Africa-Press – Niger. Le ministre d’État, de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration Territoriale, le Général de Division Mohamed Toumba, a indiqué que la mise en place d’une unité de la Garde nationale, dénommée « escadron polyvalent », contribue efficacement à la lutte contre toutes les formes de criminalité dans le pays.
Dans un entretien bilan à la Télévision nationale (RTN), ce mardi 21 avril 2026, le ministre a clarifié que la présence accrue des forces de la Garde nationale à travers les dispositifs de sécurité contribue à instaurer davantage de calme et de sérénité.
Le général de division Toumba a expliqué que « l’escadron polyvalent de la Garde nationale, récemment déployé notamment à Dogon Kiriya, une zone considérée comme un couloir de passage de l’insécurité transnationale entre plusieurs pays, constitue une stratégie spécifique ».
Selon le ministre, un escadron polyvalent de la Garde nationale est une unité capable d’assurer simultanément plusieurs missions, notamment les opérations de terrain et les enquêtes judiciaires. Cette approche permet de combiner l’action sécuritaire avec la collecte de preuves, grâce à la présence d’officiers de police judiciaire relevant de la Garde nationale.
Le ministre d’État a indiqué que cette organisation répond à une problématique longtemps constatée: des individus interpellés lors d’opérations de sécurité étaient parfois relâchés faute de preuves exploitables par la justice. En intégrant des compétences judiciaires directement sur le terrain, ces unités permettent désormais de documenter les faits de manière rigoureuse et de faciliter les poursuites.
Autonomes et dotés de moyens adaptés, ces escadrons de la Garde nationale peuvent intervenir dans des zones isolées. Toutefois, ils se distinguent des forces spéciales qui sont dans les rangs de la garde ou de la police même si elles sont complémentaires.
Évoquant la stratégie globale, le ministre a insisté sur une montée en puissance des capacités sécuritaires, articulée autour de deux axes majeurs: le renforcement des effectifs et la modernisation des forces.
Pendant longtemps, le déficit en personnel a constitué un défi majeur. Aujourd’hui, des efforts importants sont engagés pour recruter massivement au sein de la Garde nationale, y compris dans des localités jusque-là dépourvues de structures sécuritaires, comme certaines préfectures.
Le recrutement se veut à la fois quantitatif et qualitatif, intégrant désormais des profils spécialisés, notamment dans les domaines technologiques et du renseignement, afin d’adapter les forces de sécurité aux enjeux contemporains.
« L’objectif affiché est clair: répondre à l’urgence sécuritaire tout en construisant une force moderne, professionnelle et capable d’anticiper les nouvelles formes de criminalité », a-t-il souligné.
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