Cuba Répond aux Mensonges et Coercition de Trump

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Cuba Répond aux Mensonges et Coercition de Trump
Cuba Répond aux Mensonges et Coercition de Trump

Africa-Press – Gabon. En déclarant Cuba «menace inhabituelle et extraordinaire» et en menaçant de sanctions tout pays qui lui fournit du pétrole, l’administration Trump ne se contente plus de durcir un embargo ancien: elle franchit un seuil. En réaction, la déclaration publiée le 30 janvier 2026 par le gouvernement cubain accuse Washington d’organiser un blocus énergétique extraterritorial, fondé sur le chantage et la coercition, en violation ouverte du droit international. Au-delà du face-à-face entre La Havane et Washington, la réaction cubaine interpelle la communauté internationale sur une question centrale: jusqu’où une puissance peut-elle aller pour imposer sa volonté politique au reste du monde sans faire imploser les règles mêmes qu’elle prétend défendre?

La déclaration publiée le 30 janvier 2026 par le gouvernement révolutionnaire cubain ne relève ni du registre diplomatique ordinaire ni de la plainte rituelle. Elle se présente comme un acte d’accusation. En signant, le 29 janvier, un décret autorisant des sanctions contre tout pays fournissant du pétrole à l’île, Donald Trump engage, selon les autorités de La Havane, une stratégie d’asphyxie délibérée, visant à «imposer un blocus total sur les approvisionnements en carburant».

Le cœur idéologique de ce décret (la qualification de Cuba comme «menace inhabituelle et extraordinaire») est pulvérisé par le communiqué cubain, qui y voit une construction grossière, nourrie d’«une longue liste de mensonges et d’accusations diffamatoires». L’argument sécuritaire n’est plus qu’un prétexte. Washington sait, écrit La Havane, que «personne, ou presque, ne peut croire à des arguments aussi mensongers», mais persiste, mû par un «mépris de la vérité, de l’opinion publique et de l’éthique gouvernementale».

La coercition comme système, l’extraterritorialité comme arme

Ce que Cuba dénonce n’est pas une mesure isolée, mais une doctrine. Par le chantage exercé sur des États tiers, les États-Unis entendent dicter «avec quels pays ils peuvent commercer et vers lesquels ils peuvent exporter leurs produits». Le décret devient ainsi un outil de domination extraterritoriale, où la menace tarifaire sert à imposer une obéissance politique globale.

La déclaration de Cuba parle sans détour d’«étranglement économique» et accuse Washington de consolider «une manière dangereuse de mener la politique étrangère par la force», destinée à garantir un «hégémonisme impérialiste». L’enjeu dépasse Cuba: c’est l’ordre commercial international qui se trouve subordonné à la volonté d’une seule puissance.

Là où les États-Unis invoquent la sécurité, La Havane retourne le stigmate. Le décret de Donald Trump est qualifié de «violation flagrante du droit international» et de coup porté à la Proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix. La menace ne viendrait pas de Cuba, pays qui «ne menace ni n’agresse aucun État», mais d’un gouvernement qui «porte atteinte à la sécurité, à la stabilité et à la paix de la région et du monde».

Soixante-sept ans d’échec, et la tentation de la strangulation

La déclaration cubaine inscrit enfin l’offensive actuelle dans une continuité historique implacable: après «67 ans» d’échec à «vaincre et détruire un processus politique et révolutionnaire authentique et légitime», Washington parie encore sur la souffrance de masse. Une illusion, tranche La Havane: «l’impérialisme se trompe lorsqu’il croit qu’en faisant souffrir des millions de personnes, il brisera la détermination du peuple cubain».

La déclaration du gouvernement révolutionnaire cubain s’achève comme il a commencé: sans ambiguïté. Cuba affirme sa disponibilité pour un dialogue fondé sur «l’égalité souveraine et le respect mutuel», mais prévient qu’elle fera face à cette attaque avec «fermeté et sérénité». La conclusion n’est ni une métaphore ni une posture: «La décision est prise: Patrie ou mort, nous vaincrons.»

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