Massacre du 28 septembre : la défense de Dadis estime que l’enquête de l’ONU est bâclée et son rapport ‘’contient des contre-vérités’’

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Massacre du 28 septembre : la défense de Dadis estime que l’enquête de l’ONU est bâclée et son rapport ‘’contient des contre-vérités’’
Massacre du 28 septembre : la défense de Dadis estime que l’enquête de l’ONU est bâclée et son rapport ‘’contient des contre-vérités’’

Africa-Press – Guinée. Etape par étape, Maître Jean-Baptiste Jocamey Haba tente de démonter, depuis la semaine dernière, les accusations portées contre son client. Cet avocat de Moussa Dadis Camara s’est attaqué mercredi au rapport de la commission d’enquête internationale qui a travaillé et produit un rapport après les événements de 2009.

Aux yeux de cet homme de droit, ‘’la commission dit tout simplement qu’elle préfère la parole aux faits qui sont pourtant de son mandat. On lui demande d’établir les faits au lieu de les établir, aller sur les lieux, la commission dit simplement ce qu’on m’a dit parce que des témoins inconnus encore parce qu’il n’y a aucune liste qui en parle’’.

‘’Comment pouvons-nous croire à un tel rapport ? Comment pouvons-nous demander à un tribunal criminel d’exploiter un tel rapport ? Comment un ministère public peut-il se permettre d’exploiter un tel rapport aussi décousu, contradictoire, sélectif ?’’, s’interroge-t-il.

Avant de rappeler que ‘’la commission prétend avoir reçu 697 témoins, des victimes et proches des victimes, des ONG qui avaient déjà mené des enquêtes, les membres des forces de l’ordre, du parquet et du barreau, les responsables des cliniques et le personnel d’hôpitaux. Mais la commission oublie d’être précise sur le nombre d’ONG, des responsables, des membres des forces de l’ordre, du parquet, du barreau, des responsables des cliniques et du personnel des hôpitaux rencontrés’’.

‘’Est-ce que c’est cela un travail d’enquête sérieux ? Est-ce que les investigations ont été sérieuses ? Est-ce qu’un mandat du Haut commissariat des Nations Unies parce que tout simplement la mission est téléguidée pour salir un gouvernement et son chef ?’’, cherche-t-il à savoir.

‘’Est-ce qu’on peut prendre en compte le contenu d’un tel rapport qui devient la base d’une incrimination contre un ancien chef d’Etat pour des crimes contre l’humanité, pour la responsabilité de commandement ? Le parquet avait vu tout depuis le début. C’est pour cela que lui-même, sachant que ce rapport ne pouvait tenir, avait demandé la requalification des faits. Voilà pourquoi le président Dadis était poursuivi pour complicité et pourquoi il n’est pas poursuivi pour crimes contre l’humanité’’.

Pour Maître Jean-Baptiste Jocamey Haba, ‘’le nombre de personnes physiques rencontrées n’est pas un oubli. C’est une dissimulation qui cache le caractère hâtif et bâclé des enquêteurs sur qui reposait pourtant sur l’intégralité de la preuve puisqu’on ne veut pas faire confiance à la commission d’enquête nationale indépendante de Guinée’’.

‘’Les enquêteurs ont avalé et validé les constructions orales des partis politiques et des ONG appendicites des partis politiques partout. C’est un rapport bâclé et qui contient des contre-vérités. C’est un rapport qui ne doit pas être pris en contact. C’est un rapport qui devrait sortir de ce dossier parce qu’il n’est pas crédible et il ne peut pas être crédible’’, souligne-t-il.

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