CE Qu’Il Faut Savoir
Lors d’une cérémonie, le Premier ministre Bah Oury a souligné l’importance d’une gouvernance cohérente en Guinée. Il a annoncé des réformes pour assurer l’identification des citoyens, en insistant sur le respect des droits constitutionnels, notamment en matière d’éducation et de santé. Oury a également évoqué la nécessité d’une carte scolaire et d’un programme de recensement administratif.
Africa-Press – Guinée. Ce mercredi 30 avril, au cours de la cérémonie de lancement du processus d’élaboration de la carte scolaire, le Premier ministre Bah Oury a assuré que l’État doit avoir des instruments lui permettant d’assurer une gouvernance cohérente, tout en annonçant des réformes visant à identifier les guinéens.
‘’Un État qui n’est pas en mesure d’avoir les instruments lui permettant d’assurer une gouvernance cohérente de l’ensemble des secteurs qui relèvent de sa responsabilité ne pourra pas être efficace. Il y aura une déperdition des ressources et il y aura au fur et à mesure une insatisfaction de la population parce que les besoins, les attentes ne seront pas tout à fait en conformité avec ce qui va être fait. C’est ce qui nous est arrivé pendant très longtemps’’, indique le chef du gouvernement.
Et de poursuivre: ‘’Les guinéens ont voté et adopté une Constitution. Et cette Constitution est l’alpha et l’oméga de toutes les politiques publiques. Parce que ce sont les droits constitutionnels des citoyens guinéens qui ont été transcrits dans ces textes que nous devons respecter. Nous avons l’obligation de faire en sorte que tous les droits constitutionnels des citoyens guinéens soient remplis et soient respectés. Le droit à l’éducation, le droit à la santé’’.
Donc, assure Bah Oury, ‘’cela va se décliner avec la mise en émergence des instruments nous permettant de le faire. Si on n’a pas la carte scolaire, on ne le pourra pas. Si on n’a pas les budgets alloués, on ne le pourra pas. D’où la nécessité d’une rationalisation de l’ensemble de nos politiques, quels que soient les secteurs. D’où, de plus en plus, le développement de l’inter-ministérialité et la mise en œuvre des réformes’’.
‘’La carte scolaire, ce sont les infrastructures. Par la suite, il y a les moyens humains, les enseignements. Et qui seront les clients? Les enfants. Où sont-ils? Qui sont-ils? D’où la nécessité de finaliser l’autre réforme indispensable. Et je ne cesse de le rappeler au ministère de l’administration du territoire, le Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil pour que nous tous, nous puissions être identifiés, de la naissance jusqu’à la fin de notre vie, par notre numéro d’identification personnelle, qui fera qu’à tous les niveaux, vous avez les enseignants, ils ont le numéro d’identification personnelle. Vous avez les enfants, ils ont le numéro d’identification personnelle. Et partout, ils vont voyager d’école en école, vous pouvez les suivre. D’où la mesure extrêmement importante de pilotage et de gestion’’, argumente le Premier ministre.
La Guinée a traversé des périodes de gouvernance difficile, souvent marquées par des insatisfactions populaires dues à un manque d’efficacité dans la gestion des ressources. La Constitution guinéenne, adoptée par le peuple, est censée garantir les droits fondamentaux des citoyens, mais sa mise en œuvre a souvent été entravée par des lacunes administratives. Le Premier ministre Bah Oury appelle à une réforme systématique pour améliorer la situation actuelle et assurer une identification claire des citoyens.





