Africa-Press – Niger. Le secrétaire général adjoint du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Sahirou Tchida Moussa, a procédé le mercredi 24 décembre 2025 à Niamey, à l’ouverture de l’Atelier National de Collecte des Données et d’évaluation du Plan national d’opérationnalisation de la mise en œuvre des recommandations du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Cet atelier vise à faire le point sur l’état de mise en œuvre de ce plan, à identifier les défis rencontrés, à renforcer la coordination entre les acteurs et à garantir une meilleure synergie entre les institutions publiques, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Dans son allocution, le secrétaire général adjoint a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités à renforcer l’État de droit, à protéger les droits humains et à promouvoir la cohésion sociale ainsi que l’unité nationale, considérés comme des leviers de paix et de développement. « Le cycle passé, qui s’est tenu en 2021, a permis au pays de recevoir 254 recommandations, dont 248 ont été acceptées. Ces recommandations couvrent des domaines aussi variés que la lutte contre le terrorisme, la corruption, l’accès à la justice, à la santé, à l’éducation, au travail, au logement et la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-il précisé.
M. Sahirou Tchida Moussa a ajouté que le gouvernement a adopté en mars 2022 un Plan national d’opérationnalisation, servant de feuille de route pour la mise en œuvre progressive, coordonnée et mesurable de ces recommandations. « Cet atelier n’est pas qu’un exercice technique, il témoigne de la volonté du gouvernement de faire des droits humains un pilier de la gouvernance, surtout dans un contexte marqué par l’insécurité », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le président du Comité National chargé de l’élaboration des rapports du Niger aux organes des traités et à l’EPU, M. Ousseini Djibagé Maman Sani, a indiqué que les données recueillies serviront à alimenter le rapport national du 4è cycle. « L’EPU est un mécanisme d’évaluation par les pairs créé en 2006 et destiné à surveiller le respect des droits de l’homme dans tous les 193 États membres des Nations unies. Il s’effectue selon un cycle de 4 ans et demi sur la base de trois documents: le rapport de l’État examiné, la compilation des rapports alternatifs des organisations de la société civile et la compilation des rapports des organismes des Nations Unies œuvrant dans cet État », a-t-il expliqué. M. Ousseini Djibagé Maman Sani a précisé que cet atelier s’inscrit dans une démarche rigoureuse de suivi et d’évaluation du plan d’opérationnalisation des recommandations issues du 3ème cycle de l’EPU et des organes des traités. « Il s’agit de collecter des données fiables, actualisées et désagrégées, permettant de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les écarts et de renforcer les synergies entre les acteurs », a-t-il ajouté. Il a rappelé que le Plan national d’opérationnalisation, adopté en mars 2022, repose sur une matrice de suivi comportant des axes stratégiques, des objectifs spécifiques et plus d’une centaine d’actions programmées.
L’ambassadrice du Royaume-Uni, Mme Catherine Inglehearn, a annoncé que l’EPU est un processus constructif qui permet à tous les États membres, y compris le Royaume-Uni, d’apprendre les uns des autres et de s’entraider pour mieux protéger les droits humains. « Nous sommes fiers de soutenir le processus du Niger aux côtés de la Coopération Suisse et de l’UNFPA en nous engageant financièrement pour évaluer la situation des droits humains », a-t-elle affirmé, tout en soulignant qu’à travers la coopération bilatérale et multilatérale, le Royaume-Uni soutient des initiatives visant à renforcer les droits humains et à appuyer la société civile, dont le rôle est indispensable.
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