Gabon Intègre Le Conseil De Paix De L’Union Africaine

1
Gabon Intègre Le Conseil De Paix De L'Union Africaine
Gabon Intègre Le Conseil De Paix De L'Union Africaine

Africa-Press – Gabon. Élu le 11 février 2026 à Addis-Abeba lors de la 48e session du Conseil exécutif de l’Union africaine, le Gabon rejoint le Conseil de paix et de sécurité (CPS). Pour Libreville, cette désignation, qui intervient moins de deux ans après sa réintégration au sein des instances de l’organisation panafricaine, consacre la crédibilité de sa diplomatie et ouvre une nouvelle séquence d’engagement sur les questions sécuritaires continentales.

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration et de la Diaspora a annoncé mercredi l’élection du Gabon au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, instance centrale de l’architecture continentale de prévention et de gestion des conflits. Dans son communiqué lu à la télévision publique, la ministre Marie-Edith Tassyla Doumbeneny souligne que cette désignation «traduit la confiance renouvelée des États membres envers le Gabon et consacre son engagement constant en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité sur le continent».

Au-delà du symbole, Libreville voit dans ce vote une validation de son positionnement diplomatique. Les autorités précisent en effet que cette élection «témoigne également de la crédibilité de la diplomatie gabonaise ainsi que de son attachement aux idéaux, aux principes et aux valeurs fondatrices de l’Union africaine».

Un organe stratégique de l’Union africaine

Le Conseil de paix et de sécurité constitue le principal mécanisme décisionnel africain en matière sécuritaire. Il intervient dans «la prévention, la gestion et le règlement des conflits, l’alerte précoce, la médiation, les opérations de soutien à la paix ainsi que la consolidation de la paix et de la stabilité post-conflit».

Autrement dit, il s’agit d’un cadre permanent permettant de répondre aux crises sécuritaires qui touchent le continent, des conflits internes aux urgences humanitaires.

Conformément aux règles de l’organisation panafricaine, ses membres sont élus pour des mandats de deux ou trois ans, selon la catégorie de siège.

Les priorités annoncées par Libreville

À travers cette responsabilité, les autorités gabonaises entendent adopter une posture active. Le gouvernement indique que le pays «apportera une contribution active au renforcement des mécanismes africains d’alerte précoce, à la promotion de solutions africaines aux crises du continent et au règlement pacifique des différends».

Le gouvernement prévoit également de s’investir dans la lutte contre «les menaces transnationales, notamment l’extrémisme violent, les conflits internes et les crises humanitaires».

Une vision politique assumée

S’inscrivant dans la ligne du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, la diplomatie gabonaise affirme vouloir coopérer étroitement avec les partenaires africains et internationaux. Le ministère réaffirme ainsi «sa disponibilité à travailler étroitement avec l’ensemble des États membres, les organes de l’Union africaine et les partenaires afin de contribuer à l’édification d’une Afrique plus stable, plus sûre et résolument tournée vers un avenir de prospérité partagé».

Pour Libreville, cette élection dépasse le cadre protocolaire: elle représente «un honneur pour le Gabon et un engagement renouvelé au service de l’Afrique».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here