Africa-Press – Gabon. Le gouvernement gabonais a lancé, le 18 février 2026, les travaux de réhabilitation de la pépinière et de sécurisation de l’Arboretum Raponda Walker, dans le cadre du projet CAFI3. Soutenue par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) et mise en œuvre par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), cette initiative ambitionne de renforcer la résilience climatique de Libreville tout en posant les bases d’un futur jardin botanique et d’un verdissement urbain à grande échelle.
Dans le cadre du projet CAFI3 – Verdissement urbain, le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a lancé le 18 février 2026 les travaux de réhabilitation de la pépinière et de sécurisation de l’Arboretum Raponda Walker. Cette initiative est financée par l’Initiative pour les Forêts d’Afrique Centrale (CAFI) et mise en œuvre par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
Pour la représentante résidente du PNUD, Rokya Ye-Dieng, dans un contexte d’urbanisation accélérée, la préservation des espaces naturels constitue un pilier essentiel de la durabilité des villes. Protéger ces «poumons verts» permet de réguler le climat, préserver les sols, maintenir la biodiversité et améliorer le bien-être des populations.
La pose d’une clôture sur un tronçon prioritaire de l’Arboretum marque ainsi une étape décisive. Elle traduit une volonté claire de délimiter et de protéger durablement ce site naturel, confronté aux pressions croissantes de l’expansion urbaine. Cette sécurisation est également indispensable au développement de projets de valorisation économique, notamment le futur jardin botanique et des initiatives d’écotourisme.
Une pépinière de 200 000 plants pour verdir la capitale
De son côté, le ministre Maurice Ntossui Allogo a souligné la portée stratégique du projet. La pépinière réhabilitée disposera d’une capacité annuelle estimée à 200 000 plants, comprenant des essences forestières locales, des espèces ornementales et des variétés adaptées au milieu urbain. Elle ambitionne de devenir un centre stratégique de production végétale, mais aussi un espace de formation, de sensibilisation et de transfert de compétences.
Au-delà de la production, cette infrastructure contribuera à la restauration des paysages forestiers, à la lutte contre le changement climatique et au renforcement de la résilience des communautés, tout en soutenant la sécurité alimentaire et le développement local.
Cette initiative intervient dans un contexte où les aires protégées urbaines restent vulnérables. Elle rappelle une évidence: une aire protégée ne l’est véritablement que si sa protection est effective, durable et soutenue dans le temps.





