Atelier International Sur Les Systèmes D’Alerte Précoce

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Atelier International Sur Les Systèmes D’Alerte Précoce
Atelier International Sur Les Systèmes D’Alerte Précoce

Africa-Press – Niger. Le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, M. Abdoul Kader Moussa, a présidé, ce lundi 20 Avril 2026, la cérémonie d’ouverture d’un atelier International de Formation des Formateurs sur la Connaissance des Risques pour les Systèmes d’Alerte Précoce Multi-Risques (SAP-MR).

C’était à l’hôtel Noom de Niamey, en présence du Directeur Général de la Protection Civile, le colonel Major Bako et la Représentante du Système des Nations Unies, Mme Djanabou Mohondé.

Dans son mot prononcé à cette occasion, le Secrétaire Général Adjoint a indiqué que ‘’le présent atelier de formation des formateurs, consacré au renforcement des capacités des ressources humaines engagées dans la prévention et la gestion des risques de catastrophe, s’inscrit dans la vision de la gouvernance sécuritaire nationale’’.

Pour cela, ‘’il permettra de former des compétences nationales et celles d’autres pays d’Afrique dans la connaissance et l’analyse des risques, d’une part, et, d’autre part, sur l’utilisation des outils et référentiels du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes pertinents à la réduction des risques de catastrophes’’ a-t-il poursuivi, précisant que, ‘’cet atelier a pour objectif fondamental d’assurer la sécurité des populations contre les catastrophes de toute nature à travers des systèmes d’alertes précoces d’ici à 2027, «l’initiative mondiale Alerte précoce pour tous » présente un intérêt majeur pour les plus Hautes Autorités de notre pays’’.

Il a, à cet effet, invité les participants au présent atelier à être attentifs aux enseignements qui seront dispensés et à capter le maximum de connaissances, afin que ‘’vous soyez en mesure de transmettre les connaissances acquises à votre tour. Après tout, c’est l’objectif visé’’.

Selon toujours M. Abdoul Kader Moussa ‘’les variabilités climatiques et les mutations environnementales exposent de plus en plus nos pays à des risques multiples et interconnectés. Parmi ces risques, l’on peut citer les inondations, les sécheresses, les épidémies et les crises alimentaires qui sont autant de menaces qui pèsent sur nos populations et entravent nos efforts de développement’’.

Face à cette réalité, ‘’il ne suffit plus d’aborder les risques de manière isolée, une approche multi-aléas s’impose désormais comme une nécessité stratégique qui permet de mieux comprendre les interactions entre les différents types de risques et d’anticiper leurs effets combinés ou en cascade’’ a-t-il préconisé, soulignant que ‘’c’est dans cette perspective que les systèmes d’alerte précoce jouent un rôle central. Lorsqu’ils sont bien conçus et efficacement mis en œuvre, ces systèmes permettent non seulement de sauver des vies, mais aussi de réduire de manière significative les conséquences directes et les effets induits’’.

Cependant, ‘’l’efficacité de ces systèmes repose avant tout sur la qualité des ressources humaines chargées de les piloter d’où l’intérêt fondamental du présent atelier’’, a-t-il conclu.

Quant au Directeur de la Protection Civile, le Colonel Major Bako, il a soutenu que ‘’face à la recrudescence des catastrophes dans le monde en général et au Niger en particulier, il est capital, pour les services en charge de la gestion des catastrophes de développer des capacités de veille, d’alerte, de préparation, indispensables à l’anticipation des évènements’’, insistant sur la connaissance des risques qui est identifiée comme ‘’une des capacités fondamentales des enseignants et des produits de l’Ecole de la protection civile’’.

En effet, ‘’ la connaissance des risques, couvrant l’analyse des aléas, l’exposition, la vulnérabilité, les impacts potentiels, les pertes et les dommages, ainsi que la gouvernance des données, constitue le pilier 1 de l’Initiative mondiale (alertes précoces pour tous) et du cadre de Sendai’’, a-t­-il rappelé, ajoutant que, ‘’dans le cadre de l’initiative alerte précoce pour tous du Secrétaire Général des Nations-Unies, le Niger est sur la dynamique du renforcement de ses capacités humaines, techniques et matérielles pour un système d’alerte précoce performant en vue de réduire significativement l’impact des aléas sur les enjeux’’.

Dans ce contexte, ‘’ le Gouvernement de la République du Niger, à travers la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), avec l’appui technique du Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophe (UNDRR), organise cet atelier de formation des Formateurs de quatre jours au profit des étudiants en master et des intervenants de l’Ecole Nationale de la Protection Civile, et des acteurs nationaux en charge de la gestion des catastrophes, afin de renforcer durablement leurs capacités et de créer un noyau de formateurs capables de diffuser et institutionnaliser les approches de l’UNDRR sur la connaissance du risque et les SAP multi aléas au Niger et dans les différents pays des nationalités ici présentes’’, a précisé le premier responsable de la protection civile au Niger.

A cet effet, a indiqué CoL-Major Bako, ‘’la formation aura pour cible deux groupes distincts, complémentaires et stratégiques, afin d’assurer un impact à la fois régional et national. Un premier groupe d’ étudiants en master de l’ENPC’’.

‘’Cette approche permettra, d’une part, de constituer un pool régional de formateurs qualifiés en connaissance des risques et des Systèmes d’Alerte Précoce Multi-Aléas (SAP-MA), étant donné que l’école accueille une diversité de stagiaires issus de plusieurs pays africains, et d’autre part, contribuer à la diffusion des outils et des référentiels de l’UNDRR au-delà du Niger et le deuxième groupe est constitué de futurs formateurs autrement dit des acteurs nationaux de la RRC en charge de la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC)’’, a-t-il-fait savoir.

Le col-Major Bako a exhorté tout un chacun, particulièrement les participants, à faire montre d’un engagement sérieux et attentif pour capitaliser les connaissances qui seront enseignées.

‘’Il y va de notre sécurité et de la sécurité de toutes ces populations dont nous avons le devoir ou, plus tôt, la responsabilité de protéger conformément à l’éthique et à la déontologie de notre métier’’ a-t-il rassuré.

Pour la Représentante des Nations Unies, Mme Djanabou Mahondé, ‘’cette formation intervient à un moment particulier et stratégique, le Niger à l’instar des autres pays africains est engagé dans la mise en œuvre de la feuille de route nationale de l’initiative alerte pour tous et ceci est également en parfaite cohérence avec les priorités nationales et les progrès phares conjoints du système des nations unies, du Niger et du gouvernement, notamment ceux liés à la gouvernance, à l’éducation à la sécurité alimentaire et l’emploi des jeunes’’.

‘’La réduction des risques de catastrophes et le renforcement du système sont des leviers transversaux essentiels’’ pour cette initiative qui repose sur 4 piliers fondamentaux que sont la connaissance des risques, la surveillance, la diffusion et la communication des alertes et enfin la capacité de préparation et des réponses’’ a-t-elle détaillé, soulignant que ‘’parmi ces piliers, la connaissance des risques constitue très certainement la base structurante de tout le système car sans une compréhension approfondie des risques, les autres composantes ne peuvent atteindre leur efficacité, et c’est précisément dans cette perspective que cette formation en renforçant les capacités à analyser l’intégrité des données en matière de risque, contribue directement à l’opérationnalisation du premier pilier de la feuille de route sur l’alerte précoce pour tous’’ a-t-elle conclu.

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