{"id":2617,"date":"2025-11-28T05:14:17","date_gmt":"2025-11-28T05:14:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/fr\/home\/femmes-ghaneennes-exilees-dans-les-camps-de-sorcieres"},"modified":"2025-11-28T08:01:45","modified_gmt":"2025-11-28T08:01:45","slug":"femmes-ghaneennes-exilees-dans-les-camps-de-sorcieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/fr\/culture-et-art\/femmes-ghaneennes-exilees-dans-les-camps-de-sorcieres","title":{"rendered":"Femmes Ghan\u00e9ennes Exil\u00e9es dans les Camps de Sorci\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><b>Claire Thomas<\/b><\/p>\n<div class=\"ap-summary\" dir=\"ltr\" lang=\"fr\">\n<h4>CE Qu\u2019Il Faut Savoir<\/h4>\n<p>Au Ghana, des femmes sont exil\u00e9es dans des camps de sorci\u00e8res, accus\u00e9es de sorcellerie. Ces camps, comme celui de Gambaga, abritent des femmes souvent \u00e2g\u00e9es et vuln\u00e9rables, victimes de violences et de stigmatisation. Malgr\u00e9 les efforts pour les r\u00e9int\u00e9grer, le chemin vers la r\u00e9habilitation reste sem\u00e9 d&#8217;emb\u00fbches.<\/p>\n<\/div>\n<p><span class=\"ap-article-header-tag\"> <strong>Africa. <\/strong> <\/span>Assise sur une petite chaise en plastique a\u0300 l\u2019entre\u0301e de sa hutte en terre battue, Bashalibanoia Anabiri frotte le sol poussie\u0301reux de ses pieds nus en ajustant sa position. Ses ve\u0302tements, use\u0301s par la poussie\u0300re et le temps, te\u0301moignent d\u2019une vie rude.<\/p>\n<p>A\u0300 85 ans, Anabiri est la plus ancienne re\u0301sidente du camp des sorcie\u0300res de Gambaga, dans le nord-est du Ghana. Elle fait partie des toutes premie\u0300res femmes a\u0300 avoir e\u0301te\u0301 bannies dans cette communaute\u0301 isole\u0301e.<\/p>\n<p>\u00ab Je vis ici depuis quarante-cinq ans \u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Apre\u0300s la mort de son mari, les enfants de la seconde e\u0301pouse l\u2019ont accuse\u0301e de sorcellerie et tenue pour responsable de tous les malheurs de la famille.<\/p>\n<p>La re\u0301ve\u0301rende Gladys Lariba Mahama, pasteure presbyte\u0301rienne qui soutient les femmes de Gambaga depuis 1997, explique:<\/p>\n<p>\u00ab Elle n\u2019avait pas d\u2019enfants. Chaque fois qu\u2019un enfant de l\u2019autre e\u0301pouse tombait malade, la famille la rendait responsable. Plus tard, ils l\u2019ont accuse\u0301e d\u2019avoir cause\u0301 une mort et l\u2019ont amene\u0301e a\u0300 Gambaga. \u00bb<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, Anabiri vit parmi pre\u0300s de quatre-vingts femmes, toutes chasse\u0301es de leurs foyers a\u0300 la suite d\u2019accusations similaires.<\/p>\n<p>A\u0300 Gambaga, les huttes en argile coiffe\u0301es de toits de chaume forment un petit monde paisible: les femmes cuisinent ensemble, partagent les ta\u0302ches, e\u0301le\u0300vent les enfants des autres et recre\u0301ent des fragments de solidarite\u0301 dans un univers clos.<\/p>\n<p>Les murs invisibles du camp offrent une protection fragile \u2014 un abri contre la violence des villages alentour \u2014 mais ne dissipent pas la stigmatisation: ici, toutes sont conside\u0301re\u0301es comme des \u00ab sorcie\u0300res \u00bb.<\/p>\n<p><b>Exile\u0301es de leurs foyers<\/b><\/p>\n<p>La croyance en la sorcellerie est profonde\u0301ment enracine\u0301e au Ghana, dans les zones rurales comme urbaines, explique John Azumah, directeur de l\u2019Institut Sanneh a\u0300 Accra, un centre de recherche \u0153uvrant depuis longtemps en faveur des victimes d\u2019accusations de sorcellerie et militant pour des re\u0301formes juridiques et sociales.<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas un phe\u0301nome\u0300ne uniquement ghane\u0301en \u00bb, dit-il.<\/p>\n<p>\u00ab La foi dans le surnaturel est tre\u0300s forte en Afrique, notamment au Nigeria et dans l\u2019Est du continent. Ce qui distingue le Ghana, ce sont ces camps e\u0301tablis dans le Nord. \u00bb<\/p>\n<p>Dans d\u2019autres re\u0301gions, les femmes accuse\u0301es sont souvent rejete\u0301es pluto\u0302t que de\u0301porte\u0301es. Mais dans le Nord, elles sont envoye\u0301es dans des \u201ccamps de sorcie\u0300res\u201d, perc\u0327us comme leur dernier refuge.<\/p>\n<p>Ces camps, souvent situe\u0301s a\u0300 proximite\u0301 des villages, sont dirige\u0301s par des chefs traditionnels ou des pre\u0302tres locaux, nomme\u0301s par les autorite\u0301s coutumie\u0300res. Celui de Gambaga est le plus ancien et le plus connu, mais il en existe aussi a\u0300 Kukuo, Gnani et Kpatinga.<\/p>\n<p>Les femmes cible\u0301es sont ge\u0301ne\u0301ralement a\u0302ge\u0301es, veuves ou sans soutien familial, pre\u0301cise Azumah.<\/p>\n<p>Beaucoup sont \u00ab les plus pauvres parmi les pauvres \u00bb. Une fois accuse\u0301es, elles subissent souvent des violences collectives, l\u2019abandon ou l\u2019exil a\u0300 vie.<\/p>\n<p>Parfois, ces accusations me\u0300nent a\u0300 la mort.<\/p>\n<p>En juillet 2020, une femme de 90 ans, Akua Denteh, a e\u0301te\u0301 lynche\u0301e sur un marche\u0301 public apre\u0300s avoir e\u0301te\u0301 accuse\u0301e de sorcellerie. Son assassinat brutal a choque\u0301 le pays et suscite\u0301 des appels a\u0300 la re\u0301forme.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est une forme de violence faite aux femmes, une diabolisation du fe\u0301minin \u00bb, explique Azumah.<\/p>\n<p>Le chercheur souligne que la sorcellerie n\u2019est pas toujours perc\u0327ue comme male\u0301fique: les hommes accuse\u0301s sont parfois conside\u0301re\u0301s comme des protecteurs ou des gue\u0301risseurs, tandis que les femmes sont condamne\u0301es.<\/p>\n<p>\u00ab Presque tout malheur peut e\u0302tre interpre\u0301te\u0301 comme une preuve de sorcellerie \u00bb, poursuit-il.<\/p>\n<p>\u00ab Les gens accusent parfois par malveillance, ou pour re\u0301gler des diffe\u0301rends \u2014 sur la proprie\u0301te\u0301, les terres, ou par simple jalousie, par exemple lorsqu\u2019un enfant d\u2019un autre obtient de bons re\u0301sultats scolaires. \u00bb<\/p>\n<p><b>Une justice coutumie\u0300re arbitraire<\/b><\/p>\n<p>Une fois accuse\u0301e et envoye\u0301e au camp, la femme subit un rituel de \u201cjugement\u201d: on sacrifie un poulet ou une pintade.<\/p>\n<p>Le chef spirituel traditionnel Alhassan Shi, responsable du camp de Gnani, de\u0301crit la pratique:<\/p>\n<p>\u00ab Quand l\u2019animal meurt, la position de son corps de\u0301termine le verdict.<\/p>\n<p>S\u2019il tombe sur le dos, te\u0302te tourne\u0301e vers le ciel, la femme est de\u0301clare\u0301e sorcie\u0300re.<\/p>\n<p>S\u2019il tombe sur le ventre, elle est juge\u0301e innocente. \u00bb<\/p>\n<p>Pourtant, me\u0302me lorsqu\u2019un tel rituel prouve leur innocence, rares sont celles qui peuvent rentrer chez elles.<\/p>\n<p>Pour la majorite\u0301, l\u2019accusation suffit a\u0300 les bannir a\u0300 jamais.<\/p>\n<p>\u00ab Les communaute\u0301s d\u2019origine ne sont ge\u0301ne\u0301ralement pas pre\u0302tes a\u0300 les accueillir de nouveau \u00bb, conclut Shi.<\/p>\n<p><b>Camps d\u2019exil<\/b><\/p>\n<p>Le camp de Kpatinga est une petite colonie d\u2019environ 35 huttes rondes, situe\u0301e a\u0300 quinze minutes en voiture du village principal.<\/p>\n<p>Certaines huttes ont un toit en to\u0302le et quelques-unes disposent d\u2019ampoules e\u0301lectriques. Environ quarante femmes y vivent.<\/p>\n<p>Comme d\u2019autres \u00ab camps de sorcie\u0300res \u00bb du nord du Ghana, Kpatinga est apparu de manie\u0300re informelle au fil du temps, servant de refuge aux femmes accuse\u0301es de sorcellerie, fuyant la violence des foules ou les exe\u0301cutions.<\/p>\n<p>Les chefs de camp sont responsables de la protection des femmes, mais ils exercent aussi une influence conside\u0301rable sur la communaute\u0301 \u2014 parfois empreinte de crainte.<\/p>\n<p>Bien que les communaute\u0301s voisines tole\u0300rent ces camps, ils ne repre\u0301sentent pas toujours un ve\u0301ritable sanctuaire.<\/p>\n<p>\u00ab Les camps ne sont ni un abri ni une prison&#8230; ils sont quelque part entre les deux \u00bb, explique John Azumah.<\/p>\n<p>Kpatinga est plus calme et isole\u0301 que les autres. Sous l\u2019ombre d\u2019un neem, le chef Adam Moussa, 77 ans, observe les femmes assises a\u0300 ses co\u0302te\u0301s, de\u0301cortiquant des arachides, silencieuses et impassibles.<\/p>\n<p>Mais hors de son regard, les femmes deviennent plus ouvertes: leurs voix restent basses, mais elles parlent avec prudence, partageant leurs histoires.<\/p>\n<p>Parmi elles, Abdulia Mile, 68 ans, vit en exil depuis pre\u0300s de cinq ans.<\/p>\n<p>Me\u0300re de huit enfants, elle a e\u0301te\u0301 accuse\u0301e par son propre fils apre\u0300s qu\u2019un de ses fre\u0300res a e\u0301te\u0301 diagnostique\u0301 avec un ulce\u0300re a\u0300 l\u2019estomac.<\/p>\n<p>Elle s\u2019e\u0301tait d\u2019abord re\u0301fugie\u0301e chez son pe\u0300re, mais son fils continuait de venir l\u2019accuser.<\/p>\n<p>\u00ab Je pleurais \u00bb, raconte-t-elle. Finalement, son pe\u0300re lui dit de partir, et son fils la conduisit a\u0300 Kpatinga.<\/p>\n<p>\u00ab Mon fils regrette de m\u2019avoir accuse\u0301e \u00bb, murmure-t-elle. \u00ab Je ne suis pas heureuse ici. \u00bb<\/p>\n<p>Elle ajoute que son fils essaie de la ramener, \u00ab mais maintenant, ma famille ne m\u2019acceptera plus. \u00bb<\/p>\n<p>Comme Mile et Anabiri, beaucoup de femmes ont e\u0301te\u0301 accuse\u0301es par leurs proches. D\u2019autres ont e\u0301te\u0301 accuse\u0301es par des e\u0301trangers.<\/p>\n<p>Fushina Dukorgu, veuve et me\u0300re de cinq enfants, vit en exil depuis six ans dans un camp isole\u0301 a\u0300 la pe\u0301riphe\u0301rie du village de Gnani.<\/p>\n<p>Son mari est mort alors que son plus jeune fils n\u2019avait que cinq ans. Apre\u0300s la mort soudaine d\u2019un neveu, le chef du village l\u2019accusa de sorcellerie.<\/p>\n<p>Elle fut imme\u0301diatement expulse\u0301e et vit de\u0301sormais seule.<\/p>\n<p>Dukorgu, calme, s\u2019assoit avec d\u2019autres femmes devant leurs huttes. Environ 130 personnes vivent dans le camp.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas de ferme, et les rares moyens de subsistance viennent de petits travaux chez les agriculteurs locaux.<\/p>\n<p>Les femmes passent leurs journe\u0301es a\u0300 parler, se reposer et tuer le temps ensemble.<\/p>\n<p>Dans sa petite hutte sans fene\u0302tres, entoure\u0301e de broussailles, Dukorgu re\u0301pond a\u0300 l\u2019appel de son fils, qu\u2019elle n\u2019a pas vu depuis plus de deux ans.<\/p>\n<p>Il e\u0301tudie a\u0300 l\u2019universite\u0301 de Tamale, a\u0300 trois heures de route.<\/p>\n<p>L\u2019e\u0301loignement et la pauvrete\u0301 rendent toute visite presque impossible.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019elle parle avec ses enfants au te\u0301le\u0301phone, ces e\u0301changes n\u2019atte\u0301nuent gue\u0300re la douleur de la se\u0301paration.<\/p>\n<p>\u00ab Je ne suis pas heureuse que mes enfants ne soient pas avec moi&#8230; Je veux juste rentrer a\u0300 la maison \u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Mais le retour n\u2019est pas une option: elle craint la vengeance des villageois.<\/p>\n<p>Et bien que les camps n\u2019aient ni murs ni portails, la plupart des femmes ne se sentent pas libres de partir.<\/p>\n<p>Beaucoup redoutent la violence ou pensent que rentrer leur attirerait maladie, malchance ou mort.<\/p>\n<p>\u00ab Il n\u2019y a pas de barrie\u0300res physiques, mais les barrie\u0300res culturelles et psychologiques sont profonde\u0301ment ancre\u0301es \u00bb, explique Azumah.<\/p>\n<p>\u00ab On les force a\u0300 croire que si elles quittent le camp, les esprits les tueront. \u00bb<\/p>\n<p><b>Rupture des moyens de subsistance<\/b><\/p>\n<p>La vie dans les camps repose largement sur l\u2019agriculture et le petit commerce, avec un soutien ponctuel provenant d\u2019ONG et de groupes religieux qui fournissent nourriture, soins de sante\u0301 et aide a\u0300 la re\u0301insertion lorsque cela est possible.<\/p>\n<p>Selon Limanatu Adam, directrice exe\u0301cutive de l\u2019ONG Songtaba pour les droits des femmes dans le nord du Ghana, l\u2019un des plus grands de\u0301fis pour les femmes des camps reste l\u2019acce\u0300s a\u0300 la nourriture.<\/p>\n<p>\u00ab Ces femmes fuient ou sont force\u0301es de venir ici \u00bb, explique-t-elle.<\/p>\n<p>\u00ab De\u0300s qu\u2019elles arrivent, elles sont coupe\u0301es de leurs sources de revenus. \u00bb<\/p>\n<p>La plupart des femmes accuse\u0301es de sorcellerie ont plus de soixante ans et n\u2019ont pas d\u2019enfants.<\/p>\n<p>Mais certaines vivent avec leurs enfants ou petits-enfants, eux aussi victimes de stigmatisation \u2014 beaucoup croient que la sorcellerie se transmet, pre\u0301cise-t-elle.<\/p>\n<p>John Azumah ajoute que ces enfants se retrouvent pris dans le me\u0302me cycle de pauvrete\u0301 et de honte.<\/p>\n<p>Au fil des anne\u0301es, des rapports ont e\u0301galement fait e\u0301tat d\u2019exploitation et de mauvais traitements.<\/p>\n<p>Les camps e\u0301tant informels, les femmes de\u0301pendent parfois des agriculteurs ou des habitants pour survivre, les rendant vulne\u0301rables aux abus, selon Azumah.<\/p>\n<p>\u00ab Les abus dans les camps sont trop fre\u0301quents \u00bb, de\u0301plore-t-il, citant du travail non re\u0301mune\u0301re\u0301, des exploits sexuels et des mariages force\u0301s de jeunes filles.<\/p>\n<p><b>Espoir de retour<\/b><\/p>\n<p>A\u0300 Gambaga, la re\u0301ve\u0301rende Gladys Mahama circule librement, saluant les femmes par leur nom, e\u0301changeant des sourires chaleureux.<\/p>\n<p>\u00ab Nous sommes ici chaque matin \u00bb, dit-elle, tandis qu\u2019une vieille femme s\u2019approche d\u2019elle, souriante et la main tendue.<\/p>\n<p>Un groupe de femmes s\u2019interrompt dans sa corve\u0301e d\u2019eau pour la saluer.<\/p>\n<p>Contrairement a\u0300 d\u2019autres camps ou\u0300 re\u0300gne la tension, Gambaga repre\u0301sente une expe\u0301rience plus positive.<\/p>\n<p>Sa proximite\u0301 du village favorise une meilleure acceptation et facilite les visites familiales. \u00ab La vie ici n\u2019est pas facile \u00bb, admet Mahama.<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas l\u2019endroit ide\u0301al, mais c\u2019est un peu mieux. Quand une nouvelle femme arrive, les autres pleurent toute la semaine, a\u0300 cause des souffrances qu\u2019elle a ve\u0301cues. \u00bb<\/p>\n<p>Son e\u0301glise offre des se\u0301ances de conseil pour aider les femmes a\u0300 surmonter leurs traumatismes.<\/p>\n<p>Les cours et activite\u0301s, souvent accompagne\u0301s de chants et de danses, procurent des moments de soulagement.<\/p>\n<p>Dans certains cas, l\u2019e\u0301glise presbyte\u0301rienne et les ONG soutiennent activement la re\u0301inte\u0301gration.<\/p>\n<p>\u00ab Nous travaillons dur sur le programme de re\u0301insertion \u00bb, dit Mahama.<\/p>\n<p>\u00ab Maintenant, certaines femmes voyagent pour visiter leurs familles, et des proches viennent aussi les voir ici. \u00bb<\/p>\n<p>Pour d\u2019autres, le retour est impossible: leurs familles refusent de les revoir.<\/p>\n<p>\u00ab Parfois, apre\u0300s tant d\u2019humiliation et de douleur, certaines disent simplement: non, je ne veux plus rentrer \u00bb, ajoute-t-elle.<\/p>\n<p>Mais quelques histoires de retour nourrissent encore l\u2019espoir.<\/p>\n<p>Ama Samani, me\u0300re de huit enfants d\u2019une cinquantaine d\u2019anne\u0301es, a trouve\u0301 une nouvelle chance de vie gra\u0302ce a\u0300 la re\u0301inte\u0301gration.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019ai voulu mourir, car la se\u0301paration e\u0301tait insupportable \u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p>Connue pour son travail acharne\u0301, elle fut accuse\u0301e par sa nie\u0300ce d\u2019avoir cause\u0301 une maladie myste\u0301rieuse.<\/p>\n<p>Une ce\u0301re\u0301monie traditionnelle la de\u0301clara \u00ab coupable \u00bb de sorcellerie.<\/p>\n<p>Abandonne\u0301e, rejete\u0301e par son mari, elle passa quatre ans isole\u0301e a\u0300 Gambaga, visite\u0301e de temps en temps par ses enfants.<\/p>\n<p>En avril dernier, gra\u0302ce a\u0300 la perse\u0301ve\u0301rance de ces derniers, a\u0300 la me\u0301diation de l\u2019e\u0301glise et au soutien d\u2019activistes locaux, elle a pu s\u2019installer dans un village voisin aupre\u0300s de sa famille e\u0301largie.<\/p>\n<p>\u00ab La vie reste difficile, mais je suis heureuse d\u2019e\u0302tre avec mes enfants \u00bb, dit-elle.<\/p>\n<p>Elle re\u0302ve d\u2019ouvrir un atelier de fabrication de savon, une compe\u0301tence apprise a\u0300 Gambaga.<\/p>\n<p>Une autre re\u0301sidente, Akoloboka, a e\u0301galement e\u0301te\u0301 re\u0301inte\u0301gre\u0301e avant de mourir l\u2019an dernier.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on montre sa photo aux femmes de Gambaga, elles sourient, se souvenant d\u2019elle comme d\u2019une travailleuse infatigable, portant l\u2019eau et ramassant le bois.<\/p>\n<p>Ces histoires rares, mais puissantes, rappellent a\u0300 toutes les femmes qu\u2019un retour a\u0300 la maison est possible.<\/p>\n<p><b>Sorcie\u0300re un jour, sorcie\u0300re pour toujours<\/b><\/p>\n<p>La re\u0301inte\u0301gration reste souvent cou\u0302teuse et complexe.<\/p>\n<p>D\u2019abord, la famille et la communaute\u0301 doivent accepter le retour de la femme \u2014 une e\u0301tape rare.<\/p>\n<p>Si elles y consentent, la femme doit ensuite subir un rituel traditionnel dirige\u0301 par un pre\u0302tre local, cense\u0301 \u00ab pardonner \u00bb ses pre\u0301tendus pouvoirs.<\/p>\n<p>Ce rituel implique un sacrifice animal et le paiement d\u2019honoraires au pre\u0302tre, souvent supe\u0301rieurs a\u0300 1 000 cedis ghane\u0301ens (environ 90 $ US).<\/p>\n<p>Certaines femmes pourraient retourner sans danger, mais n\u2019ont pas les moyens de payer, explique John Azumah.<\/p>\n<p>Parfois, des ONG couvrent ces frais, mais me\u0302me apre\u0300s la ce\u0301re\u0301monie, familles et villages refusent encore de les accepter.<\/p>\n<p>\u00ab La plupart des communaute\u0301s ne croient pas a\u0300 la de\u0301livrance spirituelle, car pour elles, une fois sorcie\u0300re, toujours sorcie\u0300re \u00bb, souligne Azumah.<\/p>\n<p>\u00ab Elles croient au diagnostic, pas a\u0300 la gue\u0301rison. \u00bb Pourtant, les efforts pour briser ce cycle se multiplient.<\/p>\n<p>L\u2019e\u0301glise de Gladys Mahama a aide\u0301 cinq femmes a\u0300 re\u0301inte\u0301grer leurs communaute\u0301s cette anne\u0301e, tandis que des ONG et organisations de de\u0301fense des droits des femmes ont soutenu des centaines d\u2019autres au cours des quinze dernie\u0300res anne\u0301es.<\/p>\n<p><b>Lutte pour le changement<\/b><\/p>\n<p>En mars 2025, le Parlement ghane\u0301en a relance\u0301 l\u2019examen d\u2019un projet de loi contre les accusations de sorcellerie.<\/p>\n<p>S\u2019il est adopte\u0301, il criminalisera ces accusations et permettra a\u0300 la police ainsi qu\u2019aux travailleurs sociaux d\u2019intervenir.<\/p>\n<p>Il posera e\u0301galement les bases de programmes de re\u0301insertion pour les survivantes re\u0301inte\u0301gre\u0301es.<\/p>\n<p>La loi avait e\u0301te\u0301 approuve\u0301e en 2023, mais le pre\u0301sident de l\u2019e\u0301poque avait refuse\u0301 de la promulguer.<\/p>\n<p>Les militants la de\u0301crivent comme une occasion cruciale de changement, mais les de\u0301fis demeurent.<\/p>\n<p>La croyance en la sorcellerie reste profonde\u0301ment enracine\u0301e, et la stigmatisation ne disparai\u0302t pas par simple de\u0301cret.<\/p>\n<p>Les ressources policie\u0300res sont limite\u0301es dans les zones rurales, et les femmes exile\u0301es font face a\u0300 un avenir incertain.<\/p>\n<p>Me\u0302me si la loi entre en vigueur, beaucoup se demandent: \u00ab Ou\u0300 irons-nous? \u00bb<\/p>\n<p>Dans les camps, les femmes plaident lentement pour la fin du stigmate.<\/p>\n<p>Lors de la fe\u0302te des me\u0300res en mai 2025, organise\u0301e par Songtaba dans le camp de Gnani, une femme brandissait une pancarte:<\/p>\n<p>\u00ab E\u0302tre a\u0302ge\u0301e n\u2019est pas un crime&#8230; Arre\u0302tez de viser les vieilles femmes ! \u00bb<\/p>\n<p>Pendant ce temps, a\u0300 Gambaga, la plus ancienne re\u0301sidente, Anabiri, souffre de troubles mentaux depuis 2010, selon Mahama.<\/p>\n<p>Elle rec\u0327oit des soins me\u0301dicaux et des traitements qui ont ame\u0301liore\u0301 son e\u0301tat, mais elle parle rarement, errant silencieusement dans le camp.<\/p>\n<p>Alors que le Ghana s\u2019efforce d\u2019adopter une loi interdisant les accusations de sorcellerie, la plupart des femmes exile\u0301es continuent de vivre dans un calme re\u0301silient.<\/p>\n<p>Mais me\u0302me si le changement arrive, il ne viendra sans doute pas assez to\u0302t pour Anabiri:<\/p>\n<p>apre\u0300s plus de quarante ans d\u2019exil, l\u2019octoge\u0301naire risque de finir ses jours dans sa hutte, aux marges de Gambaga.<\/p>\n<p>La croyance en la sorcellerie est profonde\u0301ment ancre\u0301e au Ghana, touchant tant les zones rurales qu&#8217;urbaines. Les femmes, souvent a\u0302ge\u0301es ou sans protection familiale, sont particulie\u0300rement cible\u0301es. Les accusations de sorcellerie peuvent mener a\u0300 des violences extre\u0302mes, et les camps de sorcie\u0300res, comme celui de Gambaga, sont devenus des refuges pour celles qui fuient la perse\u0301cution. Ces camps, bien que conside\u0301re\u0301s comme des lieux de refuge, sont souvent marque\u0301s par la stigmatisation et la pauvrete\u0301, rendant la re\u0301inte\u0301gration dans la socie\u0301te\u0301 difficile.<\/p>\n<p><b>Source: Al Jazeera<\/b><\/p>\n<p class=\"ap-article-footer-note\">Retrouvez plus d\u2019actualit\u00e9s et d\u2019analyses sur <span class=\"ap-highlight-country\">l\u2019Afrique<\/span> sur le site <span class=\"ap-highlight-brand\">Africa Press<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claire Thomas CE Qu\u2019Il Faut Savoir Au Ghana, des femmes sont exil\u00e9es dans des camps de sorci\u00e8res, accus\u00e9es de sorcellerie. Ces camps, comme celui de Gambaga, abritent des femmes souvent \u00e2g\u00e9es et vuln\u00e9rables, victimes de violences et de stigmatisation. Malgr\u00e9 les efforts pour les r\u00e9int\u00e9grer, le chemin vers la r\u00e9habilitation reste sem\u00e9 d&#8217;emb\u00fbches. Africa. 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