Africa-Press – Gabon. Fondateur du média La Lettre Verte, le journalisme gabonais Michaël Moukouangui Moukala brille à l’international. Il a remporté le vendredi 30 janvier au Bénin le premier prix du meilleur journaliste en ligne sur les questions environnementales. Une distinction décernée lors du 4e Forum annuel du REMAPSEN, qui vient saluer un engagement constant pour la préservation de la planète.
Le drapeau gabonais a flotté haut le 30 janvier 2026 à Cotonou. Dans le cadre du 4e Forum annuel du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), Michaël Moukouangui Moukala a été honoré par ses pairs. Le journaliste, bien connu pour son expertise sur les problématiques écologiques et fondateur de la plateforme La Lettre Verte, s’est vu décerner le 1er Prix du meilleur journaliste en ligne sur les questions environnementales.
Pour le lauréat, ce trophée est bien plus qu’une simple récompense personnelle ; il s’agit d’une validation de sa ligne éditoriale. «Je suis honoré de recevoir ce prix qui confirme l’ancrage de mon engagement pour les questions environnementales au Gabon. C’est l’aboutissement des efforts constants et, surtout, la preuve que la spécialisation en tant que levier de différenciation a de beaux jours devant lui», a-t-il déclaré à l’issue de la cérémonie.
Face aux mutations profondes de la presse, Michaël Moukouangui Moukala a profité de cette tribune pour lancer un appel à ses confrères: «Il est peut-être temps que les journalistes africains en général et gabonais en particulier opèrent cette transition vers un journalisme de spécialité.»
Un forum sous l’égide de l’excellence africaine
Aux côtés du Gabonais, sept autres journalistes venus du Sénégal, du Mali, du Cameroun, de la Guinée, du Nigeria, du Ghana et du Togo ont également été distingués pour leur traitement rigoureux des questions de santé et d’environnement. Ces prix, placés sous le parrainage du Docteur Michel Sidibé, ancien directeur exécutif de l’Onusida et actuel directeur de l’Agence africaine du médicament (AMA), visent à encourager une couverture médiatique plus pointue sur le continent.
Youssouf Bamba, président du REMAPSEN, a souligné que ces distinctions sont le témoignage de la reconnaissance de la communauté africaine des médias envers ceux qui s’engagent sur des causes sensibles.
La «voix des sans-voix»
Le parrain de l’événement, le Dr Michel Sidibé, a exhorté les professionnels de l’information à ne pas délaisser les «causes oubliées», telles que les Maladies Tropicales Négligées (MTN), thématique centrale des échanges de ce forum. Pour lui, le combat des journalistes ne doit pas se limiter à la recherche de prix, mais doit viser à «être la voix des sans-voix».
Si le Gabon a brillé par l’entremise de Michaël Moukouangui Moukala, le Bénin, pays hôte, a quant à lui remporté le prix du pays le plus dynamique au sein du réseau, suivi de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. Une émulation qui, selon le REMAPSEN, devrait inciter la quarantaine de pays membres à renforcer la qualité de l’information environnementale et sanitaire en Afrique.





