Un Palestinien Restaure des Corans Survivants à Gaza

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Un Palestinien Restaure des Corans Survivants à Gaza
Un Palestinien Restaure des Corans Survivants à Gaza

Africa-Press – Madagascar. Dans un coin étroit d’un trottoir fatigué de la ville de Gaza, un homme est assis, entouré de feuilles déchirées et de couvertures carbonisées, qu’il rassemble avec soin comme s’il réorganisait une mémoire échappée des décombres.

Loin des ateliers et des bibliothèques, commence une histoire de restauration d’un autre type ; l’histoire d’un homme qui répare ce qui reste des Corans que les gens ont sortis des décombres des mosquées et des maisons détruites par la guerre.

Avec des outils rudimentaires et sans électricité, il passe de longues heures à coller les pages et à relier ce qui peut être sauvé, dans une tentative de compenser le manque aigu d’exemplaires du Saint Coran après la destruction de centaines de mosquées dans la région. Dans un petit kiosque à peine à l’abri de la chaleur du soleil, son travail se transforme en message, et son effort en une forme de résistance.

Il déclare que les gens lui apportent les Corans endommagés, et il s’efforce de leur redonner vie, malgré le manque de ressources et l’absence de matériaux nécessaires. Chaque jour, il réussit à restaurer entre 5 et 6 Corans, un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui, dans une réalité accablée par le blocus et la destruction, revêt une signification bien plus grande.

Ce métier n’est pas nouveau pour lui ; cet homme, qui a passé près de 30 ans à restaurer des livres, travaillait avant la guerre dans un magasin au sein d’un marché populaire, avec de meilleurs outils et des conditions plus stables. Mais la guerre a tout changé, le faisant passer d’un atelier équipé à un trottoir découvert, et d’un travail professionnel à une initiative individuelle motivée par la détermination.

Malgré les difficultés, il n’envisage pas d’arrêter. Au contraire, il affirme que ce qu’il fait lui procure un sentiment d’espoir et de satisfaction, surtout parce que c’est « un service pour le Livre de Dieu », comme il le dit. Alors que les restrictions sur l’entrée des Corans à Gaza se poursuivent, le besoin de ce qu’il parvient à sauver parmi les décombres augmente.

Il ne demande pas grand-chose ; juste des bénévoles pour partager la tâche avec lui, et un endroit plus approprié qui lui permettrait d’élargir son travail. Entre ses mains, ce ne sont pas seulement des livres qui sont restaurés, mais aussi les significations de la survie dans une ville qui tente, malgré tout, de préserver ce qu’il reste de son âme.

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