Le Marché Commun D’Afrique de L’Ouest et la CEDEAO

1
Le Marché Commun D'Afrique de L'Ouest et la CEDEAO
Le Marché Commun D'Afrique de L'Ouest et la CEDEAO

Africa-Press – Madagascar. La question de la suppression des obstacles à l’établissement d’un marché commun efficace en Afrique de l’Ouest figure en tête de l’ordre du jour des réunions qui se déroulent sur deux jours en Côte d’Ivoire, à l’initiative de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, avec la participation d’experts, d’institutions et d’acteurs des chaînes de production nationales.

Ces réunions se concentrent sur les moyens d’améliorer l’intégration des marchés régionaux et d’assurer la connexion des produits agricoles provenant de grands marchés, tels que Kano au Nigeria et Kumasi au Ghana, avec les grandes villes du continent, ce qui favorise la circulation des biens et le commerce interrégional.

Les producteurs affirment que les défis actuels demeurent, notamment les complexités et les procédures administratives aux postes frontaliers, qui entravent le transport et la commercialisation des marchandises sur les marchés des autres pays d’Afrique de l’Ouest. Ils soulignent également que les coûts de transport restent très élevés, ce qui réduit la viabilité du commerce régional.

Mamadou Sisoko, président d’honneur d’un réseau d’organisations de producteurs en Afrique de l’Ouest, estime que le développement du transport ferroviaire est une priorité urgente, soulignant l’absence des infrastructures nécessaires.

Il a expliqué que le transport de maïs de Bobo Dioulasso à Dakar pourrait coûter plus que son prix de vente sur le marché, en raison de la dépendance aux camions et de la durée du transport, rendant l’opération économiquement non viable.

La communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest reconnaît ces difficultés et travaille à diversifier ses projets dans le secteur des transports. Kolawole Sofola, directeur du commerce à la Commission de la communauté, a confirmé qu’il existe des plans pour développer le transport ferroviaire et aérien, en plus de renforcer les corridors maritimes, surtout que douze États membres dépendent d’une économie côtière, ce qui fait du secteur maritime un axe stratégique dans les efforts d’intégration, sans se limiter aux routes terrestres.

Les estimations du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, affilié à l’Organisation de coopération et de développement économiques, indiquent qu’environ 10 milliards de dollars de commerce en Afrique de l’Ouest ne se reflètent pas dans les statistiques officielles, ce qui illustre l’ampleur de l’économie informelle et les défis liés à la mesure de l’activité commerciale dans la région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here