Déclaration du CIRAC à l’occasion du Nouvel An : Le CIRAC appelle à un sens accru de responsabilité et de redevabilité

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Déclaration du CIRAC à l’occasion du Nouvel An : Le CIRAC appelle à un sens accru de responsabilité et de redevabilité
Déclaration du CIRAC à l’occasion du Nouvel An : Le CIRAC appelle à un sens accru de responsabilité et de redevabilité

Le Cercle Indépendant de Réflexion et d’Actions Citoyennes (CIRAC) a rendu publique une déclaration hier, mercredi 28 janvier 2026 à Niamey, à l’occasion du nouvel An dans laquelle il réaffirme son soutien aux autorités actuelles engagées dans la voie de la souveraineté des Etats membres de l’AES et de l’Afrique toute entière. Le CIRAC est une association apolitique, indépendante et non confessionnelle nigérienne pour l’éveil des consciences, la veille citoyenne et l’engagement pour un meilleur devenir du Niger et de l’Afrique.

Dans cette déclaration, lue par le président du CIRAC, Dr Joachim Diatta, en présence de l’ensemble des membres de l’organisation, le CIRAC a indiqué qu’après une analyse approfondie marquée par des interrogations et des inquiétudes moins réjouissantes comparativement aux décennies antérieures, tant dans le monde qu’au Niger, il ressort que, pour le Niger, la Refondation n’est pas une option mais une nécessité. Elle est indispensable pour rebâtir la nation sur des bases plus saines de justice sociale, de paix retrouvée, de création de richesses dans l’équité, le progrès et le bien-être pour chacun.

Suite à ce constat, le CIRAC invite le CNSP et le gouvernement à poursuivre le combat contre la corruption et l’insécurité, engager les réformes indispensables dans le secteur de l’éducation. Il exhorte également le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) à démontrer sa contribution effective au processus de refondation et l’administration nigérienne à demeurer efficiente et synchronisée. Cela permettra de relancer le processus de refondation sur des bases plus solides et de reconstruire une relation de confiance durable entre les citoyens et les institutions de la République. « La refondation doit nous permettre d’atteindre un niveau de développement et une souveraineté qui ne soit pas déclarative mais effective et qui soit irréversible même avec les pouvoirs successifs, décennie après décennie », a-t-il indiqué.

À l’endroit des frères et sœurs nigériens, le CIRAC souligne que le progrès d’une nation ne peut s’accomplir que par la conjugaison des efforts de trois entités fondamentales : le citoyen, la société et l’État. La mobilisation générale de tous les fils et filles du Niger est nécessaire pour faire face ensemble aux défis multiples, sécuritaires et de développement, qui interpellent l’ensemble des Nigériens. « Il importe de comprendre deux vérités cardinales : une citoyenneté responsable, éveillée et active renforce l’État au lieu de l’affaiblir ; et quelle que soit la bonne volonté d’un État, aucun projet national ne peut réussir durablement sans des citoyens engagés, intègres, solidaires et déterminés », a-t-il dit.

À l’endroit du peuple de l’AES, le CIRAC affirme que l’Alliance des États du Sahel n’est pas un accident de l’histoire. La Confédération des États du Sahel a, sans nul doute, réalisé des progrès notables, non seulement dans le domaine militaire avec la création de la Force unifiée, mais aussi dans les domaines économique et diplomatique. Toutefois, il estime qu’en cette année 2026, l’AES doit s’engager davantage dans l’approfondissement de la Confédération et l’accélération du processus de fédération.

Le CIRAC a rappelé que la colonisation a laissé à l’Afrique un héritage douloureux et profondément assujettissant, des frontières artificielles qui ont entaillé le substrat culturel et historique des peuples ; des États, souvent des micro-États, trop faibles et isolés pour porter un projet de société ambitieux ; des divisions savamment entretenues qui réduisent la capacité collective du continent à peser dans le monde. « Tant que ces frontières héritées de la colonisation continueront de définir nos vies politiques et économiques et d’organiser notre vivre-ensemble, l’Afrique restera balkanisée, morcelée, fragilisée, vulnérable et dépendante », a-t-il expliqué.

Il a enfin noté que la Confédération des États du Sahel, et à terme la Fédération, constitue la meilleure réponse au vestige colonial et à l’ordre néo-colonial qui sévit encore. Elle représente l’acte de décolonisation le plus abouti et montrerait la voie vers une Afrique maîtresse de son destin. « Pour cela, nous serons peut-être ostracisés, combattus et dénigrés, mais nous devons rester fiers et soudés. Le CIRAC travaillera avec d’autres associations similaires de l’espace confédéral pour soutenir les efforts des États en vue de la réalisation de cette haute ambition », a conclu Dr Joachim Diatta.

Assad Hamadou (ONEP)

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