Africa-Press – Madagascar. Le Système de Nations Unies par le biais du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Madagascar a officiellement annoncé son engagement à fournir une assistance technique électorale à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Son coordonnateur résident, Issa Sanogo, l’a confirmé hier dans le cadre du deuxième dialogue pour un processus électoral transparent organisé hier, par l’organe en charge de l’organisation des élections dans le pays.
« Cette assistance menée avec le financement des partenaires techniques et financiers à travers la mise en place effective du fonds commun pour les élections portera notamment sur un appui au dialogue pour le renforcement d’un espace civique et démocratique apaisé, un appui à l’inclusion et à la participation citoyenne de tous au processus électoral selon les normes et standards internationaux et l’appui à la capacité opérationnelle de la CENI en vue de la conduite des opérations électorales techniques et d’autres activités électorales », précise Madame Natasha van Rijn, Représentant Résident du PNUD.
Pour le PNUD, cela entre dans le cadre du projet « Renforcement des processus électoral et démocratique à Madagascar » (RPEDEM). Ce projet vise notamment à contribuer à un environnement serein et propice à la tenue d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives en 2023-2024.
Outre le PNUD, la France, par le biais de son président, Emmanuel Macron, a également déjà annoncé sa détermination à aider Madagascar dans le cadre de ce fonds commun, également appelé Basket Fund. Quelques mois plus tôt, la délégation de l’Union européenne à Madagascar a aussi déjà indiqué sa disponibilité de soutenir le pays dans ce sens, bien que cette aide ne sera que « marginale ». Puis d’autres pays, à travers leurs ambassadeurs, ont déjà également annoncé des intentions allant dans ce sens, sans que jusqu’ici ils ne précisent la nature de leur soutien.
Malgré tout, la CENI n’a pas manqué d’avance des perspectives d’innovations en matière de gestion du processus électoral, en les présentant, avec les parties prenantes, notamment dans le cadre de ce deuxième dialogue. C’est le cas entre autres du changement de format de la liste électorale en A4, le changement de la forme de l’isoloir, la sécurisation des listes électorales (cryptage informatique et filigrane) et des imprimés sensibles, l’utilisation des smartphones pour la célérité et la fiabilité du traitement des résultats, la proposition de dates pour le jumelage ou la dissociation de la tenue des élections Communales/Municipales et des élections législatives.
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