Africa-Press – Gabon. À l’occasion de son 15e anniversaire, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) a ouvert ses portes, vendredi 30 janvier 2026, afin d’ouvrir au public un aperçu de ses activités et de ses infrastructures. L’agence a également accueilli les élèves du lycée technique de Bikélé ainsi que les étudiants de l’Institut national de la poste, des technologies et de la communication (INPTIC), affirmant ainsi son engagement en faveur de la formation et de l’insertion des jeunes dans les métiers de la cybersécurité.
Les élèves du Lycée technique de Bikélé et les étudiants de l’INPTIC ont eu l’opportunité de s’immerger dans les activités de l’Agence nationale des infrastructures numériques (Aninf) et de découvrir ses missions. L’expérience s’inscrit dans le cadre de la journée portes ouvertes organisée ce vendredi 30 janvier 2026, à l’occasion du 15e anniversaire de l’Aninf. Par cette initiative, l’agence se veut un appui pour la formation des jeunes en combinant théorie et compétences techniques.
Dans cette dynamique, le conseiller administratif du directeur général de l’Aninf, Hugues Maixent Mba-Mvet, a rappelé que la portée de cette initiative vise à être une source de déclic et de vocation, afin d’assurer la relève dans les métiers liés à la cybersécurité. «C’est important pour l’Aninf de pouvoir ouvrir son site afin d’accueillir ces jeunes de demain, qui seront la relève de notre pays en matière digitale», a-t-il précisé, soulignant que, pour eux, c’était une occasion d’échanger avec la jeunesse et de leur faire découvrir les métiers du numérique. En outre, selon le conseiller, cette journée constituait une passerelle pour que les apprenants s’engagent pleinement dans ce secteur. Par ailleurs, cette journée portes ouvertes n’est pas la seule initiative mise en place par l’Aninf pour accompagner les jeunes dans leur formation. D’après M. Mba-Mvet, six élèves du technique de Bikélé ont déjà été en stage d’immersion à l’Aninf.
Une initiative au bénéfice des étudiants et élèves
La journée a également été au centre des interactions autour des exposés des divers professionnels de l’Aninf. Les participants ont pu en apprendre davantage sur le pôle des fréquences et de l’audiovisuel, le pôle des applications, le pôle de l’ingénierie et des réseaux, ainsi que sur le pôle sécurité et information de l’Aninf. À l’issue de ces discussions, les élèves et étudiants n’ont pas hésité à exprimer leur ressenti. Pour Jeannilia Dolores Song Samning, étudiante à l’INPTIC, la journée lui a permis d’avoir un autre aperçu du digital. «J’ai compris plusieurs choses. Cela m’a facilité la prise de décision concernant mon parcours futur, mais cela m’a également permis de découvrir la vision réelle de l’agence et les services qu’ils assurent au sein de l’administration gabonaise».
Même son de cloche du côté de Paul Désiré Asseko, élève en classe de terminale au lycée technique de Bikélé. «Il faut comprendre les facteurs du numérique. Il ne faut pas se dire: “Je ne vais jamais me faire attaquer.” Il faut retenir que vous allez forcément être attaqué et que la cybersécurité est justement là pour anticiper ces attaques, pour savoir comment se protéger et surtout pour faire en sorte que la brèche ouverte lors d’une attaque ne soit pas réouverte», a-t-il déclaré, en soulignant qu’il souhaiterait lui aussi devenir un jour doctorant en cybersécurité.
Ainsi, en visant la souveraineté numérique, l’Aninf entend, par cette action, préparer la relève de demain. «Notre Constitution, dans son préambule, consacre la souveraineté numérique. Pour assurer cette souveraineté, il faut des compétences. Il faut des compétences, et 15 ans plus tard, nous entrons dans un nouveau cycle». Retenons qu’en 2026, avec un partenaire américain, l’Aninf va lancer la formation de 1 000 jeunes Gabonais aux métiers du numérique. Cela fait de cette agence un acteur pleinement engagé aux côtés des initiatives gouvernementales pour développer les compétences numériques et digitales.
Thecia Nyomba





