Africa-Press – Gabon. Le 11 février, l’hôpital égypto-gabonais a accueilli une visite officielle du vice-président de la Banque mondiale chargé du risque, du directeur régional de la gestion des risques ainsi que de la ministre de la Santé. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi du déploiement et de l’effectivité du projet eGabon – Système d’information sanitaire (SIS).
Financé par la Banque mondiale, ce projet concerne 13 structures sanitaires pilotes, dont l’hôpital égypto-gabonais. La mission avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement du SIS, son fonctionnement opérationnel sur le site d’Égypto, ainsi que son impact sur l’amélioration de la gestion des données sanitaires et des risques. À cette occasion, la ministre de la Santé, Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou, et les représentants de la Banque mondiale ont assisté à une présentation détaillée du système. Une démonstration du parcours patient a permis d’illustrer l’utilisation concrète du SIS au sein de l’établissement. Des échanges ont également eu lieu avec les équipes techniques et sanitaires, suivis d’une appréciation des résultats obtenus et des perspectives de renforcement du dispositif.
Résultats satisfaisants
La ministre de la Santé s’est dite satisfaite du déploiement du système. «Nous avons choisi égypto parce que c’est celui qui a le plus adhéré, le mieux adhéré. Et raison pour laquelle nous avons aujourd’hui le vice-président chargé du risque de la Banque mondiale avec nous qui est l’organisme qui a financé en grande partie, majoritairement, je veux dire ce système», a-t-elle déclaré. «Nous avons une informatisation réelle de cette structure sanitaire. Une informatisation qui est effective, qui est utilisée par l’ensemble des praticiens tel que cela se fait dans les 12 autres structures où ce système est implanté», a-t-elle ajouté.
Rappelant les ambitions du projet, elle a souligné que le déploiement du SIS permettra l’interconnexion des hôpitaux, notamment le partage des informations médicales d’un établissement à un autre. Le système facilite le passage du dossier physique au dossier informatisé, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des soins, de l’accueil des patients et de la fiabilité des données sanitaires. La ministre a également évoqué les retombées en matière d’emplois, notamment dans les domaines de la digitalisation et de l’informatisation du secteur de la santé. Par la voix de son directeur de division, Cheick Kanté, la Banque mondiale s’est félicitée d’accompagner cette initiative gabonaise en faveur du développement du capital humain.
Au-delà des centres pilotes
«Notre vice-président en charge du risque, Dennis McLaughling a choisi le Gabon comme pays de la sous-région à visiter pour s’imprégner des impacts réels du soutien de la Banque mondiale aux côtés des autorités gabonaises», a-t-il indiqué. «C’était tout à fait rafraichissant de voir ce qui nous avons vu. Un circuit patient qui a été considérablement améliorer par l’introduction donc de ce système là, avec, je l’ai entendu, des patients satisfaits, mais aussi un corps médicale satisfait de la simplification des procédures, et de la fluidité des procédures qui existent aujourd’hui», a-t-il poursuivi.
La Banque mondiale entend poursuivre sa collaboration avec le ministère de la Santé, qui souhaite étendre le système au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), le plus grand établissement hospitalier du pays. Les 13 structures actuelles constituent la première phase du projet, appelé à être généralisé à l’ensemble des structures sanitaires du territoire. La directrice générale de l’hôpital égypto-gabonais, Josianne Mounguengui, a salué le choix porté sur son établissement et témoigné de l’efficacité du système. «Un seul souhait c’est l’extension, donc la mise en réseau des structures sanitaires parce que étant une structure de niveau 2, nous orientons les patients que nous ne pouvons pas prendre en charge ici vers les CHU», a-t-elle déclaré.





