Africa-Press – Gabon. Au Gabon, le Dialogue national inclusif (DNI) suit son cours avec les travaux qui s’intensifient au sein des différentes commissions, mais pour la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping craint que cette rencontre n’accouche d’une souris.
Préparation à huis clos par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et le gouvernement de la Transition du dialogue national inclusif (DNI) ; nominations d’autorité par le CTRI et le gouvernement des membres du bureau du dialogue, des bureaux des trois commissions et les membres des bureaux des douze sous-commissions ; désignation d’autorité par le CTRI et le gouvernement des membres des partis politiques au mépris de la loi les régissant ; désignation d’autorité par le CTRI et le gouvernement, des participants au Dialogue.
Affectation d’autorité par le CTRI et le gouvernement, des participants dans des commissions et sous-commissions sans tenir compte de l’expertise de chaque membre ; précipitation de l’organisation et impréparation du DNI sous prétexte des exigences de la communauté internationale. Au Gabon, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping fait autant de griefs au DNI. Alors que les travaux s’accélèrent au sein des commissions, la CNR doute de l’aspect démocratique de cette rencontre, se demande si le CTRI veut conduire le Gabon vers la démocratie par la dictature militaire et interroge les problèmes de fond proposés en discussion.
L’échec d’une rencontre pourtant attendue ?
«Ce que la CNR redoute est de mise», a déclaré le porte-parole de la CNR le 11 avril. À travers cette déclaration, la formation politique de Jean Ping pointe du doigt un gaspillage d’argent en soulignant que les réflexions sur les thématiques sectorielles relevant des programmes de gouvernement existent déjà. «Dépenser tant de milliards pour les actualiser ou les corriger à la marge, interroge sur le vrai dessein de ces assises», a déclaré la porte-parole. «De quoi s’agit-il ? Veut-on nous ramener à la pensée unique ou à un programme commun de gouvernement ? Où est-ce le Roi qui sollicite les états généraux pour alimenter et asseoir son règne ?» s’interroge la formation de Jean Ping.
La CNR craint en outre «que cette rencontre n’accouche que d’une souris». Elle redoute «qu’elle ne puisse rien apporter de plus par rapport aux rencontres précédentes, à cause de l’absence des thèmes qui sont à l’origine des crises au Gabon, notamment: la Gouvernance politique et la responsabilité subséquente». La CNR semble prédire l’échec du DNI et indique que cette rencontre «devait être celle de l’élaboration d’une vision du développement de la gouvernance politique du Gabon, à travers des institutions restaurées ou revisitées afin que tous les enfants du pays s’accordent sur les principes, valeurs et règles fondamentaux de notre vivre-ensemble».
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