Africa-Press – Gabon. Le Gabon marque un point décisif sur l’échiquier sous-régional. Avec la nomination du Général Yves-Marcel Mapangou Moussadji au poste de Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité, Libreville place l’un de ses plus fins stratèges au cœur de l’architecture sécuritaire de la CEEAC. Entre médiations de crises et défis de gouvernance démocratique, cet officier supérieur hérite d’un mandat de cinq ans crucial pour la stabilité d’une Afrique Centrale en pleine mutation.
Le 25 janvier 2026 restera une date marquante pour la diplomatie gabonaise. Lors de la 9ème Conférence extraordinaire des Chefs d’État de la CEEAC, tenue par visioconférence, le Général Yves-Marcel Mapangou Moussadji, 61 ans, a été officiellement porté à la tête de la Commission en charge de la mise en œuvre de la COPAX (Conférence des politiques de paix et de sécurité).
Ancien Commandant en chef adjoint de la Police nationale et, plus récemment, Coordonnateur du programme frontières de l’institution régionale depuis 2020, le Général Mapangou n’est pas un novice. Sa promotion intervient dans un climat régional complexe, marqué par des foyers d’instabilité persistants en RCA, au Soudan du Sud, et des réajustements diplomatiques entre voisins.
Sa mission est vaste: supervision de l’architecture de paix, prévention des conflits et soutien aux processus électoraux. Comme le souligne l’acte de sa nomination, il est désormais l’homme en charge de « garantir une gouvernance démocratique dans la région ». Fort d’une expertise technique reconnue, notamment sur les problématiques transfrontalières, il est présenté comme « l’architecte de la paix dont la CEEAC a besoin » pour coordonner les actions avec l’Union Africaine et l’ONU.
Pour les autorités de Libreville, ce choix est une victoire politique majeure. Placer un officier gabonais à ce poste hautement stratégique renforce l’influence du pays au sein de la zone CEEAC/CEMAC, seulement quelques jours après des sommets décisifs sur l’avenir du Franc CFA.
Le Général Mapangou Moussadji devra désormais transformer cette influence en résultats concrets. Son défi sera de faire de la COPAX un outil réactif face aux crises et non plus seulement une instance de concertation. En positionnant ce haut gradé, le Gabon réaffirme sa volonté de jouer les premiers rôles dans la médiation et la sécurisation d’un espace communautaire en quête de leadership.





