Africa-Press – Niger. Le Comité de gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, conduit par sa présidente, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, s’est rendu, le 17 février 2026, dans les locaux de la Cour des Comptes pour entretenir ses membres sur les missions du fonds. Cette rencontre élargie aux responsables des deux structures qui s’est déroulée sous le regard attentif de la présidente de la Cour des Comptes, Mme Laminou Tchiroma Saadé, a permis aux participants d’envisager des pistes de collaboration afin d’aider le FSSP dans sa mission.
Dans sa présentation, la présidente du Comité de Gestion du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie, Mme Réki Moussa Hassane Djermakoye, a rappelé que l’objectif du FSSP est de participer principalement à la quête de la souveraineté du Niger sur le plan sécuritaire, et plus tard sur la souveraineté économique. Elle a expliqué que les objectifs de la dernière ordonnance s’articulent autour de sept points que sont: la mobilisation des ressources, les financements aux appuis de renforcement de capacité d’intervention des FDS, la prise en charge des populations victimes de déplacements forcés liés à l’insécurité, la prise en charge de la mobilisation sociale des populations dans le cadre des actions citoyennes et l’appui à la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes à travers le financement de projets innovants.
La présidente du comité de gestion du FSSP a déclaré, qu’à ce jour, seulement trois Ministères ont utilisé les ressources du fonds à savoir le Ministère de la Défense, celui en charge de la Sécurité et le Ministère en charge de l’Agriculture. « À cette date, nous sommes à 41,7 milliards. Du 1er janvier 2026 à aujourd’hui, plus de trois milliards sont mobilisés », a-t-elle déclaré.
Dans une brève allocution, Mme Laminou Tchiroma Saadé a expliqué que la Cour des Comptes est la plus haute juridiction du contrôle des finances publiques. C’est ainsi qu’elle s’est réjouie d’accueillir le comité de gestion du Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la Patrie pour une séance de sensibilisation. Pour la présidente de la Cour des Comptes, les échanges ont permis de comprendre les enjeux autour de la création du FSSP, ses objectifs à atteindre ainsi que les défis à relever.
Intervenant à la clôture des échanges, le procureur général près la Cour des Comptes, M. Salifou Kané Hamidou, a invité les participants à se procurer la nouvelle ordonnance sur le FSSP pour mieux comprendre son contenu. « C’est un texte intelligemment écrit, équilibré, avec des objectifs bien précis qui touchent certaines catégories. C’est très important en tant qu’auditeur à la Cour des comptes de maîtriser ce texte-là, de savoir ce qu’il y a dedans », a-t-il exhorté.
M. Salifou Kané Hamidou a invité le comité de gestion du FSSP à travailler dans le respect de la loi. « La Cour des Comptes peut débarquer pour contrôler votre gestion. Cela renforcera votre crédibilité. Donc, le fonds n’est pas à l’abri d’un contrôle de la Cour », a-t-il prévenu. Il serait intéressant, a estimé, M. Salifou Kané Hamidou, de collaborer sur certains volets du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie pour que la Cour puisse l’aider à mieux clarifier sa gestion.
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