Africa-Press – Madagascar. Une élève du Lycée Jean Joseph Rabearivelo à Analakely prend le chemin de la maison, inquiète. Elle doit rentrer chez elle, à Ambohijatovo, pour prendre le repas du midi.
Alors qu’à Ambohijatovo, à ce moment-là, c’est le chaos total : bombes lacrymogènes, jets de pierres, bousculades. Elle a continué son chemin, tout en croisant ses doigts qu’il ne lui arrivera rien.
La plupart de ses camarades sont restés dans l’enceinte du lycée. D’autres ont été récupérés par leurs parents. « Nous sommes venus récupérer notre frère, Fitahiana, en classe de seconde.
Nous avons peur qu’il lui arrive quelque chose pendant cette émeute. Nous allons le ramener à la maison, et il ne reviendra pas à l’école cet après-midi », lance Sarobidiniaina Tolojanahary, un jardinier qui vit à Anosibe.
Il a quitté tôt son boulot pour ne pas rater son frère. Cet établissement scolaire a pris des mesures pour sécuriser ses élèves. Les portails de la façade ont été fermés.
Les élèves sont sortis au portail du derrière. En cas d’affrontement aux alentours de l’établissement, aucun élève ne pourra sortir. À Amparibe, une école confessionnelle a décidé qu’aucun élève ne sort de l’établissement.
Les parents ont été appelés pour leur apporter le déjeuner. Des élèves d’autres établissements n’avaient pas le choix. Ils ont été obligés de sortir pour déjeuner. Ils ont été exposés au gaz lacrymogène. L’enseignement se poursuit au niveau des écoles du centre-ville.
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