0300mes, comme cela se faisait autrefois dans les salons.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, les influenceurs sont des collectionneurs prive\u0301s s\u2019adjoignant les services de commissaires d\u2019exposition<\/p>\n<p><b>Comment percevez-vous l\u2019e\u0301volution du marche\u0301, en Afrique et dans les pays occidentaux ?<\/b><\/p>\n<p>Nous atteignons une e\u0301tape ou\u0300 l\u2019on a besoin d\u2019avant-gardes africaines, d\u2019un renouvellement des propositions. Le marche\u0301 de l\u2019art africain contemporain s\u2019est de\u0301veloppe\u0301 en me\u0302me temps que l\u2019explosion du \u00ab tre\u0300s contemporain \u00bb vendu sur toutes les plateformes (galeries, sites internet, maisons de ventes). Simultane\u0301ment, le collectionneur a acquis une importance de\u0301mesure\u0301e par rapport aux institutions. Or, inde\u0301pendamment de son ro\u0302le de de\u0301couvreur, le collectionneur n\u2019est pas un commissaire d\u2019exposition. Auparavant, les \u00ab leaders d\u2019opinion \u00bb, les \u00ab influenceurs \u00bb e\u0301taient pluto\u0302t les institutions muse\u0301ales. Aujourd\u2019hui, les influenceurs sont des collectionneurs prive\u0301s s\u2019adjoignant les services de commissaires d\u2019exposition. En outre, et en particulier durant la pande\u0301mie de Covid-19, les re\u0301seaux sociaux ont e\u0301te\u0301 un vecteur de diffusion de l\u2019art.<\/p>\n<p>Chacun sait que lesdits re\u0301seaux fonctionnent avec des algorithmes qui mettent en avant ce qui plai\u0302t au plus grand nombre. Il faut aussi prendre en compte toutes les discussions autour du wokisme, de la cancel-culture, et la mise en avant d\u2019une esthe\u0301tique qui n\u2019est pas tre\u0300s varie\u0301e et qui repose sur les me\u0302mes approches, re\u0301currentes et un peu consensuelles.<\/p>\n<p><b>Par exemple ?<\/b><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, le Black Portrait, si singulier, si re\u0301volutionnaire quand il est apparu \u2013 dans les anne\u0301es 1960-1970 a\u0300 Chicago et, plus re\u0301cemment, dans l\u2019art africain contemporain \u2013 est devenu une peinture bourgeoise au me\u0302me titre que l\u2019impressionnisme quand tout le monde a commence\u0301 a\u0300 en acheter. Le Black Portrait est devenu une de\u0301clinaison un peu exotique et orientalisante de l\u2019art africain, qui se\u0301duit quelques collectionneurs. Avec beaucoup de photos hyper-esthe\u0301tiques, repre\u0301sentant des hommes tre\u0300s, tre\u0300s beaux, des femmes tre\u0300s, tre\u0300s belles&#8230; Dans ce contexte, et pour me faire plaisir, je recherche la vraie cre\u0301ation, c\u2019est-a\u0300-dire des artistes capables de peindre non en fonction des algorithmes mais en trouvant l\u2019inspiration dans leur c\u0153ur.<\/p>\n<p><b>Y a-t-il eu un rattrapage des prix entre les \u0153uvres cre\u0301e\u0301es par des Africains et celles cre\u0301e\u0301es par des Occidentaux ?<\/b><\/p>\n<p>L\u2019origine d\u2019un artiste n\u2019est plus du tout un crite\u0300re de\u0301terminant pour fixer le prix d\u2019une \u0153uvre. Ce qui sera de\u0301terminant, c\u2019est l\u2019endroit ou\u0300 celle-ci est montre\u0301e. Une galerie ge\u0301ne\u0301raliste ayant une renomme\u0301e internationale et inte\u0301grant un artiste africain le placera ne\u0301cessairement dans la me\u0302me fourchette de prix que les autres. Il y a aussi une part de marketing la\u0300-dedans.<\/p>\n<p><b>Y a-t-il beaucoup de collectionneurs africains ? <\/b><\/p>\n<p>Pas beaucoup, mais de plus en plus malgre\u0301 tout. En Afrique, souvent, ils ne voient pas de valeur ajoute\u0301e au fait de passer par un interme\u0301diaire comme un galeriste. En Europe, il est assez rare qu\u2019un collectionneur se rende dans un atelier de Montreuil pour acheter une toile a\u0300 un artiste franc\u0327ais sans passer par sa galerie. Cela ne correspond pas aux codes du marche\u0301, que les collectionneurs occidentaux respectent. En Afrique, demeure l\u2019habitude d\u2019aller acheter a\u0300 l\u2019atelier. Il est donc difficile de dresser la liste des collectionneurs africains en observant les ventes dans les foires, dans les galeries ou lors des ventes aux enche\u0300res, parce qu\u2019ils e\u0301voluent dans un autre circuit.<\/p>\n<p>Les collectionneurs marocains sont tre\u0300s dynamiques et ont adopte\u0301 une approche panafricaine<\/p>\n<p><b>Les artistes acceptent-ils cet e\u0301tat de fait ?<\/b><\/p>\n<p>Une galerie franc\u0327aise est tre\u0300s privile\u0301gie\u0301e pour ce qui est des re\u0301seaux, des contacts, de l\u2019acce\u0300s aux me\u0301dias. Un galeriste peut expliquer aux artistes la valeur ajoute\u0301e qu\u2019il leur apporte et leur dire : \u00ab Je connais tout ce monde, et je vais pouvoir montrer tes \u0153uvres. \u00bb C\u2019est plus difficile sur le continent, ou\u0300 il y a moins de journalistes, de critiques d\u2019art et de muse\u0301es. Une galerie se contente d\u2019exposer. Ce n\u2019est pas force\u0301ment facile de vendre, mais c\u2019est plus facile de justifier son existence vis-a\u0300-vis des artistes.<\/p>\n<p><b>Quelle est, dans votre travail, la proportion de collectionneurs occidentaux et de collectionneurs africains ?<\/b><\/p>\n<p>Je dirais 80 %-20%. Les Marocains sont tre\u0300s dynamiques et ont adopte\u0301 une approche panafricaine alors que, jadis, le c\u0153ur de leur collection e\u0301tait pluto\u0302t issu de leur pays. Leurs galeries ont acce\u0300s a\u0300 des relais de promotion qui leur permettent d\u2019attirer des artistes de tous les pays. Il y a aussi beaucoup de muse\u0301es au Maroc, et le royaume essaie de soutenir l\u2019art africain par diffe\u0301rentes actions.<\/p>\n<p><b>Continuerez-vous a\u0300 organiser la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) avec le photographe Nyaba Le\u0301on Ouedraogo ?<\/b><\/p>\n<p>Oui, nous venons de se\u0301lectionner une vingtaine d\u2019artistes pour la 3e e\u0301dition. Avec Nyaba on s\u2019entend tre\u0300s bien, c\u2019est un artiste tre\u0300s profond dans sa re\u0301flexion et je suis tre\u0300s heureux de poursuivre ce projet avec lui. D\u2019ailleurs, c\u2019est lui qui fournit la majeure partie du travail, il est l\u2019ope\u0301rateur local. Ce que j\u2019aime aussi, dans la BISO, c\u2019est sa dimension non commerciale. Il n\u2019est pas facile de pre\u0301senter de la sculpture, mais ce me\u0301dium m\u2019inte\u0301resse et je suis heureux d\u2019avoir la chance de le faire de cette manie\u0300re. Me\u0302me s\u2019il est cou\u0302teux, ce projet peut avoir un impact positif sur l\u2019e\u0301cosyste\u0300me. Nous se\u0301lectionnons des artistes, connus ou inconnus, et ce qui est produit dans les re\u0301sidences d\u2019artistes de\u0301bouche souvent sur de vraies cre\u0301ations.<\/p>\n<p><b>A\u0300 quelles de\u0301penses une personne qui voudrait commencer aujourd\u2019hui a\u0300 collectionner de l\u2019art africain doit-elle s\u2019attendre ?<\/b><\/p>\n<p>Parmi les \u0153uvres que je pre\u0301sente, les encres ont un prix de de\u0301part de 1 200 euros et le tableau le plus cher e\u0301tait a\u0300 6 000 euros, ce qui est relativement abordable. Quand les sommes ne sont pas astronomiques, je pense qu\u2019il est bien de les afficher, car un visiteur qui ne sait pas si l\u2019\u0153uvre qu\u2019il regarde vaut 200, 2 000 ou 20 000 euros n\u2019osera peut-e\u0302tre pas demander son prix.<\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\">Djibouti<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Africa-Press &#8211; Djibouti. Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO), le Franc\u0327ais Christophe Person est, depuis une dizaine d\u2019anne\u0301es, un fide\u0300le des grands e\u0301ve\u0301nements lie\u0301s a\u0300 l\u2019art africain contemporain. Aiguisant son regard de biennales en expositions, de foires en ateliers d\u2019artistes, il s\u2019est d\u2019abord fait [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":82,"featured_media":11220,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5,10],"tags":[36,49,50],"class_list":["post-11221","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture-et-art","category-toutes-les-actualites","tag-africa-press","tag-africa-press-djibouti","tag-djibouti"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v26.1 (Yoast SEO v27.0) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb - Djibouti<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Djibouti\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2023-04-07T14:49:39+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-04-07T15:10:14+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"820\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"394\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"cfeditorfr\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"16 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\"},\"author\":{\"name\":\"cfeditorfr\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"headline\":\"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb\",\"datePublished\":\"2023-04-07T14:49:39+00:00\",\"dateModified\":\"2023-04-07T15:10:14+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\"},\"wordCount\":3272,\"commentCount\":0,\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg\",\"keywords\":[\"Africa Press\",\"Africa Press-Djibouti\",\"Djibouti\"],\"articleSection\":[\"Culture et Art\",\"Toutes les actualit\u00e9s\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\",\"name\":\"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb - Djibouti\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg\",\"datePublished\":\"2023-04-07T14:49:39+00:00\",\"dateModified\":\"2023-04-07T15:10:14+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\"},\"description\":\"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage\",\"url\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg\",\"width\":820,\"height\":394,\"caption\":\"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/\",\"name\":\"Djibouti\",\"description\":\"Just another Africa News Agency Sites site\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1\",\"name\":\"cfeditorfr\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb - Djibouti","description":"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb","og_description":"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...","og_url":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","og_site_name":"Djibouti","article_published_time":"2023-04-07T14:49:39+00:00","article_modified_time":"2023-04-07T15:10:14+00:00","og_image":[{"width":820,"height":394,"url":"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"cfeditorfr","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"cfeditorfr","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"16 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines"},"author":{"name":"cfeditorfr","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"headline":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb","datePublished":"2023-04-07T14:49:39+00:00","dateModified":"2023-04-07T15:10:14+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines"},"wordCount":3272,"commentCount":0,"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg","keywords":["Africa Press","Africa Press-Djibouti","Djibouti"],"articleSection":["Culture et Art","Toutes les actualit\u00e9s"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines","name":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb - Djibouti","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg","datePublished":"2023-04-07T14:49:39+00:00","dateModified":"2023-04-07T15:10:14+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1"},"description":"Cofondateur, avec le photographe burkinabe\u0300 Nyaba Le\u0301on Ouedraogo, de la Biennale internationale de sculpture de Ouagado ...","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#primaryimage","url":"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg","contentUrl":"https:\/\/static.africa-press.net\/djibouti\/sites\/52\/2023\/04\/postQueueImg_1680862874.61.jpg","width":820,"height":394,"caption":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/culture-et-art\/christophe-person-nous-avons-besoin-davant-gardes-africaines#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Christophe Person\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous avons besoin d\u2019avant-gardes africaines\u00a0\u00bb"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#website","url":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/","name":"Djibouti","description":"Just another Africa News Agency Sites site","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/#\/schema\/person\/2b1cf3cd81a31e3cd26889ca66d677f1","name":"cfeditorfr"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11221","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/users\/82"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11221"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/11221\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11220"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11221"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=11221"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.africa-press.net\/djibouti\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=11221"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}