
Africa-Press – Niger. Certes , les États-Unis d’Amérique ont reconnu le coup d’Etat au Niger, ont fait un lobby au sein de la 64ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO afin que la dite institution sous-régionale ouest-africaine, chargée d’intégration économique et monétaire, reconnaisse le coup d’Etat opéré le 26 juillet 2023 au Niger. C’est vraiment une prouesse réalisée des mains de maître par la diplomatie américaine mais une grand camouflet pour les dirigeants de la CEDEAO, incapables de grandir, de s’entendre, de trouver une solution heureuse à l’africaine aux problèmes africains.
La concession que les États-Unis d’Amérique demande au CNSP à savoir de dérouler un chronogramme de la transition politique pour une courte durée afin d’un retour normal au pouvoir constitutionnel, nous paraisse difficilement réalisable, les américains posent un grand dilemme aux autorités légitimes nigériennes.
En effet, les refondations des républiques des pays du Liptako Gourma sont des exigences des peuples souverains d’Afrique.
Le meilleur service que les États-Unis d’Amérique pourraient rendre aux africains, c’est de les accompagner dans la réalisation de leurs rêves qui permettent d’atteindre le développement économique et social.
Un redressement économique, financier et démocratique doit être subordonné à l’organisation des élections générales constitutionnelles démocratiques.
Une très courte transition politique reviendrait à la case départ et à un éternel recommencement, à une mauvaise gouvernance démocratique et économique.
Le peuple souverain du Niger ne peut plus accepter les pillages des ses richesses naturelles par les grandes puissances mondiales en complicité avec certains dirigeants africains et bourgeois compradores, sous prétexte d’une démocratie de façade .
Le Niger étant dans une dynamique d’une alliance des États du Sahel qui a pour objectif de tendre, d’abord vers une confédération des États du Sahel, puis vers une création d’une monnaie commune, ensuite vers une fédération des États du Sahel, en fin de parvenir à la création des États-Unis d’Afrique tant rêvés par les pères fondateurs de l’Union Africaine.
En acceptant de donner une suite favorable à la demande des États-Unis d’Amérique , ce que gagneraient, le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, ( le CNSP) et le peuple nigérien ,vaudrait-il mieux ce qu’ils auraient perdu en sacrifiant une alliance qui lutte contre l’insécurité , qui donne des résultats éclatants et dont les objectifs et les buts poursuivis tendent inexorablement vers la souveraineté monétaire et économique, gage du développement économique et social ?
La nouvelle problématique qui se poserait est la suivante, est-ce que les États-Unis d’Amérique ne seraient-ils pas accusés d’être en mission pour le compte de l’OTAN qui caressait longtemps les vieux rêves de déstabiliser le sahel en particulier et l’Afrique en général, pour des raisons géostratégiques et géopolitiques internationaux ?
L ‘assassinat du guide de la Jamahurya Arabe Lybienne, le Colonel Khadafi, par l’OTAN, participe de cette stratégie.
À notre humble avis, les États-Unis d’Amérique se devraient de bien aider le Niger et les autres États du Sahel à bien explorer cette nouvelle voie, l’Alliance des Etats du Sahel que les peuples souverains du Liptako Gourma ont choisie pour prendre en main leur destin commun après 63 ans d’échec d’une démocratie de façade, d’une démocratie tropicalisée, d’une démocratie de braquages des urnes et des falsifications des résultats électoraux issus des urnes, toujours soutenue par la France et ses partenaires de l’Union Européenne en Afrique.
Le États-Unis d’Amérique ont le devoir et le plus grand intérêt à accompagner les États du Sahel dans la voie qu’ils se sont choisie, plus proche des réalités socio-culturelles et économiques africaines, plus proches des réalités des peuples, ce qui procede de la défendre de la vraie démocratie en Afrique !
Par contre, la voie que veut suggérer les États-Unis d’Amérique à travers les stratagèmes fabriqués au sein de la CEDEAO ne servent pas les intérêts supérieurs des peuples souverains du Liptako Gourma, il s’agit plutôt d’un retour en arrière, d’un éternel recommencement, d’un maintien au stade de servitude monétaire et économique des pays africains.
Les pays européens et ceux membres de l’OTAN, se devraient de comprendre que le monde est aujourd’hui multipolaire, la génération montante des panafricanistes africains comprend bien les enjeux géostratégiques et géopolitiques internationaux qui se dessinent, c’est pourquoi elle ne supporte plus la pesanteur de l’égoïsme.
Les pays européens et les pays membres de l’OTAN se devraient de changer les fusils d’épaule, de bien coopérer avec les pays africains en tenant compte de la volonté des peuples souverains d’Afrique, faute de quoi ils perdront la coopération séculaire avec l’Afrique au profit des pays des BRICS qui sont plus compréhensibles, plus attractifs, plus proches des réalités socio-culturelles africaines.
Le bricolage qui consisterait à amener les pays africains membres de l’Alliance des États du Sahel à abandonner, la mutualisation, des efforts et des moyens pour faire face efficacement aux grands défis qui les assaillent ne peut prospérer.
Les États-Unis d’Amérique ont intérêt à aider , à l’instar de la fédération de la Russie, les Etats du Sahel à bien consolider leur alliance, c’est la voie salvatrice.
Il ne peut y avoir d’autres alternatives porteuses en dehors de l’Alliance des Etats du Sahel, qui a pour objectif la création, d’une monnaie commune, au taux de change flottant , une zone monétaire des États du Sahel en particulier et de l’Afrique en général et une banque centrale des États du Sahel, indépendante et autonome.
Les pays occidentaux ont intérêt à respecter les aspirations des peuples souverains d’Afrique, 63 ans d’esclave monétaire et économique, ça suffit !
L ‘ Afrique est en pleine effervescence, en pleine marche vers le changement qualitatif, nul ne peut arrêter la marche du courant de l’histoire, les États-Unis d’Amérique ont intérêt à bien comprendre que la jeune génération montante des panafricanistes africains ne peut plus accepter les diktats des pays les plus puissants car une solution heureuse alternative s’offre en eux dans ce monde de renouveau multipolaire en plein bouleversements .
Source: tamtaminfo
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