Africa-Press – Gabon. Alors que le front social scolaire menace de faire basculer le Gabon dans le néant éducatif, la ministre d’Etat en charge de l’Éducation nationale est sortie le 23 janvier dernier avec humilité de sa réserve pour appeler les acteurs de l’éducation à sauver l’année Scolaire 2025-2026. Entre aveu d’impuissance technique et supplique patriotique, Camélia Ntoutoume Leclercq appelle à un « sursaut » pour éviter que les trois semaines de cours déjà perdues ne scellent définitivement le sort de la jeunesse.
Le système éducatif gabonais vacille. Réunie avec les directeurs d’académies et les partenaires sociaux, Camélia Ntoutoume Leclercq n’a pas usé de la langue de bois. Le constat est brutal: trois semaines de cours se sont déjà évaporées dans les méandres des mouvements sociaux. « Nous sommes sur la dernière ligne », a-t-elle martelé, signifiant que le pays flirte dangereusement avec le point de non-retour pour le système éducatif gabonais.
Réagissant à la paralysie persistante des établissements due aux mouvements sociaux des enseignants, la ministre a révélé avoir consulté des spécialistes pour évaluer l’impact sur le calendrier. Le diagnostic est sans appel. La marge de manœuvre est quasi nulle. « Nous avons déjà perdu trois semaines sur le calendrier scolaire. Progressivement, nous sommes en train d’aller sur les limites au niveau du réajustement du calendrier », a-t-elle alerté.
Techniquement, le Gabon flirte avec la zone rouge. Pour valider une année, 25 semaines de cours effectifs sont requises. Au-delà du seuil actuel, le rattrapage ne sera plus une option, mais une illusion, reportant élèves et enseignants d’un cycle, avec des conséquences sociales et économiques lourdes pour les familles.
Le « Sursaut » ou le Néant
Face à cette menace, le ministre d’État à l’Education nationale a multiplié les appels à l’unité. « Je voudrais vraiment, avec humilité, appeler les uns et les autres. Sauvons notre avenir. Nous sommes sur la dernière ligne. Est-ce que nous voulons qu’il n’y ait plus rien après ça? », a-t-elle plaidé, la voix chargée d’émotion.
La ministre a insisté sur les mesures gouvernementales déjà engagées: versements salariaux accélérés, réaménagements budgétaires et négociations en cours avec les syndicats. « Le gouvernement est déterminé à préserver les acquis scolaires, mais cela exige un sursaut collectif immédiat », a-t-elle ajouté, appelant explicitement les enseignants à reprendre les classes sans délai.
Entre des revendications corporatistes légitimes et l’intérêt supérieur de la Nation, le Gabon joue sa survie éducative. Le plan de rattrapage intensif est prêt, mais il attend ses acteurs. Sans un compromis historique dans les prochains jours, l’école gabonaise s’apprête à signer son propre acte de décès pour la saison 2025-2026. Reste à savoir si cet appel solennel suffira à désamorcer la crise, ou si le Gabon s’achemine vers une nouvelle fracture éducative. Les prochains jours seront décisifs.
Alors que le front social scolaire menace de faire basculer le Gabon dans le néant éducatif, la ministre d’Etat en charge de l’Éducation nationale est sortie le 23 janvier dernier avec humilité de sa réserve pour appeler les acteurs de l’éducation à sauver l’année Scolaire 2025-2026. Entre aveu d’impuissance technique et supplique patriotique, Camélia Ntoutoume Leclercq appelle à un « sursaut » pour éviter que les trois semaines de cours déjà perdues ne scellent définitivement le sort de la jeunesse.
Le système éducatif gabonais vacille. Réunie avec les directeurs d’académies et les partenaires sociaux, Camélia Ntoutoume Leclercq n’a pas usé de la langue de bois. Le constat est brutal: trois semaines de cours se sont déjà évaporées dans les méandres des mouvements sociaux. « Nous sommes sur la dernière ligne », a-t-elle martelé, signifiant que le pays flirte dangereusement avec le point de non-retour pour le système éducatif gabonais.
Réagissant à la paralysie persistante des établissements due aux mouvements sociaux des enseignants, la ministre a révélé avoir consulté des spécialistes pour évaluer l’impact sur le calendrier. Le diagnostic est sans appel. La marge de manœuvre est quasi nulle. « Nous avons déjà perdu trois semaines sur le calendrier scolaire. Progressivement, nous sommes en train d’aller sur les limites au niveau du réajustement du calendrier », a-t-elle alerté.
Techniquement, le Gabon flirte avec la zone rouge. Pour valider une année, 25 semaines de cours effectifs sont requises. Au-delà du seuil actuel, le rattrapage ne sera plus une option, mais une illusion, reportant élèves et enseignants d’un cycle, avec des conséquences sociales et économiques lourdes pour les familles.
Le « Sursaut » ou le Néant
Face à cette menace, le ministre d’État à l’Education nationale a multiplié les appels à l’unité. « Je voudrais vraiment, avec humilité, appeler les uns et les autres. Sauvons notre avenir. Nous sommes sur la dernière ligne. Est-ce que nous voulons qu’il n’y ait plus rien après ça? », a-t-elle plaidé, la voix chargée d’émotion.
La ministre a insisté sur les mesures gouvernementales déjà engagées: versements salariaux accélérés, réaménagements budgétaires et négociations en cours avec les syndicats. « Le gouvernement est déterminé à préserver les acquis scolaires, mais cela exige un sursaut collectif immédiat », a-t-elle ajouté, appelant explicitement les enseignants à reprendre les classes sans délai.
Entre des revendications corporatistes légitimes et l’intérêt supérieur de la Nation, le Gabon joue sa survie éducative. Le plan de rattrapage intensif est prêt, mais il attend ses acteurs. Sans un compromis historique dans les prochains jours, l’école gabonaise s’apprête à signer son propre acte de décès pour la saison 2025-2026. Reste à savoir si cet appel solennel suffira à désamorcer la crise, ou si le Gabon s’achemine vers une nouvelle fracture éducative. Les prochains jours seront décisifs.





