Africa-Press – Guinee Equatoriale. Il faudra donc patienter encore quelques semaines avant le décollage de la mission Artemis II, premier vol habité à destination de notre satellite naturel depuis plus d’un demi-siècle auquel Sciences et Avenir consacre ce mois-ci un dossier complet. L’Agence spatiale américaine avait déjà annoncé, le 30 janvier 2026, en raison des mauvaises conditions météorologiques, le report de la première date de lancement pour cette mission historique qui doit acheminer quatre astronautes – trois Américains et un Canadien – autour de la Lune pour un voyage de dix jours. Prévue initialement le 6 février, celle-ci avait été décalée au plus tôt le 8 février.
Une série d’accrocs ont néanmoins émaillé la phase de répétition générale. « Les ingénieurs ont surmonté plusieurs difficultés au cours des deux jours de tests et ont atteint bon nombre des objectifs visés, précise un communiqué. Pour permettre aux équipes d’analyser les données et procéder à une deuxième répétition générale en conditions réelles, la NASA vise désormais le mois de mars comme prochaine date de lancement possible »
Décollage fictif
Cette phase, absolument cruciale, est le dernier grand test avant le lancement réel. Elle consiste à effectuer, pendant 49 heures, les mêmes procédures que le jour J selon la même chronologie, en déclenchant un compte à rebours stoppé de manière volontaire avant le décollage fictif. Les réservoirs de la gigantesque fusée Space Launch System ont été remplis ainsi de près trois millions de litres d’oxygène et d’hydrogène liquides ; les ordinateurs de bord et les systèmes de communication ont été testés en conditions réelles ; de faux incidents ont été provoqués afin d’éprouver les réactions humaines et prises de décision dans l’urgence, etc.
Fuites d’hydrogène
Mais plusieurs véritables anomalies, certes mineures, ont été identifiées sur le pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride. Elles concernent surtout des fuites d’hydrogène cryogénique lors du remplissage de l’étage principal de la méga-fusée. Une étape particulièrement délicate en raison de la difficulté à manipuler cet ergol ultra-froid et très inflammable s’évaporant rapidement, qui avait déjà causé des retards à la mission lunaire non habitée Artemis I, lancée en décembre 2022. Un autre problème concerne la capsule Orion où séjourneront Reid Wiseman, Christina Koch, Victor Glover et Jeremy Hansen. Une valve servant à la pressurisation de l’écoutille a nécessité en effet un nouveau serrage, imprévu, alors que cette pièce avait été remplacée lors d’un précédent exercice.
La sécurité, une priorité absolue
« Avec plus de trois ans d’intervalle entre les lancements du SLS, nous nous attendions pleinement à rencontrer des difficultés. C’est la raison pour laquelle nous effectuons des répétitions générales en conditions réelles. Ces tests sont conçus pour détecter les problèmes avant le vol et préparer le jour du lancement avec les meilleures chances de succès, explique l’administrateur de la Nasa Jared Isaacman sur son compte X. Comme toujours, la sécurité demeure notre priorité absolue, pour nos astronautes, nos employés, nos systèmes et le public (…). Nous ne procéderons au lancement que lorsque nous serons pleinement prêts à entreprendre cette mission historique. »
Rendez-vous est donc pris pour la prochaine fenêtre de tir qui s’ouvrira du 6 au 9 mars.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Guinee Equatoriale, suivez Africa-Press





