CE Qu’Il Faut Savoir
Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute autorité de la communication en Guinée, a remercié le général Mamadi Doumbouya pour son soutien à la liberté de la presse. Il a évoqué des mesures favorables aux journalistes et a souligné l’importance d’une presse responsable. Diallo a également partagé des souvenirs sur l’évolution de la Maison de la presse en Guinée.
Africa-Press – Guinée. Le président de la Haute autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a remercié dimanche le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, pour l’intérêt qu’il accorde au secteur de la presse en Guinée.
‘’Je voudrais remercier le chef de l’État, le président Mamadi Doumbouya, qui à peine arrivé au pouvoir a mis en valeur la carte de presse’’, a-t-il déclaré.
Le patron de l’organe de régulation des médias a rappelé une mesure prise dans les premiers jours de la transition. ‘’Quelques jours seulement après leur prise de responsabilité, à la demande des associations, une dérogation a été faite aux journalistes détenteurs de la carte de presse pour circuler la nuit pendant le couvre-feu’’, a-t-il fait remarquer.
Pour Boubacar Yacine Diallo, ces actes traduisent une volonté politique claire en faveur de la liberté de la presse. ‘’C’est le général Mamadi Doumbouya qui a déjà montré sa vision d’une presse libre, mais il a toujours insisté à condition que celle-ci soit responsable, et je pense qu’il a raison’’, a-t-il affirmé.
Face à des professionnels de médias, il est revenu sur l’histoire de la Maison de la presse et son évolution. ‘’La Maison de la presse, je parle sous le contrôle de Tham Camara. J’ai été le premier président du conseil d’administration de la Maison de la presse. Hawa Camille Camara, Tham et d’autres étaient membres du conseil d’administration. Nous étions en location. L’ambassade de France a été la première à payer notre loyer’, a-t-il rappelé.
Il a poursuivi en soulignant les difficultés rencontrées après le retrait des partenaires. ‘’Quand l’ambassade de France et celle des États-Unis se sont retirées, nous n’étions pas en capacité de payer le loyer de la Maison de la presse’’, a-t-il expliqué.
Par la suite, a-t-il dit, ‘’j’ai laissé la main à Tham, qui a été le deuxième président du conseil d’administration. Il s’est battu comme il sait le faire et souvent, quand il veut, il réussit. Et soudain, le président Doumbouya arrive, il nous offre une Maison de la presse qui abrite aujourd’hui les associations de presse et le syndicat’’.
Boubacar Yacine Diallo met au défi quiconque lui montrera ‘’un seul pays où l’État a donné des locaux à un syndicat de la presse. Montrez-le-moi. Sauf si le syndicat s’est adossé au patron et arrive par effraction dans des maisons de la presse. J’en connais dans quelques pays africains’’.
La Maison de la presse en Guinée a été créée pour soutenir les journalistes et les associations de presse. Au fil des ans, elle a connu des défis financiers, notamment après le retrait des soutiens étrangers. Le soutien du gouvernement actuel, sous la direction de Mamadi Doumbouya, marque un tournant significatif pour la presse guinéenne, offrant des locaux et des ressources aux syndicats de journalistes. Cela reflète un engagement envers la liberté d’expression et le développement d’un environnement médiatique plus favorable.





