L’arrivée contrariée des médiateurs de la Cedeao au Niger

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L’arrivée contrariée des médiateurs de la Cedeao au Niger
L’arrivée contrariée des médiateurs de la Cedeao au Niger

Fatoumata Diallo
Manon Laplace
et Mathieu Olivier

Africa-Press – Niger. Attendue ce 25 janvier, la délégation de l’organisation sous-régionale n’a pas été autorisée à se rendre dans la capitale nigérienne avant la fin de la journée, faute d’autorisation de la junte du général Abdourahamane Tiani.

Avant même de commencer, le nouveau round de négociations entre la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), prévu ce 25 janvier à Niamey, a déjà subi quelques revers.

Selon nos informations, la délégation a en effet été, dans un premier temps, empêchée d’atterrir à Niamey, faute d’autorisation des autorités nigériennes. Celle-ci, dont la liste n’a pas été officiellement dévoilée, est composée des ministres des Affaires étrangères Shegun Bakari (Bénin), Robert Dussey (Togo), Timothy Kabba (Sierra Leone), ainsi que de l’ex-président du Nigeria Abdulsalami Abubakar – qui remplace le chef de la diplomatie nigériane Yusuf Tuggar.

Manifestations hostiles

Dans la matinée de ce 25 janvier, seul Robert Dussey avait pu atterrir dans la capitale nigérienne. Après une journée de blocages et de tractations, le reste de la délégation a finalement été autorisé à se rendre à Niamey dans la soirée, depuis la capitale nigériane Abuja.

Depuis la veille, les rues de Niamey sont agitées par des manifestations hostiles à la venue des émissaires de l’organisation sous-régionale – organisées par plusieurs figures de la société civile, comme l’activiste Maïkoul Zodi. Des rassemblements qui pourraient compliquer davantage la visite de la délégation attendue dans la soirée.

Libération de Bazoum

Depuis la reconnaissance par la Cedeao, le 10 décembre dernier, du changement de régime au Niger, le dialogue a repris entre l’organisation sous-régionale et les putschistes du CNSP. Les négociations ont déjà permis de faire libérer Salem Mohamed Bazoum, fils de l’ancien président, qui était détenu avec ses parents depuis le 26 juillet. Ce dernier a quitté le Niger le 8 janvier.

Les négociations portent désormais sur la libération de Mohamed Bazoum, de son épouse, et de ses anciens collaborateurs détenus au Niger, en vue d’une levée graduelle des sanctions imposées au pays par la Cedeao. Les médiateurs sont également chargés de négocier la mise en place d’un chronogramme afin de fixer la durée de la transition et l’organisation d’élections pour un retour à l’ordre constitutionnel.

Source: JeuneAfrique.com

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