{"id":4677,"date":"2022-11-19T05:57:52","date_gmt":"2022-11-19T05:57:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.africa-press.net\/guinee-equatoriale\/politique\/pour-le-fmi-developpement-et-stabilite-macroeconomique-vont-de-pair"},"modified":"2022-11-19T06:49:29","modified_gmt":"2022-11-19T06:49:29","slug":"pour-le-fmi-developpement-et-stabilite-macroeconomique-vont-de-pair","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.africa-press.net\/guinee-equatoriale\/economie\/pour-le-fmi-developpement-et-stabilite-macroeconomique-vont-de-pair","title":{"rendered":"\u00ab Pour le FMI, d\u00e9veloppement et stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique vont de pair \u00bb"},"content":{"rendered":"<p><b>Viviane Forson<\/b><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600\"><strong>Africa-Press &#8211; Guinee Equatoriale. <\/strong><\/span><b>ENTRETIEN. Luc Eyraud, chef des e\u0301tudes re\u0301gionales pour l\u2019Afrique subsaharienne au Fonds mone\u0301taire international, dresse un e\u0301tat des lieux sans concession des pays de la re\u0301gion.<\/b><br \/>\n<b>L&rsquo;Afrique subsaharienne sur la corde raide ? La re\u0301ponse est affirmative, et c&rsquo;est peu de le dire. D&rsquo;apre\u0300s le dernier rapport du Fonds mone\u0301taire international pre\u0301sente\u0301 officiellement ce jeudi 27 octobre a\u0300 Dakar, au Se\u0301ne\u0301gal, les perspectives e\u0301conomiques re\u0301gionales sont pre\u0301occupantes. Les chiffres parlent d&rsquo;eux-me\u0302mes, la croissance a ralenti, passant de 4,7 % en 2021 a\u0300 3,6 % cette anne\u0301e. Mais ce n&rsquo;est pas le seul indicateur qui inquie\u0300te fortement l&rsquo;institution qui s&rsquo;est rendue indispensable ces dernie\u0300res anne\u0301es, avec les chocs mondiaux de la pande\u0301mie de Covid-19 et plus re\u0301cemment la guerre en Ukraine et ses conse\u0301quences.<\/b><br \/>\n<b>Luc Eyraud, actuellement chef de Mission pour le Botswana, et de la division charge\u0301e des e\u0301tudes re\u0301gionales au sein du de\u0301partement Afrique du FMI, supervise les e\u0301tudes sur les Perspectives e\u0301conomiques re\u0301gionales pour l&rsquo;Afrique subsaharienne, publie\u0301es deux fois par an. Avec ses e\u0301quipes pre\u0301sentent sur le terrain, il propose un regard ace\u0301re\u0301 sur l&rsquo;e\u0301tat de l&rsquo;e\u0301conomie dans cette re\u0301gion, ou\u0300 les de\u0301se\u0301quilibres macroe\u0301conomiques, l&rsquo;inflation ou la dette publique ont fait leur retour au grand dam des gouvernements. Comment appre\u0301hender cette pe\u0301riode de fortes turbulences ? Remet-elle en cause la notion me\u0302me de de\u0301veloppement ? Comment se pre\u0301pare l&rsquo;avenir dans une institution comme le FMI ? Entretien.<\/b><\/p>\n<p>Le Point Afrique : L&rsquo;inse\u0301curite\u0301 alimentaire a atteint des records dans le monde, notamment en Afrique. Quelle est concre\u0300tement la situation ? De quoi parle-t-on, et avez-vous des chiffres pre\u0301cis et des explications qui aideraient a\u0300 mieux cerner la proble\u0301matique ?<\/p>\n<p><b>Luc Eyraud : Il y a beaucoup d&rsquo;informations et les concepts qui circulent sur la crise alimentaire. Aujourd&rsquo;hui, sachez que plus de 123 millions de personnes sont en inse\u0301curite\u0301 alimentaire aigue\u0308 en Afrique subsaharienne. C&rsquo;est plus de 12 % de la population, soit une personne sur dix. Un tiers l&rsquo;est devenu depuis le de\u0301but de la pande\u0301mie, avec les hausses des prix des denre\u0301es alimentaires qui ont double\u0301, voire triple\u0301.<\/b><br \/>\n<b>Lorsqu&rsquo;on dit d&rsquo;une crise alimentaire qu&rsquo;elle est aigue\u0308, cela traduit une situation dans laquelle la survie des personnes est en jeu. D&rsquo;apre\u0300s le Programme alimentaire mondial, la Corne de l&rsquo;Afrique, les pays du Sahel et aussi une partie du Nigeria et de la Re\u0301publique de\u0301mocratique du Congo sont concerne\u0301s.<\/b><br \/>\n<b>Plusieurs facteurs, comme la pande\u0301mie et surtout la crise actuelle des prix des produits alimentaires depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine, ont vraiment aggrave\u0301 la situation.<\/b><br \/>\n<b>Mais le plus alarmant est la se\u0301cheresse qui perdure depuis quatre saisons maintenant dans la Corne de l&rsquo;Afrique, et qui est historiquement inhabituelle. D&rsquo;apre\u0300s les chiffres, au moins 40 millions de personnes sont en situation d&rsquo;inse\u0301curite\u0301 alimentaire aigue\u0308 dans cette re\u0301gion. Certains disent qu&rsquo;il s&rsquo;agit de la plus forte se\u0301cheresse depuis 40 ans.<\/b><\/p>\n<p>Et la\u0300, on ne parle me\u0302me pas des pays qui sont en guerre. Comment fait-on la distinction ?<\/p>\n<p><b>Globalement, il est difficile de savoir pre\u0301cise\u0301ment si l&rsquo;inse\u0301curite\u0301 alimentaire est lie\u0301e aux prix de l&rsquo;e\u0301nergie, aux proble\u0300mes dans les chai\u0302nes d&rsquo;approvisionnement, ou des produits alimentaires en eux-me\u0302mes. Chaque pays a une situation un peu particulie\u0300re. Cependant, il est clair que, dans des pays comme l&rsquo;E\u0301thiopie, les proble\u0300mes alimentaires ne sont pas uniquement lie\u0301s a\u0300 la hausse des prix. Il y a aussi le conflit en cours dans le Tigre\u0301 depuis deux ans, dont il faut tenir compte. Au Sahel, c&rsquo;est un ensemble de causes, dont le terrorisme et d&rsquo;autres conflits, qui e\u0301taient en cours bien avant la pande\u0301mie.<\/b><\/p>\n<p>Le Fonds mone\u0301taire international a mis en place un nouveau guichet de\u0301die\u0301 aux proble\u0300mes alimentaires, quelles re\u0301flexions ont mene\u0301 a\u0300 cre\u0301er ce fonds ? Et pourquoi avons-nous l&rsquo;impression que votre organisation surre\u0301agit face a\u0300 finalement une proble\u0301matique qui apparai\u0302t comme structurelle dans de nombreux E\u0301tats d&rsquo;Afrique subsaharienne ?<\/p>\n<p><b>Je ne pense pas que nous ayons surre\u0301agi. Nous essayons de re\u0301agir de la manie\u0300re la plus ade\u0301quate possible, eu e\u0301gard de la se\u0301ve\u0301rite\u0301 de la situation. Nous avons lance\u0301 un guichet unique appele\u0301 \u00ab Chocs alimentaires \u00bb qui est une autre cate\u0301gorie de financements. Au FMI, nous avons des programmes traditionnels de financement avec des conditionnalite\u0301s, mais nous avons aussi ces financements d&rsquo;urgence pour lesquels nous donnons de l&rsquo;argent, sans conditionnalite\u0301. Lorsque les pays sont dans des situations d&rsquo;urgence, nous devons e\u0302tre capable de leur re\u0301pondre. Le guichet des produits alimentaires vient s&rsquo;ajouter, c&rsquo;est un plus. Il s&rsquo;adresse en particulier aux E\u0301tats qui ne sont pas en programme avec le FMI, et qui souhaitent des financements additionnels d&rsquo;urgence.<\/b><\/p>\n<p>Combien de pays sont concerne\u0301s pre\u0301cise\u0301ment ?<\/p>\n<p><b>La priorite\u0301 va aux pays affecte\u0301s par la crise alimentaire et identifie\u0301s par le Programme alimentaire mondial. Au total, au moment ou\u0300 nous parlons, 26 pays sont de\u0301ja\u0300 demandeurs ou e\u0301ligibles, dont le Malawi qui vient de trouver un accord avec le FMI.<\/b><\/p>\n<p>Comment cela s&rsquo;organise ?<\/p>\n<p><b>Nous devons bien ve\u0301rifier que le pays rencontre effectivement un proble\u0300me de balance des paiements et qu&rsquo;il n&rsquo;a pas assez de devises pour acheter des produits alimentaires. Une fois ce crite\u0300re et d&rsquo;autres valide\u0301s, nous nous mettons d&rsquo;accord avec nos e\u0301quipes pays, avant une pre\u0301sentation a\u0300 notre conseil d&rsquo;administration qui approuve officiellement le programme. Et ensuite le de\u0301caissement apparai\u0302t juste apre\u0300s. Parfois, cela peut e\u0302tre assez rapide.<\/b><br \/>\n<b>Il est par de\u0301finition difficile de se passer de ces financements d&rsquo;urgence, parce que de nombreux chocs bilate\u0301raux ne peuvent pas e\u0302tre anticipe\u0301s. Lorsque la crise du Covid-19 s&rsquo;est de\u0301clare\u0301e, de\u0300s le mois d&rsquo;avril 2020, nous avions mis en place des programmes innovants de financement.<\/b><\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, quelles sont les solutions structurelles que propose finalement le FMI pour parer durablement a\u0300 ce phe\u0301nome\u0300ne de la faim qui ressurgit a\u0300 chaque crise ?<\/p>\n<p><b>J&rsquo;entrevois deux pistes de solutions. Celle qui consiste a\u0300 parer au plus urgent. C&rsquo;est-a\u0300-dire, soutenir en priorite\u0301 les populations les plus vulne\u0301rables en leur apportant un soutien sous forme de transferts d&rsquo;argent. Dans ces cas, nous conseillons aux E\u0301tats de cibler au plus pre\u0300s les populations qui en ont le plus besoin. Le proble\u0300me, lorsque les mesures ne sont pas tre\u0300s bien cible\u0301es, c&rsquo;est que non seulement elles finissent par cou\u0302ter tre\u0300s cher mais tout le monde en profite, y compris les couches les plus aise\u0301es. Ce n&rsquo;est pas soutenable.<\/b><br \/>\n<b>Le FMI, tout en apportant un appui technique aux pays qui le demandent, a conscience qu&rsquo;il est tre\u0300s difficile de mettre en place des transferts cible\u0301s, car il faut en amont penser et mettre en place des infrastructures de\u0301die\u0301es. Il faut e\u0301galement tenir compte du fait que toute une partie de la population est dans le secteur informel, qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas suffisamment de donne\u0301es.<\/b><br \/>\n<b>Plusieurs pays africains veulent aller plus loin, et innovent dans des syste\u0300mes de protection sociale plus de\u0301veloppe\u0301s. Je pense notamment au Togo, ou\u0300 l&rsquo;E\u0301tat peut transfe\u0301rer des fonds de soutien aux populations par te\u0301le\u0301phone portable. Il faut que l&rsquo;Afrique continue dans cette direction.<\/b><\/p>\n<p>Y a-t-il un volontarisme des E\u0301tats ? Sont-ils capables de mettre en place ces infrastructures ?<\/p>\n<p><b>Il y a eu un mouvement tre\u0300s important pendant la crise de la pande\u0301mie de Covid-19, durant laquelle la prise de conscience s&rsquo;est faite. Les derniers chocs mondiaux ont amene\u0301 les E\u0301tats africains a\u0300 ope\u0301rer un changement de perception, ils ont compris qu&rsquo;ils avaient la capacite\u0301 de faire des transferts aux plus vulne\u0301rables, tre\u0300s rapidement, et plusieurs ont ope\u0301re\u0301 les re\u0301formes ne\u0301cessaires.<\/b><\/p>\n<p>Et sur la production alimentaire, il existe un vrai de\u0301bat sur la productivite\u0301 dans le secteur alimentaire en Afrique subsaharienne&#8230; Quelle est votre vision sur ce qu&rsquo;il faudrait faire ?<\/p>\n<p><b>En effet, me\u0302me si l&rsquo;Afrique dispose de ressources naturelles extraordinaires, comme les terres arables, il est ne\u0301cessaire de faire en sorte que les E\u0301tats produisent davantage de produits alimentaires. Si vous prenez le mai\u0308s, qui est le produit alimentaire le plus consomme\u0301 en Afrique, il y a tre\u0300s peu de pays qui sont exportateurs nets. La plupart sont importateurs. L&rsquo;agriculture africaine est encore traditionnelle et donc la modernisation de l&rsquo;agriculture est un sujet tre\u0300s important. Comment cre\u0301er une agriculture qui soit plus re\u0301sistante aux changements climatiques, avec une meilleure irrigation, des meilleurs drainages et qui va permettre de de\u0301velopper le secteur agricole de demain en Afrique avec une forte productivite\u0301, c&rsquo;est l&rsquo;e\u0301quation qui nous est pose\u0301e sur ce de\u0301bat.<\/b><\/p>\n<p>Plusieurs E\u0301tats se sont tourne\u0301s vers le FMI pour be\u0301ne\u0301ficier d&rsquo;un programme traditionnel d&rsquo;appui. Quels sont ces pays ? Ou\u0300 en sont les ne\u0301gociations ?<\/p>\n<p><b>Sur 45 pays que couvre notre de\u0301partement, 22 sont actuellement en programme avec le FMI et d&rsquo;autres ont entame\u0301 des discussions.<\/b><\/p>\n<p>Comment expliquez-vous le fait qu&rsquo;un pays comme le Ghana, trois ans apre\u0300s s&rsquo;e\u0302tre affranchi de l&rsquo;assistance fournie par le Fonds mone\u0301taire international, sollicite, pour la dix-septie\u0300me fois depuis son inde\u0301pendance en 1957, un nouveau plan d&rsquo;aide aupre\u0300s de l&rsquo;institution. N&rsquo;est-ce pas la\u0300 un aveu d&rsquo;e\u0301chec pour un pays tant salue\u0301 sur la sce\u0300ne internationale pour sa croissance fulgurante ? Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;a pas marche\u0301 ?<\/p>\n<p><b>Je crois qu&rsquo;il est important pour mieux comprendre nos rapports avec les pays partenaires de revenir sur la mission du FMI. Notre objectif est d&rsquo;aider les pays qui rencontrent des de\u0301ficits de balance des paiements. Certains ont des proble\u0300mes dans leurs e\u0301changes avec l&rsquo;e\u0301tranger, ils n&rsquo;ont pas assez de liquidite\u0301. D&rsquo;autres ont eu une tre\u0300s forte baisse de leurs exportations ou encore une tre\u0300s forte hausse de leur charge d&rsquo;importation, par exemple a\u0300 cause du prix du pe\u0301trole et de celui des aliments. Dans plusieurs cas, les pays connaissent des fuites de capitaux, et leurs devises fondent comme neige au soleil, selon l&rsquo;expression de l&rsquo;ancien gouverneur de la BCEAO. Or, les devises sont ne\u0301cessaires pour faire des importations ou investir.<\/b><br \/>\n<b>Le cas du Ghana est re\u0301ve\u0301lateur. Dans ce pays, le change s&rsquo;est de\u0301pre\u0301cie\u0301 depuis le de\u0301but de l&rsquo;anne\u0301e de quasiment 50 % par rapport au dollar. Dans ce cas, le FMI est la\u0300 pour restaurer la stabilite\u0301 macroe\u0301conomique. Et nous pensons vraiment que la stabilite\u0301 macroe\u0301conomique est l&rsquo;ingre\u0301dient premier du de\u0301veloppement e\u0301conomique. A\u0300 ma connaissance, il n&rsquo;y a pas de pays africain qui s&rsquo;est de\u0301veloppe\u0301 sans stabilite\u0301 macroe\u0301conomique et je dirais me\u0302me pas un seul pays au monde.<\/b><br \/>\n<b>Nous ne connaissons pas bien les recettes du de\u0301veloppement, mais une chose est su\u0302re, aucun pays ne peut se de\u0301velopper en ayant une inflation a\u0300 50 % tous les mois ou avec une dette comple\u0300tement non soutenable.<\/b><br \/>\n<b>Nous devons alors travailler avec les banques centrales pour re\u0301duire l&rsquo;inflation et sur le budget pour remettre la dette sur une trajectoire soutenable. Nous travaillons aussi avec les cre\u0301diteurs internationaux pour obtenir si besoin un alle\u0300gement de dette.<\/b><br \/>\n<b>Le FMI a parfois eu la re\u0301putation d&rsquo;e\u0302tre dur au niveau social, mais je tiens a\u0300 pre\u0301ciser que nos programmes d&rsquo;appui comportent tous un volet social important avec un plancher de de\u0301penses sociales minimales afin de prote\u0301ger les populations. La croissance inclusive fait partie de nos objectifs.<\/b><\/p>\n<p>Pourquoi exiger des pays africains qui ne sont pas encore de\u0301veloppe\u0301s qu&rsquo;ils respectent a\u0300 tout prix ce dogme de la stabilite\u0301 macroe\u0301conomique ?<\/p>\n<p><b>Donnez-moi un exemple d&rsquo;un pays africain qui a fait du de\u0301veloppement e\u0301conomique tre\u0300s fort, inclusif, avec des normes macroe\u0301conomiques comple\u0300tement de\u0301se\u0301quilibre\u0301es, sans paupe\u0301riser toute sa population ? Quel pays africain a pu faire des investissements dans l&rsquo;e\u0301ducation, dans les infrastructures en ayant une dette a\u0300 150 points de PIB ? Aucun.<\/b><br \/>\n<b>La stabilisation macroe\u0301conomique est une condition ne\u0301cessaire au de\u0301veloppement. Parfois, cela demande de faire d&rsquo;importants efforts.<\/b><br \/>\n<b>Ce qu&rsquo;il faut comprendre, c&rsquo;est que le FMI est une petite pierre dans un grand e\u0301difice. Le grand e\u0301difice, c&rsquo;est celui du de\u0301veloppement que nous ba\u0302tissons avec d&rsquo;autres acteurs comme la Banque mondiale. Notre ro\u0302le est d&rsquo;assurer que le socle soit stable. Si le socle est instable, il n&rsquo;y a pas de de\u0301veloppement.<\/b><br \/>\n<b>Dans les pays ou\u0300 les de\u0301se\u0301quilibres macroe\u0301conomiques sont tre\u0300s forts, avec e\u0301norme\u0301ment d&rsquo;inflation ou des arrie\u0301re\u0301es de dettes, y compris domestiques, il n&rsquo;y a en ge\u0301ne\u0301ral plus d&rsquo;investissements ni de croissance e\u0301conomique, la crise sociale se fait plus menac\u0327ante.<\/b><br \/>\n<b>Au niveau des solutions, de nombreuses banques centrales africaines ont suivi le mouvement mondial et augmente\u0301 leur taux d&rsquo;inte\u0301re\u0302t, mais avec des re\u0301sultats incertains voir contre-productifs pour l&rsquo;instant&#8230;<\/b><br \/>\n<b>La hausse des taux d&rsquo;inte\u0301re\u0302t est ne\u0301cessaire, mais elle doit e\u0302tre tre\u0300s prudente et progressive. Lorsque les pays connaissent une inflation, en partie domestique, il est tre\u0300s important d&rsquo;augmenter les taux d&rsquo;inte\u0301re\u0302t, cela va permettre de re\u0301duire les pressions inflationnistes.<\/b><br \/>\n<b>Mais ce n&rsquo;est pas le cas pour l&rsquo;Afrique subsaharienne qui subit des chocs exoge\u0300nes&#8230;<\/b><br \/>\n<b>Il est vrai qu&rsquo;en Afrique subsaharienne une grande partie de l&rsquo;inflation est externe, car elle vient des produits alimentaires importe\u0301s et ceux du pe\u0301trole. Mais ces hausses peuvent se transmettre au niveau domestique dans ce qu&rsquo;on appelle des effets de second tour. Les effets peuvent alors e\u0302tre plus de\u0301vastateurs.<\/b><\/p>\n<p>Dans ce contexte, quelles perspectives entrevoyez-vous, est-ce que l&rsquo;inflation va diminuer ?<\/p>\n<p><b>Nous pre\u0301voyons une forte de\u0301ce\u0301le\u0301ration de l&rsquo;inflation a\u0300 5 % en 2023. Mais tout cela de\u0301pend de facteurs qui sont tre\u0300s difficiles a\u0300 pre\u0301voir. Le ralentissement mondial qui s&rsquo;annonce devrait faire un peu pression sur les prix des produits alimentaires et de l&rsquo;e\u0301nergie. La grande inconnue, ce sont les taux de change. Parce que vous savez, s&rsquo;il faut acheter du mai\u0308s, au Togo, cela de\u0301pend du taux de change entre l&rsquo;euro et le dollar, le pays e\u0301tant dans la zone du franc CFA. Si l&rsquo;euro continue de de\u0301visser par rapport au dollar, me\u0302me si le prix international du mai\u0308s ne bouge pas, il va quand me\u0302me augmenter au Togo. Sans compter la guerre en Ukraine, dont l&rsquo;issue est incertaine.<\/b><\/p>\n<p>Ces dernie\u0300res anne\u0301es, des institutions, dont la vo\u0302tre, se sont alarme\u0301es de l&rsquo;endettement acce\u0301le\u0301re\u0301 des pays africains. Ou\u0300 en est le continent ? Est-on face a\u0300 une crise syste\u0301mique ?<\/p>\n<p><b>Un fait qui doit nous interpeller : en Afrique subsaharienne, la dette a double\u0301 sur la dernie\u0300re de\u0301cennie. Elle est passe\u0301e de 30 points de PIB, en moyenne, a\u0300 60 %. Non seulement la dette a augmente\u0301 mais sa composition a beaucoup change\u0301. Aujourd&rsquo;hui, nous avons de moins en moins de bailleurs traditionnels et de plus en plus d&rsquo;endettement domestique et d&rsquo;eurobonds. Nous avons observe\u0301 qu&rsquo;un certain nombre de pays, notamment de l&rsquo;UEMOA, je cite la Co\u0302te d&rsquo;Ivoire, le Se\u0301ne\u0301gal, le Be\u0301nin, se tournent vers le marche\u0301 international, c&rsquo;est un changement conside\u0301rable de la structure de la composition de la dette, vers des maturite\u0301s plus courtes et des cou\u0302ts plus e\u0301leve\u0301s.<\/b><br \/>\n<b>Nous avons a\u0300 peu pre\u0300s la moitie\u0301 des pays d&rsquo;Afrique subsaharienne a\u0300 bas revenus qui sont, d&rsquo;apre\u0300s notre analyse de la viabilite\u0301 de la dette, a\u0300 haut risque, de surendettement ou en surendettement. Il s&rsquo;agit du me\u0302me niveau de dette qu&rsquo;au de\u0301but des anne\u0301es 2000, au moment de l&rsquo;initiative de pays pauvres tre\u0300s endette\u0301s. Nous constatons une de\u0301te\u0301rioration tre\u0300s nette de la situation budge\u0301taire d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;E\u0301tats.<\/b><br \/>\n<b>Mais a\u0300 ce stade-la\u0300, il n&rsquo;y a pas de risque de dette syste\u0301mique. C&rsquo;est tre\u0300s important de la souligner. Un quart des pays africains ont une dette en dessous de 50 % du PIB. Et certains be\u0301ne\u0301ficient encore d&rsquo;un espace budge\u0301taire pluto\u0302t confortable, je pense au Be\u0301nin, au Botswana ou a\u0300 la Tanzanie.<\/b><\/p>\n<p>Quelle est la recette de ces pays ? Comment proce\u0300dent-ils ? Que font-ils diffe\u0301remment ?<\/p>\n<p><b>Ces pays sont prudents. Il y a une forme de prudence budge\u0301taire au Be\u0301nin, c&rsquo;est bien connu. Le Botswana qui a be\u0301ne\u0301ficie\u0301 de matie\u0300res premie\u0300res, dont le diamant, l&rsquo;a bien ge\u0301re\u0301. Parce que vous savez les matie\u0300res premie\u0300res peuvent repre\u0301senter un avantage, mais aussi une male\u0301diction. Gaborone a une dette tre\u0300s faible.<\/b><br \/>\n<b>Je pense aussi que les lignes bougent au niveau international. De\u0301sormais, quand la dette d&rsquo;un pays est non soutenable, nous devons proce\u0301der a\u0300 une restructuration, c&rsquo;est quelque chose qui e\u0301tait un peu tabou il y a quelques anne\u0301es.<\/b><\/p>\n<p>Est-ce que ce n&rsquo;est pas cette flexibilite\u0301 des E\u0301tats africains qui finalement n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;autres choix que de se tourner vers les pre\u0302teurs prive\u0301s, la Chine ou encore le marche\u0301 international quitte a\u0300 emprunter a\u0300 des taux exorbitants qui a fait bouger les lignes ? Et comment justement observez-vous le poids de tous ces acteurs ?<\/p>\n<p><b>C&rsquo;est une situation tre\u0300s complexe, pour les restructurations, parce que nous avons de\u0301sormais beaucoup d&rsquo;interlocuteurs. Avant, il y avait le Club de Paris, qui e\u0301tait un ensemble de cre\u0301diteurs et de bailleurs limite\u0301s. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est plus complexe avec les bailleurs prive\u0301s, parce qu&rsquo;il y a eu des eurobonds. Et puis les nouveaux bailleurs bilate\u0301raux, comme la Chine ou d&rsquo;autres pays. C&rsquo;est un ensemble plus he\u0301te\u0301roge\u0300ne, donc, e\u0301videmment, c\u0327a rend les restructurations de dettes plus complique\u0301es.<\/b><\/p>\n<p>Comment re\u0301agissez-vous a\u0300 l&rsquo;annonce cet e\u0301te\u0301 par la Chine d&rsquo;annulation des dettes de plusieurs E\u0301tats africains ?<\/p>\n<p><b>Le FMI encourage les bailleurs internationaux a\u0300 collaborer et a\u0300 se coordonner entre eux. Ce n&rsquo;est pas la Chine toute seule qui de\u0301cide dans les diffe\u0301rents pays. Lorsque l&rsquo;on proce\u0300de a\u0300 un alle\u0300gement de dette, nous avons besoin que tous les cre\u0301diteurs soient plus ou moins traite\u0301s de la me\u0302me manie\u0300re. Sinon, ils jouent ce qu&rsquo;on appelle le passager clandestin. Des cadres communs autour du G20, par exemple, qui ont vu le jour ces dernie\u0300res anne\u0301es et qui permettent de se mettre d&rsquo;accord sur les parame\u0300tres de re\u0301duction de la dette.<\/b><br \/>\n<b>La dette doit servir au de\u0301veloppement mais ce n&rsquo;est pas une fin en soi.<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;autre sujet qui inquie\u0300te les dirigeants en Afrique subsaharienne est celle des droits de tirage spe\u0301ciaux, ou\u0300 en est-on dans les promesses faites a\u0300 l&rsquo;Afrique ?<\/p>\n<p><b>Deux actions ont e\u0301te\u0301 mene\u0301es autour des DTS. En 2021, nous avons eu une allocation de 650 milliards de dollars, dont 23 milliards pour l&rsquo;Afrique subsaharienne, en proportion du PIB de chaque pays et sans conditionnalite\u0301s. Cette allocation a e\u0301te\u0301 de\u0301ja\u0300 e\u0301te\u0301 de\u0301caisse\u0301e, des E\u0301tats s&rsquo;en servent pour faire face aux de\u0301penses courantes, pour des transferts aux plus vulne\u0301rables, etc. En tout cas, tous les E\u0301tats africains ont de\u0301ja\u0300 rec\u0327u leur part.<\/b><br \/>\n<b>Deuxie\u0300mement, sur la promesse faite par les pays riches d&rsquo;allouer jusqu&rsquo;a\u0300 100 milliards de dollars aux pays pauvres, nous avons obtenu 73 milliards. Mais pour l&rsquo;instant, il s&rsquo;agit de promesses qui restent a\u0300 concre\u0301tiser.<\/b><br \/>\n<b>Au sein du FMI, nous avons trois modalite\u0301s de transfert de ces DTS. La plus re\u0301cente est un \u00ab fonds fiduciaire pour la re\u0301silience et la durabilite\u0301 \u00bb, qui doit notamment amplifier les effets de la nouvelle allocation DTS instaure\u0301e en 2021, avec un objectif de ressources d&rsquo;au moins 45 milliards de dollars. A\u0300 travers ces nouveaux fonds, nous re\u0301alisons des pre\u0302ts beaucoup plus longs pour des proble\u0300mes plus structurels et notamment le changement climatique afin d&rsquo;aider les pays a\u0300 financer l&rsquo;adaptation ou l&rsquo;atte\u0301nuation du changement climatique. Nous avons de\u0301ja\u0300 un accord avec le Rwanda sur ce programme.<\/b><br \/>\n<b>Enfin, il y a une troisie\u0300me modalite\u0301 qui est moins explore\u0301e, qui consiste a\u0300 transfe\u0301rer les DTS aux banques de de\u0301veloppement re\u0301gionales. C&rsquo;est un peu plus complexe car elles ne sont pas habilite\u0301es a\u0300 recevoir des DTS. Il faut e\u0302tre un de\u0301tenteur officiel de DTS pour avoir un compte, mais cette option pre\u0301sente un ensemble de complexite\u0301.<\/b><\/p>\n<p>Le sujet de la diversification et de la transformation semble quasiment absent des de\u0301bats des institutions multilate\u0301rales, dont la vo\u0302tre, pour qui et qu&rsquo;est-ce qui doit e\u0302tre fait pour que les lignes bougent sur ce the\u0300me ?<\/p>\n<p><b>Le de\u0301bat autour de la transformation structurelle des e\u0301conomies africaines s&rsquo;inscrit dans un contexte tre\u0300s diffe\u0301rent aujourd&rsquo;hui. Je note trois changements \u00ab\u00a0tectoniques\u00a0\u00bb : le changement climatique, les tensions ge\u0301opolitiques et la transition de\u0301mographique. La diversification doit donc se placer dans l&rsquo;orbite de ces changements mondiaux majeurs.<\/b><\/p>\n<p>Qu&rsquo;est-ce que cela implique concre\u0300tement ?<\/p>\n<p><b>Exemple, les pays qui sont encore uniquement base\u0301s sur les matie\u0300res premie\u0300res et notamment sur le pe\u0301trole, vont se retrouver dans les anne\u0301es qui viennent avec une demande internationale en berne et un risque tre\u0300s fort de baisse de leurs revenus. Dans notre rapport, nous montrons que les parts des revenus du pe\u0301trole dans les revenus totaux des pays vont passer de 60 % en 2020 a\u0300 30 % a\u0300 moyen termes.<\/b><br \/>\n<b>La diversification est donc une ne\u0301cessite\u0301. Et c&rsquo;est une bonne nouvelle pour le continent, qui peut vendre davantage de minerais et de me\u0301taux qui sont tre\u0300s importants pour la transition e\u0301nerge\u0301tique. Ces me\u0301taux sont ne\u0301cessaires pour construire des voitures e\u0301lectriques, des turbines, des e\u0301oliennes, des panneaux solaires etc. Et l&rsquo;Afrique peut aussi s&rsquo;inscrire dans cette tendance mondiale.<\/b><br \/>\n<b>L&rsquo;un des de\u0301bouche\u0301s majeurs est le gaz. Les re\u0301cents changements ge\u0301opolitiques font que la demande pour le gaz en Afrique a miraculeusement augmente\u0301 ces derniers mois. Nous sommes passe\u0301s d&rsquo;un moment ou\u0300 le gaz e\u0301tait vu comme une e\u0301nergie polluante et on disait aux pays africains qu&rsquo;il fallait peut-e\u0302tre re\u0301fle\u0301chir a\u0300 s&rsquo;en de\u0301touner.<\/b><br \/>\n<b>Et aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Europe se tourne vers l&rsquo;Afrique car 40 % des de\u0301couvertes importantes ces dernie\u0300res anne\u0301es se situent sur le continent. C&rsquo;est tout le de\u0301bat sur ce qu&rsquo;on appelle la transition e\u0301nerge\u0301tique juste. Il ne s&rsquo;agit pas de dire a\u0300 l&rsquo;Afrique de reproduire exactement le me\u0302me mode\u0300le de transition e\u0301nerge\u0301tique que le reste du monde, elle ne contribue qu&rsquo;a\u0300 2 ou 3 % des e\u0301missions mondiales de gaz a\u0300 effet de serre.<\/b><br \/>\n<b>Mais si elle s&rsquo;approprie cette transition selon ses mode\u0300les, elle peut sortir gagnante de cette pe\u0301riode. De\u0301ja\u0300, une personne sur deux en Afrique subsaharienne n&rsquo;a pas acce\u0300s a\u0300 e\u0301lectricite\u0301. Il faut aussi mesurer l&rsquo;impact en termes de cre\u0301ation d&#8217;emplois. Pour l&rsquo;instant, l&rsquo;appareil de production africain est encore tre\u0300s oriente\u0301 vers le capital plus que vers l&rsquo;usage du travail.<\/b><br \/>\n<b>Or nous avons 20 millions de personnes qui entrent sur le marche\u0301 du travail tous les ans, donc, dans ce contexte, il faut que la croissance soit plus intensive. Pour mener a\u0300 bien ces projets, l&rsquo;Afrique a besoin d&rsquo;investissements en adaptation.<\/b><br \/>\n<b>L&rsquo;Afrique est a\u0300 la fois riche en matie\u0300res premie\u0300res, dont le pe\u0301trole, qui ne sont pas les matie\u0300res premie\u0300res de demain. Mais sa chance est d&rsquo;e\u0302tre e\u0301galement riche de matie\u0300res premie\u0300res de demain, celles qui sont ne\u0301cessaires pour la transition e\u0301nerge\u0301tique.<\/b><\/p>\n<p><strong>Pour plus d&rsquo;informations et d&rsquo;analyses sur la <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/guinee-equatoriale\">Guinee Equatoriale<\/a>, suivez <a href=\"https:\/\/www.africa-press.net\/\">Africa-Press<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Viviane Forson Africa-Press &#8211; Guinee Equatoriale. ENTRETIEN. Luc Eyraud, chef des e\u0301tudes re\u0301gionales pour l\u2019Afrique subsaharienne au Fonds mone\u0301taire international, dresse un e\u0301tat des lieux sans concession des pays de la re\u0301gion. L&rsquo;Afrique subsaharienne sur la corde raide ? La re\u0301ponse est affirmative, et c&rsquo;est peu de le dire. 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