Global Green International Holding: École et milliards en attente

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Global Green International Holding: École et milliards en attente
Global Green International Holding: École et milliards en attente

Africa-Press – Gabon. Plus de deux ans après le Sommet de Dakar, le projet de construction d’une école gratuite offerte par Global Green International Holding et les perspectives d’investissements massifs dans la «Révolution Verte» semblent stagner dans les couloirs administratifs de la capitale gabonaise. Entre promesses de développement et inertie bureaucratique, le Gabon risque de voir s’échapper une opportunité de financement majeure pour sa transformation infrastructurelle. Ce projet ne doit pas être un simple trophée diplomatique pour Yohann Emeryc Moussadji Nzamba, consultant en marketing international, mais une réponse concrète aux carences de nos infrastructures scolaires.

Le 25 novembre 2023, lors du 8ème Sommet panafricain sur l’aide humanitaire et l’investissement à Dakar, le Gabon se distinguait grâce à la détermination de l’un de ses fils, Yohann Emeryc Moussadji Nzamba, désigné lauréat du prix «École gratuite pour l’Afrique». Ce prix, initié par le Dr. Abou Dieng, PDG de Global Green International Holdings, prévoit le don d’une école entièrement construite et équipée pour la République gabonaise. Pourtant, nous sommes aujourd’hui le 5 janvier 2026, et l’élan semble freiné par une exigence administrative non encore satisfaite depuis plus de deux ans.

Dans une correspondance adressée au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le 14 novembre 2024, le Dr. Abou Dieng a réitéré son intention de transformer l’économie gabonaise par un plan d’investissement décennal. Sa lecture des freins au développement africain est sans appel: «Nous avons réalisé que le plus grand défi pour les pays africains était l’accès au financement. Dans la plupart des cas, les pays ont les capacités de remboursement mais ne peuvent pas fournir les garanties requises pour obtenir le financement. Et c’est là que nous intervenons».

Global Green international Holding propose de lever ce verrou en fournissant les garanties nécessaires à ses partenaires financiers mondiaux pour soutenir des projets structurants au Gabon.

Des projets futuristes pour un Gabon en mutation

Le portefeuille proposé ne se limite pas à l’éducation, mais englobe une vision globale de modernisation par des actions concrètes. Le projet de Révolution verte africaine vise la plus grande industrialisation de l’agriculture à travers le continent en intégrant les technologies les plus récentes en matière d’énergie renouvelable et de chaîne d’approvisionnement. Pour répondre à la crise du logement, l’initiative Global Green Rapid Construction propose d’apporter les technologies les plus abordables pour bâtir rapidement des habitations à bas prix. Enfin, l’entreprise prévoit de financer et d’exploiter un système de transport intelligent composé de podways électriques suspendus pour relier les grandes villes du pays.

Malgré la portée de ces annonces, l’urgence immédiate concerne l’école offerte. Le processus requiert désormais une confirmation formelle de la part de la Présidence de la République sur l’acceptation du prix et la volonté ferme de se doter de cette infrastructure stratégique pour l’éducation de la jeunesse gabonaise. L’absence de cet acte officiel bloque non seulement la pose de la première pierre, mais envoie également un signal de désintérêt aux investisseurs internationaux.

Si la «Restauration des Institutions» prônée par la transition achevée est une réalité, elle doit passer par la sécurisation de tels projets. Yohann Moussadji a fait sa part en portant la voix du Gabon à Dakar; il revient désormais aux autorités de confirmer leur acceptation pour que les engins de chantier remplacent enfin les discours. La crédibilité internationale du Gabon en dépend.

L’heure des comptes: Quelle ambition pour le Gabon?

L’absence de réaction officielle face à une telle main tendue frise la négligence. Le Gabon ne peut plus se permettre de rester spectateur de sa propre croissance. Alors qu’il figure sur une liste sélective de bénéficiaires aux côtés de pays comme la Zambie ou le Cameroun, l’inertie du Palais Rénovation interpelle. Quelle crédibilité accorder aux discours de transformation si une opportunité clé en main est ignorée? La première autorité du pays se doit aujourd’hui de fournir les arguments nécessaires prouvant l’intérêt réel du Gabon pour ces financements. À défaut de réactivité, le risque de voir ces fonds de la « Révolution Verte » redirigés vers des nations plus réactives et audacieuses, laissant les enfants gabonais sur le carreau est imminent.

Pour le Gabon, rater cette opportunité, c’est envoyer un signal désastreux aux investisseurs humanitaires: celui d’un pays incapable de saisir un don gratuit pour sa propre jeunesse. «Monsieur le Président, le développement n’attend pas la fin des lenteurs administratives. Le projet School for Africa ne demande aucun décaissement au Trésor Public, seulement une volonté politique et administrative affirmée».

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