Africa-Press – Gabon. Déposé le 14 janvier 2026, le préavis de grève du collectif ‘Urgence santé’ a été suspendu jusqu’au 25 février 2026, à l’issue d’une audience accordée par le chef de l’État aux représentants du collectif.
Dans le cadre des revendications du collectif ‘Urgence santé’, un cahier de charges accompagné d’un préavis de grève de huit jours avait été transmis aux autorités. Au cœur des revendications: la situation de la main-d’œuvre non permanente, pourtant détentrice de diplômes, dont l’intégration à la Fonction publique fait désormais l’objet d’une réflexion approfondie.
Dans cette dynamique, une commission technique a été mise en place afin d’examiner les différentes revendications du collectif et d’évaluer les modalités de leur prise en compte. «Nous crions à l’aide. Car, nous ne savons plus à quel saint nous vouer», avait confié un membre du collectif.
Il y a qu’entretemps, Le 20 janvier 2026, Oligui Nguema a présidé une séance de travail avec des représentants des syndicats du secteur de la santé, au cours de laquelle il a annoncé la réactivation du Conseil national de la santé, la création d’un comité de suivi permanent et d’une Haute autorité de la santé, chargée de renforcer la régulation, la performance et la qualité des soins au Gabon.
Le collectif insiste néanmoins sur la nécessité de voir les promesses du chef de l’État se concrétiser d’ici le 25 février prochain, dans l’espoir de satisfaire l’ensemble des agents concernés.
D’ici là, le collectif ‘Urgence santé’ affirme rester en position d’observateur, suspendant toute action, mais demeurant attentif à l’effectivité des engagements pris. Le 25 février s’annonce donc comme une date décisive, où les paroles officielles seront attendues au tournant des actes.
Thecia Nyomba





