Madagascar Vise des Figures de la Gen Z

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Madagascar Vise des Figures de la Gen Z
Madagascar Vise des Figures de la Gen Z

Africa-Press – Madagascar. L’assemblée nationale de Madagascar a approuvé la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Antoine Rajerison, une décision qui ouvre la voie à des poursuites judiciaires à son encontre en raison d’accusations liées à sa participation à des activités soupçonnées de viser à déstabiliser le système politique du pays.

Cette décision fait suite à une demande formulée par la ministre de la Justice, Vanirisoa Ernaivo, le 4 juin dernier, où elle a évoqué ce qu’elle a qualifié de « participation présumée » du député à des mouvements et activités menaçant la stabilité de l’État. La demande a été approuvée par la majorité des membres de l’assemblée nationale.

Pour sa part, Rajerison a considéré que cette décision avait des dimensions politiques, affirmant qu’il exerçait son rôle parlementaire de manière normale. Il a déclaré que ces derniers temps, il avait été soumis à un contrôle fiscal inattendu, ainsi qu’à des campagnes de diffamation le visant sur les réseaux sociaux, avant que le ministère de la Justice ne demande la levée de son immunité parlementaire, permettant ainsi son arrestation et sa poursuite judiciaire.

Rajerison est l’une des figures politiques les plus en vue lors de l’insurrection d’octobre dernier, qui a contribué à la chute de l’ancien président Andry Rajoelina. Il avait également déposé en mai dernier une requête auprès de la Cour constitutionnelle suprême pour demander la destitution du président de l’État, le colonel Michael Randrianirina, l’accusant de violations graves de la constitution, mais la cour a rejeté la demande.

Le député a estimé que le suivi de ces événements ne pouvait être considéré comme une coïncidence, mettant en garde contre le recul des libertés publiques dans le pays. Il a déclaré que la démocratie fait face à un « réel danger » à Madagascar, soulignant que la liberté d’expression n’est plus suffisamment protégée et que l’indépendance des institutions est désormais menacée.

La décision de lever l’immunité intervient dans un contexte de montée des débats politiques et juridiques concernant l’indépendance des institutions de contrôle et judiciaires, alors que le pays a connu fin mai dernier des actions judiciaires visant quatre juges de la Cour constitutionnelle suprême, par le biais de demandes d’ouvertures de poursuites pénales à leur encontre, suscitant des inquiétudes quant à l’avenir de l’équilibre des pouvoirs dans l’État.

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