Africa-Press – Madagascar. Du chemin reste à faire. Evalué pour la première fois, avec un score global de 34 sur 100, Madagascar se trouve au 24ème rang sur 26 pays africains classés dans le rapport Absa Africa financial markets index 2022. L’Indice des marchés financiers en Afrique, devenu une référence pour la communauté des investisseurs, a évalué le développement de ces 26 pays, principalement sur la base de mesures de l’accessibilité, de l’ouverture et de la transparence de leurs marchés financiers.
Comme l’indique ce rapport, les notes ont été déterminées par la performance relative, plutôt qu’absolue, de chaque pays sur six piliers clés. Il s’agit de la profondeur du marché, de l’accès aux devises étrangères, de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, de la capacité des investisseurs locaux, de l’environnement macroéconomique et de la transparence, ainsi que des normes juridiques et de leur applicabilité.
Pour Madagascar, il est fait l’observation que son marché financier est « peu profond mais avec des normes économiques qui s’améliorent ». Concernant cette profondeur du marché, la Grande île n’a obtenu qu’un score de 16 sur 100. Ce premier pilier évalue la taille et la liquidité des marchés de capitaux nationaux, ainsi que la diversité des catégories d’actifs cotés et l’existence de caractéristiques standards qui renforcent la profondeur du marché.
Pour l’accès aux devises étrangères, Madagascar a obtenu une bonne note de 72 sur 100. Ce deuxième pilier concerne l’ouverture des marchés aux investissements étrangers. Il examine la sévérité des contrôles de capitaux, la liquidité interbancaire des devises et les normes de déclaration des données relatives aux taux de change. Il évalue également la capacité des banques centrales à gérer la volatilité des flux de capitaux étrangers en examinant l’adéquation des réserves de change.
Le pays est en dessous de la moyenne pour ce qui est de la transparence du marché, de l’environnement fiscal et réglementaire, avec un score de 33 sur 100. Ce troisième pilier examine la transparence des marchés financiers ainsi que l’environnement fiscal et réglementaire, chacun de ces éléments favorisant la confiance des investisseurs locaux et étrangers. Les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance sont également pris en compte pour évaluer le développement durable des marchés.
Madagascar obtient son score le plus bas de 10 sur 100 dans la capacité des investisseurs locaux. Ce quatrième pilier évalue le potentiel des investisseurs institutionnels à stimuler la croissance des marchés de capitaux sur la base de la taille des marchés des fonds de pension, à la fois par habitant et par rapport aux titres locaux cotés en bourse. Les stratégies d’inclusion financière sont également examinées.
La Grande île obtient par contre un score au-dessus de la moyenne de 63 sur 100 pour ce qui est de l’environnement macroéconomique et de la transparence. Ce cinquième pilier examine les environnements macroéconomiques sous-jacents des pays et la transparence des données économiques, qui sous-tendent le développement de leurs marchés financiers.
Cependant, le score attribué au pays pour les normes juridiques et leur applicabilité n’a été que de 10 sur 100. Ce dernier pilier prend en compte l’alignement des pays sur les normes juridiques et contractuelles internationales en vigueur sur les marchés financiers, évalué par l’adoption d’accords-cadres standard et l’applicabilité de la compensation avec déchéance du terme et des dispositions en matière de garanties.
Pour plus d’informations et d’analyses sur la Madagascar, suivez Africa-Press





