Africa-Press – Mali. L’ex-otage française Sophie Pétronin, qui avait été laborantine à Bordeaux avant de devenir humanitaire, est retournée au Mali au mois de mars dernier de manière irrégulière. Après avoir été signalée dans la région de Sikasso, au sud du pays, un avis de recherche a été diffusé vendredi soir par la Direction générale de la gendarmerie malienne. Il demande à « toutes les unités » de localiser la travailleuse humanitaire française, de l’appréhender et « la conduire sous bonne escorte » à Bamako. L’humanitaire française aurait fait des démarches peu de temps après sa libération, pour obtenir un visa de séjour auprès des autorités maliennes. Essuyant plusieurs refus, elle aurait rejoint, avec l’aide de son fils, le pays par ses propres moyens via le Sénégal.
Impliquée durant seize ans dans l’humanitaire au Mali, la femme de 75 ans n’aurait pas supporté son retour en Suisse, où elle était installée dans un village depuis sa libération. Elle voulait également rejoindre sa fille adoptive au Mali, âgée de 19 ans. Reste à savoir pourquoi les autorités ont lancé un avis de recherche seulement sept mois après son retour au Mali, sa présence n’étant certainement pas passée inaperçue durant ce temps.
Sophie Pétronin avait été enlevée le 24 décembre 2016 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida, dont elle était restée captive durant quatre ans. A peine libérée en octobre 2020, elle évoquait déjà son retour au Mali.
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