Justice ni Vengeance ni Complaisance Selon Tounkara

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Justice ni Vengeance ni Complaisance Selon Tounkara
Justice ni Vengeance ni Complaisance Selon Tounkara

Africa-Press – Guinée. Installé ce mercredi 4 février dans ses fonctions, le nouveau garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, s’est engagé à respecter scrupuleusement la hiérarchie institutionnelle, à inscrire son action dans la discipline gouvernementale et à faire du ministère de la justice une administration exemplaire, lisible et responsable.

Dans son discours de prise de fonction, le ministre Ibrahima Sory 2 Tounkara a indiqué qu’en ‘’cet instant solennel où la République se regarde elle-même à travers l’une de ses fonctions les plus nobles, les plus sensibles et les exigeantes, je m’incline devant Dieu, le Très-Haut, Maitre du temps et des destinées, source ultime de toute justice, de toute vérité et de toute équité. C’est par sa volonté que l’homme est appelé à servir. C’est par sa sagesse que la justice n’est jamais une règle, mais une conscience en action, une exigence morale, une responsabilité devant l’histoire’’.

Il a exprimé sa gratitude envers le président Mamadi Doumbouya pour la confiance en ‘’me confiant la charge de premier garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme de la 5e République. Cette confiance est un mandat républicain, un serment tacite fait à la nation et une obligation de loyauté, de rigueur et de résultat’’.

Il a également sa reconnaissance au Premier ministre, Bah Oury pour ‘’son leadership, sa vision d’ensemble et son attachement à la cohérence de l’action publique sans laquelle aucune réforme structurelle ne saurait prospérer’’.

Le ministre de la justice a ensuite rendu un hommage appuyé à son prédécesseur. ‘’Je tiens à saluer avec déférence particulière M. Yaya Kairaba Kaba, mon prédécesseur, éminent magistrat dont la trajectoire professionnelle force le respect et dont l’action a profondément marqué l’appareil judiciaire guinéen’’, a-t-il martelé.

Ajoutant que ‘’la mémoire collective garde en lui avoir laissé à la justice guinéenne un héritage fait de rigueur, de dignité institutionnelle et de fidèle aux principes de l’Etat de droit. La République lui en est reconnaissante, car la justice ne se construit jamais dans la rupture aveugle, mais dans la continuité responsable, l’amélioration constante et la transmission des valeurs’’.

Ibrahima Sory 2 Tounkara a rappelé que ‘’la justice est le pilier silencieux de la République. Lorsqu’elle est forte, la nation est stable. Lorsqu’elle est crédible, l’Etat est respecté. Lorsqu’elle est humaine, le peuple est réconcilié avec ses institutions. La justice n’est ni vengeance ni complaisance. Elle est équilibre, mesure, autorité légitime’’.

C’est pourquoi, il s’est engagé à ‘’respecter scrupuleusement la hiérarchie institutionnelle, à inscrire mon action dans la discipline gouvernementale et à faire du ministère de la Justice une administration exemplaire, lisible et responsable’’.

Le nouveau patron du département en charge de la justice a ajouté que ‘’la 5e République nous impose une lucidité courageuse. Notre système judiciaire souffre encore de failles structurelles profondes’’.

Il a posé un diagnostic des failles structurelles du système judiciaire guinéen gangrené ‘’premièrement, le surpeuplement carcéral. Il demeure l’un des défis les plus graves, résultant du non-respect des délais légaux de traitement des procédures, du recours excessif à la détention provisoire, de l’insuffisante mise en oeuvre des alternatives légales à l’emprisonnement’’.

La lenteur de la justice est, selon lui, la deuxième faille, ajoutant qu’une ‘’justice lente est une justice perçue comme injuste. Elle fragilise la confiance des citoyens et nourrit le sentiment d’arbitraire’’.

La troisième faille est l’insuffisance en formation, rappelant que ‘’l’évolution du droit, la complexité des contentions modernes et les exigences internationales imposent une montée en compétence permanente des acteurs judiciaires’’.

Il cite également ‘’les déficits infrastructurels avec des juridictions inadaptées, des établissements pénitentiaires surchargés, des moyens logistiques insuffisants compromettent la dignité humaine et l’efficacité judiciaire’’.

D’après son constat, la cinquième faille concerne ‘’le déficit de cohésion institutionnelle’’, avant de rappeler que la justice est une chaîne et de souligner avec insistance que ‘’lorsqu’un maillon faillit ou faiblit, c’est l’ensemble qui vacille’’.

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