Cybersécurité Et IA Pour Un Hub Numérique Au Gabon

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Cybersécurité Et IA Pour Un Hub Numérique Au Gabon
Cybersécurité Et IA Pour Un Hub Numérique Au Gabon

Africa-Press – Gabon. Pendant deux jours, Libreville s’est imposée comme un carrefour de réflexion sur l’avenir du numérique. Réunis à l’initiative de l’Arcep, acteurs nationaux et experts internationaux ont jeté les bases d’une gouvernance de l’Internet alignée sur les ambitions de souveraineté, de résilience et de rayonnement du Gabon dans un monde numérique en constante mutation.

Ouvert la veille, l’atelier national sur la gouvernance de l’Internet et la souveraineté numérique s’est achevé le 23 janvier 2026 à Libreville sur une note de satisfaction partagée. Organisée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), cette rencontre de haut niveau a rassemblé l’ensemble des acteurs de l’écosystème numérique gabonais, aux côtés d’experts internationaux, autour d’un objectif commun: faire du numérique un levier de développement, d’émancipation et de souveraineté pour le Gabon.

Dans un contexte mondial marqué par l’accélération des mutations technologiques et la montée des enjeux de gouvernance, les échanges ont permis de mieux appréhender la complexité de l’Internet, espace global régi par des équilibres subtils entre intérêts nationaux et dynamiques internationales. «Nos discussions ont permis de lever le voile sur la complexité de l’équilibre entre gouvernance globale et impératifs nationaux. Grâce à la diversité de vos profils, nous avons pu saisir les enjeux et esquisser des réponses concrètes aux problématiques de la gouvernance mondiale de l’Internet et de la souveraineté numérique nationale», a déclaré Célestin Kadjidja, président du Conseil de régulation de l’Arcep, en clôturant les travaux.

Selon lui, l’atelier a mis en évidence l’urgence d’une approche collaborative, tant au niveau national que sous-régional. «Nous devons être les porteurs de positions communes au sein des grandes instances décisionnelles. Des positions nationales concertées permettront de renforcer le poids du Gabon dans ces espaces internationaux», a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une voix africaine mieux structurée dans les débats mondiaux sur l’Internet.

Les travaux ont également permis de poser un cadre de réflexion structuré, nourri par les contributions d’experts venus de l’étranger. Pour Rodrigue Guiguemdé, CEO de Digital SARL et expert burkinabè, l’enjeu était avant tout capacitaire. «L’objectif de l’atelier était de doter les participants d’outils en matière de gouvernance de l’Internet et de souveraineté numérique, afin qu’ils puissent mieux dialoguer, coordonner leurs actions et renforcer leurs contributions au sein de l’écosystème national, régional et international», a-t-il expliqué.

Plusieurs thématiques ont rythmé les échanges, notamment la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la résilience des infrastructures numériques et la place des États dans les instances internationales de gouvernance. Emmanuel Elolo, consultant international en cyberdiplomatie, a rappelé l’importance de ces sujets pour l’avenir du pays. «Nous avons abordé l’histoire de l’Internet, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et l’ensemble des leviers permettant au Gabon de se saisir pleinement de ces enjeux et d’avoir une voix crédible dans les instances communautaires et internationales», a-t-il indiqué.

Sur le plan opérationnel, les discussions ont mis en évidence certaines insuffisances en matière de résilience des infrastructures numériques et de gestion des ressources critiques de l’Internet. Des défis qui appellent, selon les participants, des réponses coordonnées et inclusives impliquant l’ensemble de l’écosystème numérique national. «Nous pouvons nous réjouir d’avoir posé le premier jalon d’une véritable appropriation nationale de la gouvernance de l’Internet», a conclu Célestin Kadjidja.

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de certificats aux participants. Fort de l’engouement suscité par cette initiative, le président du Conseil de régulation de l’Arcep a annoncé l’organisation d’un nouvel événement numérique dans les six prochains mois. Une ambition clairement affichée: «Faire du Gabon un hub du soft power numérique».

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