Garder Ses Petits-Enfants, C’Est Bon pour le Cerveau !

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Garder Ses Petits-Enfants, C’Est Bon pour le Cerveau !
Garder Ses Petits-Enfants, C’Est Bon pour le Cerveau !

Africa-Press – Mali. La population française vieillit de plus en plus: selon l’Insee, le nombre de personnes de plus de 75 ans devrait doubler entre 2021 et 2070, alors qu’il resterait stable ou baisserait pour toutes les autres tranches d’âge. Et la France n’est pas un cas isolé: selon l’OMS, la proportion de personnes de plus de 60 ans dans le monde va doubler avant 2050. Heureusement, les personnes âgées vieillissent de mieux en mieux, et cela pourrait être dû à leur rôle en tant que grands-parents. Une étude publiée en janvier 2026 dans la revue Psychology and Aging par des chercheurs de l’Université Tilburg aux Pays-Bas montre en effet qu’il existe une corrélation entre le fait d’être impliqué dans la vie de ses petits enfants et un moindre déclin cognitif.

Le rôle de grand-parent serait-il protecteur?

Le rôle des grands-parents est un sujet de plus en plus étudié, notamment car depuis quelques années, la recherche s’intéresse davantage aux seniors et au « bien vieillir ». Cet intérêt sur le vieillissement a montré notamment l’importance de l’activité physique, de la vie sociale et des « challenges » cognitifs pour rester en bonne santé. Or, ces trois aspects sont fortement activés lorsqu’on s’occupe d’un petit enfant: ils sont « câlins », ils courent partout et ils passent d’une activité à l’autre à une vitesse déconcertante. Il semblerait donc logique que le fait de passer du temps avec ses petits-enfants puisse être protecteur lors du vieillissement.

Pour tester cette hypothèse, les chercheurs néerlandais ont analysé une cohorte longitudinale anglaise (English Longitudinal Study of Ageing ou ELSA), qui compile des informations sur le vieillissement de milliers d’Anglais, et notamment sur les activités que les grands-parents passent avec leurs petits-enfants. Ils se sont focalisés sur les personnes avec une bonne santé cognitive, qui ne vivent pas avec leurs petits-enfants (et donc qui ne sont pas forcés à passer du temps avec eux), pour un total proche de 10.000 grands-parents (dont 58 % des femmes). Ils ont été suivis entre 2016 et 2022, et ceux qui déclaraient passer du temps avec leurs petits-enfants ont été comparés à ceux qui ne le faisaient pas mais qui, à part cela, partageaient toutes les autres variables (niveau éducatif, nombre d’enfants, nombre de petits-enfants, etc.).

Des différences entre les grands-pères et les grands-mères

Premier résultat: les personnes qui s’occupent de leurs petits-enfants ont une meilleure mémoire et une meilleure fluidité verbale, mettant en évidence un possible effet protecteur. Et celui-ci était plus important chez les grands-mères que chez les grands-pères: elles avaient une meilleure cognition et, en plus, celle-ci déclinait moins avec le temps (comparé à celui des grands-mères qui ne passaient pas de temps avec leurs petits-enfants), ce qui n’était pas le cas pour les grands-pères. Ceci pourrait s’expliquer par leur implication: elles déclarent faire plus d’activités avec leurs petits-enfants que les grands-pères.

Chez eux, cette implication deviendrait même nuisible à partir de 75 ans: ils présentent un déclin de la fluidité verbale plus rapide que les grands-pères non impliqués, ce qui n’était pas le cas chez les grands-mères. Les auteurs pensent que cela serait dû à la nature de cette implication: pour elles, celle-ci serait mieux perçue, étant vécue comme « naturelle » et volontaire, alors que pour les grands-pères, elle peut être davantage perçue comme une obligation et une charge imposée.

Toutes les activités ne se valent pas

Deuxième résultat: le temps passé avec ses petits-enfants n’aurait pas d’influence sur cet effet protecteur, il était similaire qu’on s’en occupe tous les jours de la semaine ou seulement pendant les vacances. Ce qui compte est le fait d’être impliqué et de partager avec eux, même si c’est peu.

En revanche, la variété d’activités que les grands-parents font avec leurs petits-enfants aurait une importance: plus on fait des choses différentes avec eux, mieux on se porte. Individuellement, les activités les plus associées à une meilleure cognition étaient celles liées aux loisirs ou aux devoirs de l’école. « Mais ce qui ressort le plus de ces résultats est que le fait d’être un grand-parent impliqué était plus important que le temps passé avec ses petits-enfants ou le type d’activité réalisé avec eux, affirme dans un communiqué Flavia Chereches, autrice de l’étude. Toutefois, les effets sont différents si cette relation se fait volontairement, dans un contexte familial soutenant, comparé à un contexte stressant où les grands-parents se sentiraient forcés à le faire. » Être proche de ses petits-enfants serait donc protecteur, à condition que ce ne soit pas une obligation.

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