Procès Du Naufrage De L’Esther Miracle Reporté

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Procès Du Naufrage De L'Esther Miracle Reporté
Procès Du Naufrage De L'Esther Miracle Reporté

Africa-Press – Gabon. Trois ans après le naufrage de l’Esther Miracle, les familles endeuillées et les rescapés attendent toujours que justice soit rendue. L’ouverture du procès, prévue ce 30 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Libreville, a une nouvelle fois été reportée au 26 février prochain, alimentant la frustration des victimes face à une procédure qui s’éternise autour d’un drame devenu emblématique des failles de la sécurité maritime au Gabon.

Le procès tant attendu du naufrage de l’Esther Miracle, survenu le 9 mars 2023 au large de Libreville, n’a pas pu s’ouvrir comme prévu ce vendredi 30 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Libreville. À la demande du Cabinet Kalmie, représenté par Me Anges Kevin Nzigou, avocat de près d’une quarantaine de victimes, l’audience a été renvoyée au 26 février prochain. L’avocat a invoqué une «absence du territoire», justifiant ainsi la requête de report acceptée par le président du tribunal. Une décision qui a suscité frustration et incompréhension parmi les familles endeuillées et les rescapés, qui attendent depuis plus de trois ans que justice soit rendue.

Un drame national aux lourdes conséquences

Le naufrage de l’Esther Miracle, ferry reliant Libreville à Port-Gentil, avait provoqué la mort de dizaines de passagers et marqué durablement l’opinion publique gabonaise. Au-delà du choc, ce drame avait révélé de graves défaillances dans la gestion de la sécurité maritime et la régulation du transport fluvial. Les enquêtes menées ont mis en lumière des manquements dans la maintenance du navire, des irrégularités dans les autorisations de navigation et des responsabilités partagées entre l’armateur, l’administration maritime et certains agents publics.

Parmi les prévenus figurent des responsables de la compagnie propriétaire du ferry, des cadres de l’administration maritime et des agents de contrôle. Ils sont poursuivis pour des faits allant de la mise en danger de la vie d’autrui à la négligence caractérisée. L’ouverture du procès devait marquer une étape cruciale: celle où les responsabilités seraient examinées publiquement et où les familles pourraient espérer obtenir des réponses.

Cependant, ce nouveau report rallonge encore l’attente et nourrit le sentiment d’un interminable parcours judiciaire. Les victimes et leurs proches, qui réclament vérité et réparation, dénoncent une justice trop lente face à l’ampleur du drame.

Une affaire emblématique

Au-delà du cas de l’Esther Miracle, ce procès est devenu emblématique des défis de gouvernance et de transparence au Gabon. Il interroge sur la capacité des institutions à protéger les citoyens et à sanctionner les manquements graves. Pour beaucoup, il s’agit d’un test grandeur nature pour la justice gabonaise, appelée à démontrer son indépendance et son efficacité.

Le 26 février prochain, toutes les parties sont attendues au tribunal correctionnel de Libreville. Les familles espèrent que, cette fois, l’audience pourra se tenir et que la lumière sera enfin faite sur les responsabilités de ce naufrage qui a endeuillé le pays.

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