Africa-Press – Gabon. À l’issue du Conseil des ministres du 29 janvier 2026, Roméo Nguema Ondo a été nommé Directeur général de la Gabonaise des Jeux (GDJ). Fort de plus 20 d’expérience en finance et en audit, il est chargé de conduire la réforme stratégique du secteur des jeux de hasard et d’argent, désormais placé sous le monopole exclusif de l’État, afin d’en faire un levier de recettes publiques, de régulation sociale et de financement d’actions d’intérêt général.
Par décret pris en Conseil des ministres le 29 janvier 2026, le président de la République a nommé Roméo Nguema Ondo Directeur général de la Gabonaise des Jeux (GDJ), société d’État détentrice du monopole exclusif de l’organisation, de l’exploitation et de la gestion des jeux de hasard et d’argent en République gabonaise. Cette décision marque une étape majeure dans la refondation du secteur des jeux, inscrite au cœur des réformes structurelles engagées par les plus hautes autorités de l’État. Longtemps fragmenté et faiblement régulé, ce secteur à forts enjeux économiques et sociaux fait désormais l’objet d’une reprise en main souveraine visant à en optimiser la gouvernance, la rentabilité et l’impact social.
Une nomination au cœur d’une réforme stratégique de l’État
La création de la Gabonaise des Jeux, suivie de la nomination de son premier Directeur général, traduit la volonté du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, de réorganiser en profondeur un domaine stratégique pour les finances publiques. L’objectif affiché est clair: mettre fin à une gestion éclatée, renforcer la régulation et assurer une meilleure mobilisation des recettes issues des jeux de hasard et d’argent au profit du Trésor public.
La réforme repose sur une approche globale, articulant performance économique, transparence financière et responsabilité sociale. Elle vise notamment à sécuriser et tracer les flux financiers, tout en renforçant la lutte contre les pratiques illicites et en encadrant plus strictement une activité présentant des risques sociaux élevés, notamment en matière d’addiction et de protection des populations vulnérables.
Un profil expérimenté pour bâtir une institution moderne
Titulaire d’un Master en finance et comptabilité, Roméo Nguema Ondo cumule plus de vingt années d’expérience professionnelle acquise au Gabon et en France, notamment au sein d’un cabinet international de premier plan, leader mondial de l’audit et du conseil. Son parcours est marqué par une forte culture de la gouvernance, de la rigueur financière, du contrôle des risques et de la performance organisationnelle.
Autant d’atouts qui le désignent pour conduire la phase de structuration et de montée en puissance de la GDJ. La mission qui lui est confiée dépasse la simple gestion opérationnelle: il s’agit de bâtir une entreprise publique moderne, performante et exemplaire, fondée sur la transparence, la responsabilité et la redevabilité.
Faire du secteur des jeux un levier de politique publique
Au-delà de l’enjeu financier, la réforme ambitionne de repositionner le secteur des jeux comme un instrument de politique publique à part entière. Les recettes générées sont appelées à contribuer durablement au financement d’actions d’intérêt général, notamment dans les domaines sociaux, éducatifs, sanitaires et culturels, en cohérence avec les priorités nationales de développement.
Dans cette perspective, la Gabonaise des Jeux est appelée à devenir un modèle d’entreprise publique réformée, alignée sur les standards internationaux de gestion, tout en demeurant profondément ancrée dans les exigences de souveraineté nationale, de responsabilité sociale et de protection de l’intérêt général.
Pour rappel, la Gabonaise des Jeux (GDJ) est une société d’État créée par l’Ordonnance n°0011/PR/2025 du 30 décembre 2025, prise en application de l’Ordonnance n°0010/PR/2025 du 30 décembre 2025 portant réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise. Ce cadre juridique consacre les jeux de hasard et d’argent comme une activité relevant du monopole de l’État, exercé à titre exclusif par la Gabonaise des Jeux, et inscrit le secteur dans une logique de gouvernance publique renforcée, de responsabilité sociale et de contribution au développement national.





