Africa-Press – Gabon. En à peine huit mois, le paysage des infrastructures énergétiques gabonaises connaît une métamorphose sans précédent. De Minvoul, aux confins du Septentrion, jusqu’à Okondja, dans les profondeurs forestières de l’Ogooué-Lolo, une dizaine de stations-service Gab’Oil sortent de terre à un rythme qui défie les habitudes nationales. Aux commandes de cette offensive infrastructurelle: Le Roi des Chantiers_LRC, filiale de JETA Groupe, qui impose une cadence d’exécution rarissime dans le secteur public gabonais et illustre la nouvelle doctrine de l’efficacité portée au sommet de l’État.
Les résultats sont impressionnants. À Minvoul, la station de type 2 est réalisée à 64 %. Elle dispose de réservoirs de 30.000 litres pour l’essence, 30.000 litres pour le gasoil, 10.000 litres pour le pétrole lampant et 5.000 litres pour les huiles usées. À Makongonio, la station communautaire est déjà achevée à 85 %, avec un réservoir de gasoil plus petit (20.000 litres). Okondja bat tous les records avec 87 % de travaux terminés et des réservoirs géants de 40.000 litres pour l’essence et le gasoil.
Ces constructions représentent des investissements importants. Les stations de type 2 (Marseille 2 à Akanda, Okondja, Makokou, Minvoul) coûtent entre 500 et 700 millions de FCFA chacune. Les plus grandes, comme celle d’Assok-Ngomo à Oyem, atteignent 1,5 milliard de FCFA. Les stations communautaires de Nkoum Yengui et Makongonio ont des budgets similaires aux stations de type 2.
Construire malgré les routes en mauvais état
Dirigée par Joseph Trésor Agano Elemba, l’entreprise fait face à des difficultés importantes. Construire à Minvoul ou Makongonio n’est pas simple: il faut transporter d’énormes réservoirs et des équipements lourds sur des centaines de kilomètres de routes abîmées dans le nord du pays. Ces difficultés augmentent les coûts et compliquent l’organisation. Malgré cela, l’entreprise respecte ses délais. Cette capacité à tenir ses engagements change des habitudes passées, où les chantiers publics prenaient souvent beaucoup de retard.
Ce travail rapide correspond à la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis le début de la transition, il demande que les projets avancent vite et touchent toutes les régions du pays. La station de Marseille 2, près de Libreville, fonctionne déjà. Les autres sont terminées entre 64 % et 98 %. Les premières inaugurations sont prévues pour mars 2026.
D’autres chantiers vont suivre à Mindoubé, Omboué, Mbigou, Ndendé, Mandji et Franceville. Ces stations ne serviront pas seulement à vendre du carburant. Elles accueilleront aussi des boutiques pour créer de l’activité économique dans les quartiers et les villages.
Un acteur national structurant
Entreprise nationale de BTP spécialisée dans les travaux publics et l’aménagement urbain, Le Roi des Chantiers (LRC) réalise routes, voiries, stations-service et infrastructures à travers plusieurs provinces gabonaises. Filiale opérationnelle de JETA Groupe, consortium multi-sectoriel actif dans le BTP, l’assainissement urbain et la logistique via African Fret & Services, l’entreprise s’est imposée comme un acteur clé des chantiers prioritaires de la transition. Le groupe se positionne comme un champion national capable de porter les grands projets publics, en misant sur la création d’emplois et le développement des infrastructures du pays.
En travaillant aussi rapidement, Le Roi des Chantiers montre qu’il est possible de faire autrement. L’entreprise change les habitudes dans les projets publics gabonais et prouve que les entreprises du pays peuvent être efficaces et respecter leurs promesses.





