Africa-Press – Gabon. Un simple différend autour d’un match de football. Quelques mots de trop. Puis l’irréparable. Devant les grilles du lycée privé La Martinière, au PK12 à Libreville, un adolescent a succombé aux coups de couteau d’un camarade. Au-delà de l’émotion, ce drame brutal traduit une réalité inquiétante: la violence juvénile s’invite désormais aux portes de l’école. Bref récit d’une tragédie qui interroge toute une société.
Un drame d’une brutalité sidérante a endeuillé, mardi dernier, le lycée privé La Martinière, situé au PK12 à Libreville. Un élève de classe de troisième a perdu la vie après avoir été poignardé à plusieurs reprises par un camarade de seconde, à l’issue d’une altercation dont l’origine serait, selon des informations relayées par TV+, une querelle liée à un match de football disputé dans leur quartier.
Ce qui n’était, au départ, qu’un différend adolescent aurait ainsi basculé dans l’irréparable. Les faits se sont déroulés devant les grilles de l’établissement, alors que la victime quittait le lycée pour regagner son domicile. Selon les premiers éléments recueillis, l’élève de seconde, vêtu en tenue civile, aurait surpris son camarade et l’aurait agressé à l’aide d’une arme blanche. Plusieurs coups de couteau lui auraient été portés avant que l’agresseur présumé ne prenne la fuite.
Grièvement blessé, l’adolescent a été transporté en urgence à l’hôpital militaire de Libreville. Malgré la mobilisation des équipes médicales, il n’a pas survécu à ses blessures. La violence des faits, survenus dans un cadre censé être celui de l’apprentissage et de la construction des savoirs, a profondément choqué la communauté éducative et les riverains.
La direction de l’établissement, alertée immédiatement après l’agression, a conduit la victime vers les secours et informé sans délai les autorités compétentes. Le présumé auteur des faits a été interpellé puis placé sous mandat de dépôt. Il devra répondre de ses actes devant la justice dans les prochains jours.
Au-delà de l’émotion et de la stupeur, ce drame relance avec acuité la question de la violence en milieu scolaire. Il interroge les mécanismes de prévention, les dispositifs d’encadrement et la capacité des établissements à détecter et désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent. Dans une capitale où la jeunesse constitue à la fois une promesse et une responsabilité collective, cette tragédie rappelle que la vigilance éducative ne peut se limiter aux murs des salles de classe.
Thecia Nyomba





